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Patrimoine Culturel et Historique du Canton de Mouy
Histoire de notre Canton
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Les noms de rue du Canton
Article mis en ligne le 29 juin 2014

par Mauricette
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Chaque rue des communes du Canton porte un nom qui nous est souvent devenu familier même si l’on ne sait plus rien du personnage ou du lieu évoqué.


Telle rue du Moulin ou de l’Abattoir ne mène plus depuis des décennies à un moulin ou un abattoir. Tel nom de personnage n’évoque plus rien pour beaucoup d’habitants qui vivent dans la commune depuis de nombreuses années.


Les rues dans notre canton se partagent en deux groupes. Les noms rappelant le lieu ou l’usage de la voie permettant un repérage facile (rue du Cimetière, rue du Château) de l’autre des noms de personnages que l’on a voulu honorer ou faire connaître, et dont on a souhaité perpétuer la mémoire sur le plan local ou national (rue Pillon-Crouzet, rue Charles de Gaulle).


L’utilisation du Thérain comme roue motrice a concentré dans la vallée une population industrieuse qui n’a pas hésité au fil du temps à remplacer les noms traditionnels par des noms de personnes célèbres ou du moins connus de tous. Au contraire les communes rurales ont gardé, dans leur grande majorité, les appellations d’autrefois rappelant l’usage du lieu.


Plus récemment les constructions neuves de nouvelles voies se sont ouvertes et ont pris des noms d’oiseaux, d’arbres, de fleurs, voire d’animaux sans aucun rapport avec la vie des gens et la réalité de l’environnement (exemple : la rue des biches, la rue des mésanges, etc ...).


Dans les villages d’autrefois on parlait plus de chemins que de rue, ce n’est véritablement qu’au XVIIIème et début du XIXème siècle que ces chemins bordés de chaumières plus nombreuses ont été mieux empierrés ou pavés, et ont pris le nom de rues. Le chemin du lavoir est devenu rue du lavoir, le chemin qui mène au village voisin est devenu rue du village voisin. Quand il a été ouvert une rue entièrement nouvelle, elle a été tout simplement dénommée rue neuve, tous les habitants pouvant la reconnaître aussitôt, l’important étant de la repérer puisque la numérotation des habitations n’est apparue que très tardivement au XIXème siècle. Parfois un lieu dit cadastral a donné son nom à la voie qui permettait d’y accéder.


Routes en 1830


Le territoire du canton est parcouru par une route royale et deux routes départementales.


La Route Royale N°16 de Paris à Dunkerque peut à peine être considérée comme dépendant du Canton de Mouy ; elle forme la limite orientale de ce canton ainsi que de la commune de Neuilly-sous-Clermont, sur une longueur de 400 mètres au plus. Cette route large de 23 mètres y compris les fossés a une chaussée de 5 mètres en pavé de grès. Elle est plantée de pommiers des deux côtés.


La route départementale N°7 de Noailles à Catenoy traverse le canton de l’ouest à est. Elle y pénètre entre le territoire de Heilles et celui du canton de Noailles jusqu’à l’origine du vallon de Bruiles ; elle se dirige ensuite jusqu’à la ville de Mouy, qu’elle traverse par les rues pavées d’en haut et d’en bas pour passer le Thérain et arriver au village d’Angy, au-delà duquel elle n’est pas encore construite. Longueur totale dans cette première section 6 460 mètres. Largeur : 8 mètres entre les fossés. Elle était route royale, sous le nom de route de Noailles à Mouy par Mouchy-le-Chatel avant le classement opéré par l’exécution du décret du 16 décembre 1811. Elle fut projetée vers 1760 à l’époque où la maison de Noailles obtint le changement du grand chemin de Paris à Beauvais et l’abandon de la direction par Tillart. Elle fut achevée vers 1808. La chaussée d’empierrement était de 8,30 mètres de large. Elle est plantée de jeunes pommiers en dehors des fossés.


La traverse de Mouy comprend un développement de 560 mètres et elle est établie en pavé de grès moyen. Le reste de la route connu sous le nom de Chaussée d’Angy est en pavé de pierres brutes tendres ; cette partie est bordée de peupliers.


La route départementale N°14 de Clermont à Beaumont sur Oise pénètre le canton en séparant le territoire d’Auvillers et celui d’Agnetz. la section de Clermont à Angy est construite en cailloutis sur une largeur de 12 mètres, y compris les fossés. Elle est plantée de pommiers, de cerisiers et d’ormes sur les deux côtés. elle fut élevée au rang de route départementale en 1826 et sa construction a été terminée en 1831. elle quitte la route de Noailles dans Mouy même, traverse la place du marché, suit dans leur longueur les rues de Chantereine et de Fourneau jusqu’à l’extrémité du canton. Elle est pavée dans cette traverse dont le développement est de 1760 mètres.


Chemins en 1830


Les chemins communaux au nombre de 44 forment un ensemble de 75.110 mètres.


Les chemins sont en assez bon état.


Les plus importants sont :


1/L’ancien chemin de Beauvais à Mello par Saint Claude, Bury, Moineau, Angy, Hondainville, Saint Félix.


2/ L’ancienne grande route de Paris, elle vient de Montataire, passe dans le haut de Rousseloy, Cambronne, Auvillers et Clermont.


3/ L’ancien chemin de Mello à Clermont, , traversant le vallon de Rousseloy, passant entre Saint Claude et Flandre, ensuite dans la plaine de Damasselieu, à l’ouest de Cambronne et à Auvillers, où il rejoint le chemin qui précède.


4/Le chemin de Mouy à Chateaurouge passant devant la ferme de Janville. 


5/L’ancien chemin d’Angy à Clermont par le moulin d’Hondainville, le vallon de Lombardie, la longue côte et le Plessier-Billebaut au dessous duquel il se confond avec la route départementale de Clermont à Beaumont.


A


Abattoir (R. de l’) Mo.


Abreuvoir (Impasse de l’) Mo. 


Acacia (R. de l’) Bu.


Anciennement Chemin du vivier.


Albert Martin (R.) Bu.


(1815-1895) Avant le 6-06-1895, c’était la Rue des Juifs et sans aucun doute la rue principale de la localité. Albert Martin dit « l’ouvrier Albert » était né à Bury, fils d’un cultivateur.


