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Patrimoine Culturel et Historique du Canton de Mouy
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Mouy
Article mis en ligne le 17 juin 2014
dernière modification le 30 juin 2014

par Mauricette
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Nous vous proposons de commencer ce circuit à partir de la ville de MOUY, Chef-lieu du canton.


MOUY



Avec une superficie de 1.030 hectares et 4.817 habitants (au recensement de 1982) la commune de MOUY s’étire le long du Thérain jusqu’à la limite sud du Canton. Les habitations sont situées dans le creux de la vallée en bordure de la zone marécageuse ou sur les pentes qui conduisent au plateau.


Le Thérain est un affluent de l’Oise, long de 90 kilomètres. Il prend sa source à Saint-Pierre-Les-Nonettes, au Nord-Ouest de Grumesnil (Seine Maritime) à 185 m d’altitude. Après un cours de 3 kilomètres, il pénètre dans le département de l’Oise, sur le territoire de la commune de Canny sur Thérain et il arrose Songeons, Milly sur Thérain, Beauvais, Rochy-Condé, Hermes, Mouy, Balagny sur Thérain, Cires Les Mello, Montataire. Il rejoint l’Oise à Saint Leu d’Esserent.


La population mouysarde a su tout au long de son histoire s’adapter à un terrain humide souvent peu propice à la construction si ce n’est sur des pieux enterrés pour donner de l’assise aux fondations.


Le promeneur qui parcourt à pied les rues de la ville est frappé par l’abondance des fossés ou des ruisseaux qui courent çà et là quelquefois dans des buses, sous les pieds mêmes des visiteurs.


A l’origine un château, gardien de la vallée et du passage de la rivière, et trois hameaux : FOURNEAU, COINCOURT l’EGYPTE, au fil des années les 3 groupes d’habitations ont fini par se réunir pour former le MOUY d’aujourd’hui.


Chef-lieu de Canton, MOUY a drainé jusqu’à ces derniers temps le commerce voisin, son marché du samedi après-midi continue d’amener des visiteurs qui viennent pour acheter mais aussi pour avoir l’occasion de rencontrer des gens de connaissance.


La gare S.N.C.F. de MOUY/BURY, desservie maintenant par une seule voie de chemin de fer, a été au siècle dernier un des fleurons de la cité.


Le Collège Romain Rolland accueille plus de 1 100 élèves dont la plus grande partie vient des communes avoisinantes.


La création d’une zone industrielle aménagée sur un marécage remblayé, n’a pas pu compenser la diminution d’activité industrielle des 30 dernières années.


UN PEU D’HISTOIRE...


En 1459, on parle de MOUY comme d’un village de 300 feux et dont le cœur est constitué par une église, un château et ses dépendances.


Effectivement, autrefois seigneurie importante dépendant de la châtellenie de MOUCHY-LE-CHATEL, c’était une place de guerre.


Le château dont il ne reste qu’une petite partie, servit de refuge aux protestants de la région durant les guerres de religions du XVIe siècle, le Seigneur de l’époque étant partisan de la réforme.


Cette place forte, enjeu de plusieurs combats, fut prise et reprise tout au long de ces périodes troublées et connut les destructions que pareille situation suppose.


Si en 1790 MOUY est encore un gros village de 400 maisons, en 1830, soit 40 ans plus tard, le nombre d’habitations a quasiment doublé. Cet essor qui s’inscrit dans les chiffres se poursuit tout au long du XIXe siècle.


Les Mouysards de l’époque semblent acquis aux idées nouvelles si on en croit le curé Sallentin qui prend fait et cause pour la révolution française et demande à ses paroissiens de soutenir le nouveau régime. Il faut admettre que c’était là les sentiments profonds de la population puisqu’en 1792, parmi les volontaires combattant les armées royalistes étrangères, on relève le nom d’une femme patriote : Marie Geneviève PROTHAIS ce qui n’était pas habituel dans la région.


Ces idées de progrès et de liberté restent fortement ancrées et en 1851 et 1852, les résultats aux élections présidentielles placent le canton de MOUY en tête des votes négatifs du Département : moyenne départementale 4 %, à MOUY 30 %, BURY 30 %, ANGY 40 %.


Dans le même temps on assiste à un développement industriel considérable de la Ville grâce au Thérain qui fournit la force motrice nécessaire à l’implantation de l’industrie textile relayée dans les années 1860 par celles des cuirs et peaux et de la brosserie.