Il apprit le métier de mécanicien et à 15 ans part faire son tour de France. revenu habiter Paris, il est nommé membre du gouvernement provisoire en 1848, puis élu par le Département de la Seine ; député à l’Assemblée Constituante, il fut arrêté avec Barbès comme complice de l’attentat du 15 mai contre cette assemblée. On le condamna à la détention perpétuelle.


après avoir été enfermé à Doullens, Belle Isle, Tours, il fut gracié par Napoléon III en 1859. En 1870, le gouvernement de la défense nationale le nomma Membre de la commission des barricades, puis il disparut de la vie politique et se retira à Mello où il est décédé. Il contribua en 1840 à la fondation du journal « l’Atelier ».


André Briot (R.) Mo.


André Briot (1886-1969) fut maire de Mouy de 1961 à 1965.



Ansacq (R. d) Ne. 


Angy (R. d’) Th.


Arcy


Lécart d’Arcy qu’on appelait la maison dHarsy est située entre Saint Epin et Dury Saint Claude sur la rivière du Thérain. Ce domaine était jadis propriété de l’abbaye de Saint Lucien de Beauvais. Il devint propriété privée après la Révolution.


Aristide Briand (R.) An. Bu. (1862-1932) anciennement Rue de Beauvais à Angy, elle prit ce nom en 1937. 11 était journaliste, avocat, Député. Secrétaire de parti socialiste S.F.I.O. Il fut rapporteur de la loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905. Il fut 23 fois Ministre, 11 fois Président du Conseil. Le Prix Nobel de la Paix lui fut décerné en 1926.


Aristide Briand (Impasse) Ang. 


ARS : hameau de Cambronne


Auguste Baudon Mo.


Rue ancienne appelée rue pavée d’en Haut au XVII e siècle, rue de Clermont au XIXème, elle prend le nom Auguste Baudon en 1905 pour honorer le nom de la famille Baudon : François Baudon, Docteur en Médecine, fut Maire de Mouy de 1846 à 1851. Son fils Auguste Baudon, Docteur en médecine, fut membre du Conseil Municipal et écrivit des ouvrages sur lhistoire de Mou y, notamment sur la période révolutionnaire. Théodore Baudon, fils d’Auguste, Docteur en Médecine fut Maire de Mouy de 1889 à 1900. En créant des cantines scolaires et une école primaire supérieure de filles, il fut à la pointe de la politique scolaire de l’époque. Il devint député Radical Socialiste de l’Oise au début du XX’"’ siècle.


Auguste Tincq Mo.


Né le 14 avril 1878 à Annœullin (nord), marchand ambulant de couvertures, arrêté pour ses opinions il devait décéder le 13 janvier 1942 au camp de sûreté nationale de St Sulpice dans le Tarn.


AUVILLERS :


hameau de Neuilly sous Clermont


B



Bastard (Ruelle) Mo.


Avec ou sans d, il s’agit d’un des nombreux chemins qui reliaient les habitations de l’agglomération aux coteaux voisins.


Beatrix Tassin (R.) Ang.


Ancienne Rue du Plaidoyer, elle était devenue la rue André Marty le 4-02-37, mais le Conseil Municipal modifia le nom de la rue le 4-05-37. Madame Tassin était une institutrice honoraire qui avait fait un don de 3000 frs dont les intérêts devaient servir à l’achat de vêtements pour les enfants nécessiteux. Elle est décédée le 1-03-29.


Beauvais (R. de) Bu. Ho. 


Bellevue (R. de) Ca.


Berceau (Boulevard) Mo.


Nom donné en 1907 à une partie du Boulevard Surville. Grégoire Berceau avait donné de l’argent à l’hospice et au bureau de bienfaisance.


Bergeries (R. des) Ne. 


Bertrand (R.) Ans.


Biches (R. des) Ne. 


Blancs (Impasse des) Ro. 


Bleuets (R. des) Ne.


BOISICOURT Bu.


Boisicourt était en 1873 un écart de huit maisons. Au XVle1"e siècle, Boisicourt était la propriété du Chapitre de l’église collégiale de Notre Dame du Chastel de Beauvais.


Au-delà de ce hameau on voit celui de BRIVOIS composé aussi de sept à huit maisons de la même époque.


Bois Petit (R.) Mo.


Bouillons (cavée des) Ro. 


Probablement dû à l’endroit où sourdent les sources. C’est l’emplacement du forage qui alimente la commune en eau potable.


Bouvreuils (sente des) Ne. 


BUTTEAUX : hameau de Hondainville


Bruilles


Formé de huit maisons, au sud de St Jean du Vivier, était une seigneurie distincte de Mouy.


C 


Cambronne les Clermont (R. de) Ca. Ne.



Cantrel (Place) Mo.


Appelée Place du Marché jusquen 1901. Cantrel était Docteur en Médecine, il fut conseiller municipal de 1855 à sa mort et fit fonction de Maire de 1875 à 1878. Lorsquil meurt en 1900, la Municipalité décide de donner son nom à la place du Marché pour glorifier sa bonté et son dévouement.


Cannettecourt (R.) Ne. 


Carrières (R. des) Ca.


Cassini (Place, R.) Th. Mo.


Famille d’astronomes et de géodésiens français d’origine italienne installée à Thury en 1719. Jean Dominique 1er (1625-1712) naquit à Pernialdo, Comté de Nice et mourut à Paris. Il reçut de Louis XIV la direction de l’observatoire de Paris qu’il venait de fonder (1672). II laissa de nombreux mémoires sur Vénus, Mars, Jupiter et découvrit deux satellites de saturne (Académicien des sciences en 1669). Son fils Jacques, dit Cassini Il est né à Paris en 1677. Il mourut à Thury en 1756. Il étudia surtout la figure de la Terre (Académicien des Sciences en 1699). César François Cassini dit Cassini III est né à Thury en 1714 et meurt à Paris en 1784, fils du précédent. Il contribua avec La Caille à la vérification de la méridienne de la France. Il leva une carte du royaume appelée Carte de cassini, à l’échelle d’une ligne pour 100 toises (1/86400) qui devait servir de modèle à la carte d’état major et dirigea l’Observatoire de Paris (Académicien des sciences en 1735). Le fils du précédent, Dominique Comte de Cassini, dit Cassini IV naquit à Paris en 1748 et mourut à Thury en 1845. Il termina la grande carte de France et succéda à son père à la direction de l’Observatoire de Paris (Académicien des Sciences en 1770).


Caves (R. des) Mo.


Cayeux Mo.


En 1826, Léger Nicolas Cayeux, fabricant de draps et propriétaire lègue par testament à la commune de Mou y, le terrain nécessaire pour l’ouverture d’une rue destinée à fournir à la ville une communication directe de la rue Chantereine (Gambetta) à celle des Gourgouchons (Léon Bohard).


Chanvrières (R. des) He.


Chapelle (R. de la) Th. Charles de Gaulle (R.) Mo. Voir Général de Gaulle


Château Vert (R.) Bu. Ho.


II s’agirait d’un château fortifié, près de la ferme, au bord du ruisseau Lombardie et au nord du village. Il fut occupé par les ligueurs.


Monsieur Warmé écrit : de la grande voie publique qui sert de communication entre Bury et St Claude passant par Lombardie ; St Epin et Arcy, au lieu qui s’appelle le Château Vert, il y a à peine une distance de deux cents mètres. On y arrive par un chemin étroit tournant et montueux et quune croix semble indiquer, conduisant à la crête d’un coteau couvert de bois. On y trouve sur ce point trois maisons qui ne ressemblent sous aucun rapport à un ancien château.


Chauffour (R.) Ne. Rue du four à chaux


Chefduval (R. du) Ne.


Tête de la vallée au-dessus de Neuilly en venant de Cambronne.


Chemin du Calvaire Ho. 


Chemin Vert (du) Ho. 


Chèvrefeuilles (R. des) Ne. 


Chevreuils (R. des) Ne. 


Cimetière (R. du) Mo. 


Claverie (Impasse) Mo. 


Clairière (Impasse) Ho.


Cloître (Passage du) Mo.


Relie la rue J. Corroyer à l’impasse de l’église, le nom a été retrouvé sur une adresse des archives.


Clermont (R. de) Ca. Ang. Ne. Ro. 


Closeaux (R. des) Ang.


Closeaux (ou Closerie) était une petite propriété foncière entourée de murs ou de haies et possédant une maison d’habitation. On peut penser que dans cette rue les habitations avaient des jardins clos. 


Clos St Pierre (R. du) Ans.


Cochon (Chemin) Ne. Coincourt (R. de) Mo.


COINCOURT : hameau de Mouy 


C’était comme Fourneau un hameau de Mouy dont les maisons étaient construites le long d’une rue principale.


Commanderie (R. de) Ne.


En rapport avec la commanderie des Templiers de Neuilly sous Clermont.


Constantine (R.) An.


Coquelicots (Avenue et rue) Ne. et Ang. Ne.


Coquetiers (Chemin des) Ne. Cornillaux (les) Ne.


Courcelles (R. de) Ne.


Diminutif de cour, lieu d’origine d’un ancien fief.


Coutance (R. de) Ne.


Couvent de ARS (R. du) Ca. 


Croix Blanche (sente de) Mo. (et ferme) Ne.


Croix des comptes (R. de la) Ang. 


Il existait un calvaire à côté d’un chêne (avant 1940).


Croix du Chêne (R. de) He. 


Croix Dupont (Chemin) Ro. 


Croix Hubert (R. de la) st Fe.


D


Danton (R.) Bu.


(1759-1794) Elle s’appelait la Cavée du Déluge, point culminant de Bury.


Georges Jacques Danton est né à arles-sur-Aube. Avocat au Conseil du Roi jusqu’en 1791, fondateur du Club des Cordeliers, ministre de la justice après le 10 août, orateur puissant et impétueux, il siégea à la montagne et fut le principal organisateur de la défense nationale. Membre du comité de salut public, il en fut éliminé en 1793. Il réclama la fin du régime de la Terreur et entreprit des négociations secrètes avec l’ennemi. Accusé de tiédeur par Robespierre, il fut guillotiné.


Dieu de Pitié (R. du) He.


Elle menait à une chapelle connue sous le nom de Dieu de Pitié. Située sur le point le plus élevé du village tenant au parc du château de Monchy.


Docteur Avinin (Place du) Mo.


Place ancienne qui porta plusieurs noms : Place du Château, Place du jeu de paume, Place Dauphine, (la Dauphine vint à Mouy en 1827), Place de l’Hôtel de Ville. Elle prend le nom de Place du Docteur Avinin en 1952 en témoignage reconnaissant de la ville.


Jean-Léopold Avinin (1885-1951)


Docteur Roux (R. du) Bu. 


Anciennement Cavée Jean Rose. Émile Roux, médecin, disciple de Pasteur est né à Confolens. Inventeur du traitement de la diphtérie par le sérum du cheval. II est l’auteur de travaux sur les toxines.


19 Mars 1962 (R. du) Ma. 


Conférence à Evian entre les représentants de la France et du FLN, qui aboutit au cesser le feu en Algérie.


DEPOILLEUX :


hameau de Cambronne


E



Écoles (R. des) Mo.


Église (Impasse et rues) Mo. Ans. Ca. He. Ne. Ho.


ÉGYPTE : hameau


Il comptait une centaine d’habitants et se situait entre Angy et Mouy. Une fraction devait être réunie à Mouy.


Émile Combes (R.) Bu.


(1835-1921) Homme politique français, né à Rocquecombe. Président du Conseil de 1902 à 1905. Il pratiqua une politique résolument anticléricale (expulsion des congrégations religieuses) et proposa la loi de séparation de l’Église et de l’État.


Jusqu’en 1937, elle s’appelait Rue du Bas.


Émile Frémont (R.) Ang.


Ancienne place de l’Église. Monsieur Frémont a fait un legs de 10 300F.


Émile Zola (R.) Bu.


Anciennement la rue des Prêtres, en bas de l’église. C’est dans cette rue qu’il y avait le presbytère.


Émile Zola (1840-1920) est un écrivain né à Paris. Chef de l’école naturaliste, il voulut appliquer à la description des faits humains la rigueur scientifique. Accordant une importance capitale aux déterminations matérielles des passions humaines, il entreprit une grande œuvre cyclique reposant sur son expérience vécue et sur une minutieuse enquête préalable : les Rougon-Macquart, (histoire naturelle et sociale d’une famille sous le second Empire (1871-1893)). Attiré par les théories socialistes, puis évoluant vers une vision messianique de l’avenir humain (les Quatre Évangiles 1899-1903), il prit violemment parti dans les luttes politiques (J’accuse, 1898). Il est également l’auteur d’importants ouvrages de critique d’art (Édouard Manet, 1867) et de critique littéraire (le Roman Expérimental, 1880).


Escoutures (Lotissement) Ho.


En Bas (R. d’) Th.


En Haut (R. d) Th. Ans.


Étendoirs (Ruelles) Mo.


Il s’agit des endroits utilisés pour étendre les pièces de drap nouvellement fabriquées par les tisserands du début du XIXème siècle.


Étangs (R. des) st Fe


Un marais d’environ 20 ha, propriété de la commune, vient d’un don du Cardinal Chollet, abbé de St Lucien et seigneur de St Félix au 13éme siècle.


Eugène Moreau (R.) Mo.


Rue récente qui date du XXème siècle. En 1935, ce nom est donné à une Rue Nouvelle en mémoire d’Eugène Moreau, industriel à Mouy, co-fondateur avec Gaston Raboisson de l’association « A chacun sa maison ».


F


Fauvettes (R. des) Bu.


Fay sous Bois (R. et chemin de) St Fe.


Ferdinand Buisson (R. de) Bu. Anciennement rue principale.


Monsieur Buisson (1841-1932) Pédagogue et homme politique était né à Paris. Collaborateur de Jules Ferry dans l’organisation de l’enseignement public. Il fut au moment de l’affaire Dreyfus, l’un des fondateurs de la ligue des Droits de lHomme. Député de 1902 à 1924, il défendit la laïcité. Le Prix Nobel de la Paix lui a été décerné en 1927. Il est décédé à Thieuloy St Antoine dans l’Oise.


FILERVAL : hameau de Thury


Fleurs (R. des) Mo.


Folemprise (Chemin de) Ro. 


Folemprise est un écart sur la colline à l’Ouest de Flandre.


L’exploitation agricole d’aujourd’hui, aurait été autrefois un relais de poste et Jeanne d’Arc (la folle entreprise) aurait fait un arrêt lors de son transfert de Compiègne à Rouen. Peut-être aussi une référence à la Jacquerie (la Folle Entreprise des Jacques).


Fonds (Impasse des) Ro. 


Forêt (R. de la) Ho.


Franche (R.) Ans.


Frédéric Guillaume (R.) Mo.


Né le 4 août 1886 à Mouy, arrêté pour ses opinions il décède le 18 décembre 1944 à Neuengamme (Allemagne).


G


Gadru (Passage)


Gambetta (R.) Bu. Mo.



Anciennement Rues des Princes. Les Princes de Conti y possédaient une propriété. A Bury une potence était installée dans cette rue. A Mouy elle remplace la rue Chantereine.


Léon Gambetta (1838-1882) était né à Cahors. Avocat et homme politique, député de Paris en 1869, Ministre de l’Intérieur et de la guerre dans le Gouvernement de la Défense Nationale (8 septembre 1870) il sefforça dorganiser la résistance en province quittant Paris assiégé en ballon pour se poser dans l’Oise à Épineuse. Député de l’Assemblée Nationale, il devint le chef de l’Union Républicaine. Il fut Président de la Chambre en 1879 et Président de Conseil de 1881 à 1882.


 


 



Gare (R. de la) He. Mo.


Gaston Fournival (R.) Mo.


Né le 13 octobre 1919 à Mouy, marié, trois enfants. Tué le 27 juin 1944 à Filerval. Membre du maquis.


Gaston Raboisson (R.) Mo.


Charles Gaston Raboisson était à né à Mouy le 5 mars 1861. Il était journaliste. Il vécut dans la villa St Charles et décéda le 31 janvier 1949. Il était célibataire. On lui doit de nombreuses donations. Il fut aussi l’instigateur avec Eugène Moreau de la première société de HLM à Mouy, créée en 1930 et dont le caractère social est révélé par la dénomination « A chacun sa maison ». C’est ainsi que furent bâties les habitations rue Eugène Moreau, rue Gaston Raboisson, Boulevard Surville et rue de Heilles.


Général de Gaulle (Place du) Bu. Anciennement place de l’Église.


Charles de Gaulle (1890-1970) né à Lille commandait une division cuirassée à la fin de la campagne de France (1940). Il prit à Londres, lors de l’armistice de 1940 la tête de la résistance française à l’Allemagne. Chef du gouvernement provisoire à Alger, puis à Paris (1944-1946). Il abandonna le pouvoir et fonda le Rassemblement du peuple français (1947) puis se retira de la vie politique en 1953. Revenu au pouvoir à la suite des événements d’Algérie (mai 1958) il fit approuver par référendum une nouvelle constitution et devint Président de la Vème République en 1959. Réélu à la Présidence en 1965 (au suffrage universel), il démissionna en 1969 à la suite du rejet par référendum d’un projet de loi sur la régionalisation et la réforme du Sénat. Il se retira dans sa propriété de Colombey les Deux Églises où il est décédé.


Général Leclerc (Place du) Mo. 


Primitivement rue de Fourneau, puis rue de Paris jusqu’au lendemain de la seconde guerre mondiale.


Philippe de Hauteclocque dit Leclerc (1902-1947) né à Belloy St Léonard dans la Somme. Rallié à De Gaulle, il se distingua, en qualité de Général au Tchad, en Lybie et en Tunisie (1940-1943). Il débarqua en Normandie en 1944 et entra à Paris à la tête de la 2ème division blindée. Il commanda en Indochine en 1945. Inspecteur des troupes d’Afrique du Nord. Il périt dans un accident d’avion. Maréchal à titre posthume en 1952.


Gillet (R.) Th.


Godin (passage) He. 


Guerre (Chemin) Ca. 


Grand Cerf (R. du) Ne. 


Grande Rue Ans. Ne. 


Grenouillère (Chemin de la) Mo.


++++


H


Haut de Flandre (Chemin du) Ro. 


Le hameau de Flandre est situé entre Rousseloy et Martincourt. ce chemin surplombe le hameau.


Heilles (R. de) st Fe. Mo.


Henri Barbusse (Place) An. Bu. 


Ancienne place communale dAngy, elle prit ce nom en 1937. Ancienne rue des Essarts à Bury (un essart est une terre défrichée). Henri Barbusse (1873-1935) Romancier français auteur du « Feu », œuvre réaliste sur la vie des anciens combattants de la première guerre mondiale. Le Prix Goncourt lui fut décerné en 1916.


Henri Dunant Mo.


(1828-1910) philanthrope suisse né à Genève, principal fondateur de la Croix Rouge (Prix Nobel en 1901).


Herman Fortin He.


Émile Herman Fortin était ingénieur. Avec son frère Adolphe il s’occupa de constructions d’appareils de précision et se spécialisa aussi dans des techniques d’irrigation. Il a exécuté le médaillon en bronze que l’on trouve sur la plaque commémorative en souvenir de son grand père. Il vécut la fin de ses jours au Domaine de Raux, commune de Brinon sur Souldre (Cher) où il est décédé en 1908. II est enterré à Heilles.


Hirondelles (R. des) Bu.


Hôtel-Dieu (R. de l’) St Fe


8 Mai 1945 (R. du) Mo.


C’est à Reims que la Wehrmacht signa sa capitulation dans la nuit du 7 mai 1945 mettant fin à la seconde guerre mondiale.



Herminie : cité


La cité Herminie est un bâtiment en briques en forme de carré ouvert sur un côté. Une cour centrale plantée de gazon est fermée par une grille. Constituée de 23 logements de l’usine Collard la cité fut édifiée durant les années 1880. Cette construction fait partie des réalisations faites à l’époque en direction du monde ouvrier pour venir en aide à des familles vivant dans des conditions de logement déplorable. Dédiée à Herminie Collard (épouse de M. Charles Claude Collard) elle reste connue sous la dénomination de Cité Herminie.


J


Janville (R.) Mo.


JANVILLE : domaine


Ce domaine était considéré comme un fief dominant, c’est à dire noble. II avait une chapelle sous l’invocation de St Jacques. En 1873, il y avait neuf maisons particulières.


Jardins (R. des) He. Mo.


Jean Corroyer (R.) Mo.


Le 6 août 1944, à Clermont, recherché par des agents de la gestapo. Prévenu quelques instants avant leur arrivée, Il s’échappe par les toits des maisons voisines et redescend dans la rue. II est abattu par les nazis. Sa femme Léonie et son fils Guy mourront en Allemagne. Ancien officier de marine, il était avant la guerre commerçant place Cantrel à Mouy.


Jean Depaule (R.) Mo.


II fut Maire de Mouy de 1871 à 1873.


Jean-Jacques Rousseau (R.) Bu. 


Anciennement Rue du Moulin (un moulin activait une petite filature).


Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) Écrivain de langue française né à Genève. Livré à lui même durant son enfance, sans mère, abandonné par son père, il poursuit son éducation au hasard des circonstances. Accueilli par Madame de Warens puis précepteur chez monsieur de Mably, il invente un système de notation musicale et se fait connaître comme compositeur dopéra (les Muses Galantes). Il devient brusquement célèbre lorsque l’Académie de Dijon couronne son Discours sur les sciences et les arts (1750). Esprit systématique et caractère passionné, Rousseau se fixe une doctrine dont il tire toutes les conséquences : l’homme est naturellement bon, mais la société a corrompu cette bonté, et il faut, autant que possible, faire retour à la vertu primitive. Il en résulte chez J.-J. Rousseau un vif sentiment de la nature et un goût de la solitude qui ne fera que saccroître. Il se croira persécuté par tout le monde. Au milieu des brouilles, des poursuites, des accusations, il donne ses œuvres principales qui ne paraîtront qu’après sa mort. Rousseau a renouvelé les idées en politique et en éducation, créé des thèmes en littérature, préparé les grands changements politiques de la Révolution et l’avènement du romantisme.


Jean Jaurès (R.) An. Bu. Mo. 


Anciennement rue de Bury, elle prit ce nom lors d’une réunion du Conseil Municipal le 04-02-1937.


Jean Jaurès (1859-1914) Homme politique né à Castres. Grand orateur, député de Carmaux, Dreyfusard, il fut l’un des chefs de file du socialisme français (1901) ; opposé au parti socialiste de France de Guesde et Vaillant. Fondateur du journal l’Humanité (1904), il participa en 1905 à la création du parti socialiste SFIO qui consacra l’union des forces sociales françaises. Pacifiste ardent, il fut assassiné le 31 juillet 1914. II a dirigé une Histoire Socialiste (1789-1900) et (1901-1908).


Jean Moulin (Square) Mo. (1899-1943) 


Patriote né à Béziers. Fondateur du Conseil National de la Résistance, arrêté et torturé, il mourut au cours de son transfert en Allemagne. Il a été inhumé au panthéon en 1965.


Jean-Paul Sartre (Place) Ro. (1905-1980) 


Pendant la guerre 1939-1945, avec Simone de Beauvoir son épouse, ils ont habité quelques temps chez Monsieur Michel Détrée. Philosophe, écrivain, normalien, professeur agrégé de philosophie, il refusa le prix Nobel de littérature qui lui avait été décerné en 1964.


Jonquilles (Ruelle des) Mo.


Jules Ferry (Rue et Place) Mo. et Bu. 


Anciennement Place de la Mairie.


Jules Ferry (1832-1893) Homme d’état né à Saint Dié. II fut Ministre de l’instruction publique. Il proclama la laïcité, la gratuité et l’obligation de l’enseignement primaire. Ministre des affaires étrangères, il favorisa lexpansion coloniale française en Tunisie, au Congo et au Tonkin.


L


Landi (Impasse) He. 


Lavoir (R. du) Th. 


Lauriers (R. du) Ne.


Ledru Rollin (R.) Bu.


Anciennement cette rue s’appelait la ficelle. Alexandre Auguste Rollin dit Ledru (1807-1874) était avocat et homme politique, il fut ministre de l’intérieur du gouvernement provisoire de 1848. Il fut un des promoteurs du suffrage universel.


Léon Bohard (R.) Mo.


Rue ancienne appelée rue des Gourgouchons jusqu’en 1897, date à laquelle elle prend son nom actuel.


Léon Bohard, horloger, membre du conseil Municipal, légua toute sa fortune à l’hospice de Mouy et au bureau de bienfaisance.


Leu (R.) Ca. 


Liancourt (R. de) Ca. 


Lierre (R. du) Ne.


LIERVAL : hameau de Neuilly 


C’était un hameau de six maisons situé à mi-côte entre Auvillers et Neuilly.


Lilas (R. des) Ne.


Logette Mo.


Louis Derebergue (R.) Ang. 


Ancienne rue Andine, elle prit son nom actuel par décision du Conseil Municipal le 25-08-1937.


Monsieur Derebergue fut maire pendant 27 ans et plus particulièrement pendant la première guerre mondiale.



M


Madame de Bauchy (R.) Mo.


Ancien chemin menant à Noailles appelée rue Saint Laurent jusquen 1898, date laquelle elle prend le nom de Madame De Bauchy qui avait sa maison dans cette rue. En 1873, Madame De Bauchy fait un legs à la commune de Mou y. Elle donne une rente perpétuelle de 300 F. Cette rente est attribuée annuellement à la jeune fille la plus vertueuse de la commune appelée : la Rosière.


Madame Duvivier (R.) Bu.


Née Lefèvre. Cette rue a été baptisée le 23 août 1909 par le conseil municipal en remerciement de dons fait à la commune et pour la construction de lancienne pompe du cimetière en 1905.


Madeleine (Ruelle) Mo.


Maire (Rue, impasse) Ang. 


Mairie (R. de la) Ho.


Maladrerie (R. de la) st Fe.


Après les premières croisades en Égypte, Saint Félix a une Maladrerie où l’on accueillait les lépreux (vers Hermes).


Mainelieu (R.) Th.


Marais (R.) He. Mo.


Marais de Feu (R. du) st Fe. 


Mare des Cannes (R.) Ne.


Markam (Allée) Mo.


Allée Markam : Il y avait à Mouy en 1873, une avenue qui se trouvait dans le bois dit du Veil, la tradition veut que le bois fut dans le XVIII siècle la propriété d’un anglais du nom de Markam.


Marguerites (R. des) Ne.


Marie Curie (R.) Bu.


Marie Curie (1867-1934). Née Marie Sklodowska à Varsovie elle s’intéressa à la radioactivité dès la découverte d’Henri Bequerel et fit participer son mari à ses travaux. Elle fut la première femme nommée professeur à la Sorbonne et créa l’Institut du Radium. (Prix Nobel de physique en 1903 - Prix Nobel de chimie en 1911)


Martinets (R. des) Bu. 


Maupin (Cavée) Mo. 


Mello (R. de) Ro.


MERARD : hameau de Mérard


Le Hameau de Mérard qui dépend maintenant de la commune de Bury faisait partie croit-on dans les temps reculés de la commune d’Angy (selon Warme).


Merles (R. des) Bu. 


Mésanges (R. des) Bu.


MOINEAU : Quartier de Bury 


Maintenant quartier de Bury voisin d’Angy. En 1835 c’était un hameau d’Angy de 40 feux.


Monts (Impasse) Ro.


MOUCHY LA VILLE : hameau de Heilles


Ne pas confondre avec Mouchy le Châtel qui est une commune du canton de Noailles.


Moulin (R. du) Ho. St Fe. 


Moulin d’Ars (Impasse) Ca.


Mouy


Graves nous rapporte qu’en 1835, la ville de Mouy est formée d’un certain nombre d’habitations agglomérées sur les deux rives du Thérain et de quelques rues de constructions récentes situées sur le côté méridionale de la vallée. Sa plus grande étendue de l’est à l’ouest n’est guère que de 600m. Tandis que la perpendiculaire à celle-ci n’est au moins de 1.400 m qu’à la vérité ne représente qu’une seule rue. Cette rue la plus importante de toutes est un ancien hameau nommé Fourneau que des habitations intermédiaires ont réuni au corps de ville, il forme une ligne droite de plus de 1.200 m. Les rues pavées d’en haut et pavées d’en bas établissent la communication d’un côté de la vallée à l’autre. Il y a une vingtaine d’autres rues ou ruelles dont les principales sont celles dites Saint Laurent, du Nœud, de Chantereine, des Gourgouchons, Maupin, Cayeux, Surville et le Quai des Foulons. Ces voies sont pour la plupart étroites, sinueuses et mal alignées. II y a cieux places principales, celle du marché, de figures très irrégulières où était autrefois une halle et la place du château ou de l’Hôtel de Ville nommée pendant quelque temps Dauphine. Nouvellement rétabli, elle forme un carré long, régulier, garnis de plantations, terminée au midi par la maison de ville. Toutes les rues sont pavées, les maisons sont pour la plupart des maisons modernes et élégantes. Il y a aussi quelques édifices en bois dans le voisinage de la rivière.


Morts (Cavée des)


Passage obligé quand on transportait les morts de la commanderie au cimetière de Cambronne.


Muguet (R. du) Ne. 


Myosotis (R. des) Ne.


N


Neuilly (R. de) Ca.


Neuville en Hez Th.


Nénuphars (R. des) Ne.


Neuve (R.) Ne. Th.


Rue NEUVE, anciennement rue du Marais. 


Niclette (R.) Ne.


Aurait une relation avec St Nicolas.


Nicolas Fortin (R.) He.


Nicolas Fortin. Son père était terrassier, sa mère née Marie Pillon le mit au monde à Mouchy la Ville en 1740. Les moines de St Jean frappés par la vivacité de son esprit l’envoyèrent étudier chez les Genovefains connus sous le nom de Chanoines réguliers de la congrégation de France. Leur abbaye était sur la montagne Sainte Genevièvre dont les bâtiments ont été affectés en 1802 au lycée Henri IV. Célèbre surtout par l’invention du baromètre à mercure transportable qui porte son nom, il a perfectionné de nombreux appareils de : physique, horloges, balances, pompes à vide, déclinatoire, etc... On lui doit aussi une réduction au tiers de l’Atlas de Flamsteed (1776). En 1784, il se fixa à Cagneux dont il fut Maire pendant la Révolution. Mécanicien, physicien et ingénieur, il était chevalier de la légion d’honneur et membre du bureau des longitudes. Il est décédé à Bagneux en 1817, le retour de ses cendres au cimetière de Heilles en 1901 a fait l’objet d’une cérémonie. Les habitants de Heilles ont en 1902 élevés un monument à sa mémoire. L’inauguration eut lieu le 9 mars, elle fit suivi de la pause le même jour à Mouchy la Ville d’une plaque sous la présidence du docteur Baudon, conseiller général du canton de Mou y, député de l’arrondissement de Beauvais, assisté de sous-préfet et de Monsieur Rendu, député de l’arrondissement de Clermont. La présence d’une assistance évaluée à 2.000 personnes.


Noailles (R. de) Mo.


Noël Ruffier (R.) Bu.


Noël Ruffier : né le 27 octobre 1924 à Bury, célibataire, ajusteur, tué le 27 août 1944 à Chateaurouge. Admirable entraîneur d’hommes, chef de très grande valeur, tacticien et tireur émérite, un modèle de courage pour ses soldats dans ses 22 actions contre l’ennemi remplies avec succès.


Nœud (R. de) Mo. 



O


Œillets (R. des) Ne. 


Onze Novembre 1918 (avenue du) Mo


C’est à Rethondes dans la forêt de Compiègne que fut signé larmistice mettant fin à la première guerre mondiale.


P


Palais Blanc (R. du) st Fe.


On trouvait au siècle dernier beaucoup de fondation au lieu dit le Palais Blanc sur le chemin d’Hondainville près d’un hameau nommé Corroy. Ce sont les restes d’un château qui appartient au Cardinal Chollet.


Pâquerettes (R. des) Ne.


Parmentier (R.) Mo.


Nom donné en 1898 à la rue Neuve des Gourgouchons, Thérèse Parmentier avait fait don d’un bâtiment pour l’hospice de Mouy en 1855.


Pasteur (R.) Bu.


Anciennement elle sappelait rue Principale. Cest par une délibération au 18 juin 1937 que le conseil municipal de l’époque décida de changer. Louis Pasteur (1822-1895) était un chimiste né à Dôle. II effectua de remarquables travaux sur la stéréochimie puis se retourna vers l’étude des fermentations. Il étudia la maladie des vers à soie (1865). Puis après une étude sur les vins réalisa une méthode de conservation des bières "la pasteurisation". De 1810 à 1886, il montra la nature microbienne des charbons, découvrit le vibrion septique, le staphylocoque, réalisa le vaccin contre le charbon, et après d’innombrables difficultés, le vaccin contre la rage lui valut la gloire (1886). Ses travaux furent couronnés par la création de l’Institut Pasteur (1888) destiné à poursuivre l’œuvre immense de la microbiologie qu’il avait créée.


Petit Auvillers (R.) Ne.


Petits Prés (R.) He.


Noms généralement donnés aux prés communaux où les habitants du village pouvaient laisser paître les animaux.


Pétunias (R. des) Ne. 


Péronne (R.) He.


Pierre Bray (R.) Ne.


Transporteur de profession, ancien adjoint, il fut le promoteur de la zone d’activité artisanale.


Pierre Curie (R.) Bu.


Pierre Curie (1859-1906). Né à Paris, physicien. Il découvrit en 1880 avec son frère Paul Jacques la piézo-électricité puis après avoir étudié le magnétisme, il énonça en 1894 le principe de symétrie selon lequel les éléments de symétrie des causes doivent se retrouver dans leurs effets. Enfin avec son épouse, il se consacra à la radioactivité et tous deux isolèrent le polonium puis le radium. Professeur à l’école de physique et chimie, il devint en 1904 titulaire de la chaire de physique générale à la Sorbonne. Prix Nobel de physique en 1903 (Voir Marie Curie).


Pierre Depoilleux (R.) Ca. 


Pierre Jacques (R.) Ne.


Pierre Semard (Place) Mo.


Place de la Gare.


Né en 1887 à Prany sur Saône. Cheminot de la compagnie PLM, révoqué à la suite des grèves de 1920, il devint secrétaire général de la Fédération des cheminots en juin 1921, puis membre de la commission exécutive et du bureau confédéral de la C.G.T.U. En janvier 1924, au IIIème Congrès de Lyon, il est élu en même temps que Maurice Thorez au Comité Directeur du P.C. Il devint secrétaire général du parti en août de la même année. Il restera à ce poste jusquen 1930. En 1936, à la suite de la fusion de la C.G.T. et de la C.G.T.U., il est de nouveau secrétaire général de la fédération des cheminots. Mobilisé à la déclaration de la guerre, il est arrêté par le gouvernement Daladier en 1939. Le 7 mars 1942, il est fusillé par les Allemands à Évreux.


Pillon Crouzet (R.) Bu.


Anciennement rue des Cailloux jusqu’au 23 août 1900. Le Conseil Municipal en décida ainsi suite à une libéralité faite par Madame veuve Pillon née Crouzet.


Pinsons (R. des) Bu.


Plaidoyer (Impasse du) Ang.


Cette impasse prend naissance dans lancienne rue du Plaidoyer devenue rue Béatrice Tassin. Elle est située à proximité dune ancienne bâtisse où était rendue la justice. Angy était jadis le siège d’une pré votée.


Plaine (de la) Bu.


Platanes (Place des) Mo. 


PLESSIER BILBAUT : Hameau d’Ansacq


Pommery (R.) Mo.


Portes (Chemin des) Ro. 


Probablement dû à l’entrée des camions dans les carrières.


Poterne (Sente de la) Mo.


Mouy avait une enceinte fortifiée qui comprenait 3 portes : Porte de la rue St Laurent à l’ouest, Porte de Fourneau au sud, une troisième, à lest près du pont sur le Thérain, une poterne est une porte dérobée dans la muraille qui devait passer près des cimetières actuels.


Prairie de la Barrière


Il ne sagit pas de passage à niveau du chemin de fer, mais d’une barrière de l’octroi. 


Pré Bertin (R.) Ang.


Pressoir (R. du) Mo.


Il s’agissait d’un pressoir communal. 


Principale (R.) Th. St Fe.


Puits (R. du) St Fe.



R


Rantigny (R. de) Ca. 


Raques (R. des) Ne.


Raspail (R.) Bu.


François Vincent Raspail (1794-1878) Chimiste et homme politique français né à Carpentras. Républicain il prit part aux journées de 1830. Il fonda le journal le Réformateur (1834-1835). Lors de la Révolution de 1848, il proclama la République à l’hôtel de Ville, créa l’ami du peuple et anima le club Raspail. Il fut arrêté comme organisateur de la journée du 15 mai. Pendant sa détention, il fut élu député, mais ne put siéger. Condamné au bannissement, il se retira en Belgique (1849), administré (1859) il rentra en France (1863), fut élu député (1869) et lutta contre le parti de l’ordre. Sa popularité lui vint surtout de ses ouvrages de vulgarisation médicale.


Raymond Delacourt (R.) Bu. 


(1901-1988) Maire de Bury de 1950 à 1977.


Remonnes (Chemin) Ro. 


Renards (R. des) Ne.


René Fèvre (R.) Ang.


Cet habitant d’Angy a été tué à la libération. 


République (Rue et place) Mo. Ne.


Rhododendrons (R. des) Ne.


Robert Belleil (R.) Mo.


Émile Raoul Lucien, né le 27 janvier 1906. Domicilié à Berthecourt, Belleil entre dans la clandestinité dès 1940. Arrêté le 20 janvier 1944, il meurt en déportation à Schandelak le 8 mars 1945.


Roger (R.) Ang.


Roger Salengro (R.) Ang. Bu. 


Anciennement rue de Clermont à Angy, et rue du fossé lévêque à Bury.


Roger Salengro (1890-1936) Homme politique né à Dunkerque. Député socialiste (1928). Maire de Lille, ministre de l’intérieur 1936, il se suicida à la suite d’une campagne de presse menée contre lui.


Roitelets (R. des) Bu.


Roland Bouchinet (R.) Mo. 


(1923-1942) Matelot à bord du Provence, mort pour la France à Toulon.


Roland Boulanger (R.) Mo. (1919-1979) Ancien joueur et dirigeant de l’US Mouy a consacré 40 années de sa vie au football avec toute l’abnégation et tous les sacrifices que cela entraîne.


Roses (Allées des, rue des) Ne. Ang.


Rubule (Impasse) He.


Ruelle (R. de la) Ho.


Sappelait ruelette Mayolette. En 1794 à linventaire des biens nationaux, la veuve Louise Brémont a la jouissance dun terrain sans bail à ce lieu dit.


Rural d’Hernival (Chemin) Ang.


Si Hernival fut il y a bien longtemps une commune, c’est le chemin qui conduisait à Angy. C’est une information signalée par Monsieur Warmé en 1873.


S


Salvadore Allende (Square) Mo.


(1908-1973) Homme d’état chilien né à Valparaiso. Socialiste, leader de l’Unité Populaire, il fut élu en 1970 président de la République avec lappui du front populaire où les communistes étaient représentés. il entreprit dimportantes réformes économiques et sociales (nationalisation des mines de cuivre en particulier). Il a trouvé la mort dans son palais pendant le coup d’état militaire qui a porté au pouvoir le général Pinochet en 1973.


Saint Aignan (R.) Mo.


Le château de St Aignan occupe la colline qui domine le pays.


Saint Antoine (Chemin de)


Avant la déviation, ce chemin menait à la chapelle St Antoine située à l’entrée d’Hondainville. Elle était le but de pèlerinages pour y guérir les fièvres.


SAINT CLAUDE : hameau de Bury 


Le hameau principal de la commune de Bury a toujours été celui de Dury St Claude qui avait 200 habitants d’après Graves (1835).


Saint Claude (R. de) He.


11 y avait à Mouchy la Ville une chapelle construite en 1533, qui fut démolie en 1789. Elle était sous le vocable de St Claude, évêque de Beauvais.


Saint Epin (R.)


En 1873 Monsieur Alarmé, ancien notaire, ancien maire de Mouy écrivait : « Le seul propriétaire connu à Saint Epin est Monsieur Poiré, comme possesseur de létablissement où il emploie près de huit cents ouvriers. Il y possède aussi une grande et belle habitation, plusieurs lignes de bâtiments qui composent une cité ouvrière pour 70 familles.


Saint Frambourg (R.) Mo.


Saint Jean Duvivier (R.) He.


On ne peut douter de l’existence d’une exploitation rurale par des religieux. Le prieuré de Chambly, sous le titre de saint Aubin, de l’ordre de St Benoît avait privilège de faire enterrer ses morts à St Jean Duvivier, mais ce prieuré dépendait de l’abbaye de st Germer.


Saint Martin (Impasse) Ro.


Voie mise en impasse il y a 15 ans, qui menait à l’église dédiée à St Martin.


Saint Nicolas (Chemin) Ang.


Prend naissance dans l’ancienne rue Audine (devenue Louis Derebergue) pour aboutir à la rue de l’église, laquelle était placée sous l’invocation de St Nicolas.


Saint Suraine (R.) Ne.


Très probablement le nom d’une source. Sangliers (R. des) Ne. 


Sénat (R.) Th.


Stade Boulanger (R. du) Mo. 


Surville (Boulevard de) Mo.


T


Temple (R. de) Ho. 


Templiers (R. des) Ne.


Tessons (Cavée des) Ne. Ro.


Vieux nom attribué aux blaireaux qui devaient creuser des terriers dans cette cavée.


Thury (R. de) Ang. Ho. 


Tilleuls (R. des) Ne. 


Titencourt (R.) Ne.


Nom du ruisseau qui traverse le village. 


Tour de Ville (R. du) He. 


Tourterelles (R. des) Bu. 


Tulipes (R. des) Ne.



V


Val (R. du) Ans.


Elle conduit à un lotissement relativement récent, mais en 1835 il y avait 5 maisons. 


Vaux (Route de) Ca.


VAUX : hameau de Cambronne


Velennes (R.) st Fe.


Jadis Fay sous Bois était un hameau de St Félix et ce hameau portait trois noms. Fay au centre, Vélennes à l’ouest, Merlin au nord. Rappelons que Fay, rappelle un lieu planté de hêtres.


Verrières (R. des) Th.


Dans la forêt de Hez, au lieu dit La Verrière, il y avait quelques habitations.


Veuve Robert (R.) Ang.


Ancienne rue d’Hernival. Cette dame était une bienfaitrice.


Vignes (Impasse des) Ro.


Cette impasse a été créée en 1994. Il est supposé que cet endroit bien exposé, à flanc de coteau aurait été planté de vignes.


Village (Impasse du) Ro.


Virginie Beaudelocque (R.) Mo. 


C’est un ancien chemin élargi en 1832 pour devenir une rue, afin de permettre aux fabricants de Draps d’aller facilement laver leurs laines. Cette nouvelle rue est baptisée rue Neuve Chantereine lors de sa création, puis Virginie Baudelocque en 1998 en l’honneur de celle qui avait légué 1000F à la commune pour l’hospice en 1855.


Voltaire (R.) Bu.


Anciennement rue du Four à chaux. Quant à la rue Voltaire prolongée, c’était le chemin neuf des vallées.


François Marie Arouet dit Voltaire (1694-1778). Né à Paris. Connu comme poète et comme dramaturge dès 1725, il doit séloigner de Paris après la publication des Lettres Philosophiques (1734) et se réfugier à Cires chez Mme du Châtelet. Il entre momentanément en grâce (1745) mais après un séjour auprès de Frédéric II de Prusse (1750-1753) il s’installe aux Délices (1755) puis dans son domaine de Ferney (1759) quil garde jusqu’à sa mort. Admirateur de la littérature du XVIIème siècle, Voltaire veut briller dans les genres poétiques traditionnels, mais il prend aussi la première place dans la lutte philosophique et répand ses idées par des poésies et des contes. Ses œuvres historiques fondent la conception moderne de l’histoire. Après 1760 il se consacre plus activement encore à la propagande philosophique par son Dictionnaire Philosophique (1764). Ses pamphlets, ses lettres, ses interventions pour réhabiliter les victimes d’erreurs judiciaires. Idole d’une bourgeoisie libérale anticléricale, il reste surtout aujourd’hui un maître du récit vif et spirituel.



Waldeck-Rousseau (R.) Bu. 


Anciennement rue de Bouaf.


Pierre Waldeck-Rousseau (1846-1904) était né à Nantes. Président du Conseil de 1899 à 1902, il fit voter la loi sur les associations de 1901.


 


Abréviations utilisées :


(R.) :


rue


Ho. :


Hondainville


Ang. :


Angy


Mo. :


Mouy


Ans. :


Ansacq


Ne. :


Neuilly sous Clermont


Bu. :


Bury


Ro. :


Rousseloy


Ca. :


Cambronne les Clermont

StFe. : Saint Félix


He. :


Heilles


Th. :


Thury sous Clermont


 

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