De cette croissance il ne reste que des grandes bâtisses, maisons de maître du siècle dernier, et quelques chapelles vétustes dans l’ancien cimetière. Ces constructions témoignent d’une richesse insolente pour quelques-uns et de beaucoup de misère pour une population laborieuse parfois misérable au point qu’il faut la création d’une cantine scolaire en 1894 pour que les enfants indigents fréquentent l’école.


Après la guerre de 1914 les industries s’affaiblissent peu à peu : la manufacture de tapis vestige des anciennes filatures, les fabriques de chaussures, la tannerie elle-même disparaîtra brûlée dans un incendie. Seule l’industrie de la brosserie s’adapte aux nouveaux modes de production et continue de nos jours.


Le promeneur au gré de sa promenade dans la ville découvrira une variété d’édifices.







Tout d’abord, le château, ancienne demeure des seigneurs de MOUY dont il ne subsiste plus aujourd’hui que deux tours et un mur d’enceinte.


L’église Saint-Léger des XIIe, XIIIe et XIVe, de style gothique, est un vaste édifice en forme de croix, avec 3 nefs (2 nefs latérales très basses) et un chevet octogonal.


Son sol a été rehaussé deux fois à cause des inondations. La nef entourée d’une corniche du XIVe siècle est soutenue par des contreforts dont les arcs boutants passent au-dessus des collatéraux. Le clocher a été renversé par un coup de vent au début du XVIIe siècle, on en bâtit un autre qui fut remplacé lui-même en 1757 par le chapeau d’ardoises qu’on voit actuellement.


Les quartiers anciens offrent à la visite des rues sinueuses et étroites (rue des caves, rue de Heilles, rue du Général Leclerc), bordées d’anciennes maisons et de cours ; des vieilles bâtisses du XVe siècle dont une très belle maison à encorbellement rue Jean Corroyer ; à noter également le cadran solaire du XVIIIe siècle.


MOUY était encore en 1835 le centre industriel le plus important du département et a conservé de très curieux bâtiments industriels dont quelques-uns du XVIe siècle ; à remarquer les maisons de tanneurs le long des rives du Thérain.


Il y a également quelques beaux spécimens de l’architecture du XIXe siècle : la place de l’Hôtel de Ville (1831), la gare (1857), Écoles dont l’école primaire supérieure construite en 1908 sur la colline St Laurent, et à noter une très belle curiosité : la maison du céramiste GREBER du début du XXe siècle à l’angle de la rue Noël Ruffier et de la République.


De MOUY le promeneur qui souhaiterait gagner l’Abbaye de Saint-Jean-des-Viviers, peut le faire par l’itinéraire pédestre suivant, long d’environ 6 kilomètres et qui lui prendra environ 1 heure 30. Il faut partir par la rue Mme de Bauchy face au C.E.S. et sitôt passé la dernière maison à droite, le chemin empierré s’engage sous les arbres, le circuit bifurque sur la droite par un raidillon qui amène à la route de NOAILLES.


Prendre à gauche et traverser la route pour trouver le chemin de la République (à 150 mètres sur la droite).


Le chemin en bordure du bois domine le quartier de COINCOURT qui connut un développement important durant les guerres de religion, le Seigneur protestant de MOUY ayant refoulé les catholiques vers ce hameau.


Après la traversée de la cavée de Janville qu’il faut remonter sur quelques dizaines de mètres, le chemin reprend à flanc de coteau. Le chemin longe ensuite un bois puis y pénètre. Le parcours en sous-bois vous amène par un chemin creux à l’Abbaye (propriété privée).


C’était autrefois un prieuré de l’ordre de Saint-Benoît, dépendant de l’Abbaye de Saint-Germer au XIIe siècle. On en parle déjà en 1217, dans une transaction de l’église de Saint-Jean et DROGON, le seigneur de MOUY. La nef d’une hauteur étrange pour sa longueur est plus qu’à moitié abattue ; le chœur est exceptionnel par son architecture. Le chevet offre à voir un beau spécimen de corniche beauvaisienne, décor du XIIe siècle.



Au pourtour de la vaste cour du prieuré se trouvaient d’autres bâtiments servant à l’exploitation agricole. Au début du XXe, l’ensemble de la propriété fut utilisé pour un haras.


De MOUY gagner le quartier de COINCOURT en empruntant sur la place de la Mairie la direction de NOAILLES-HEILLES. Avant la sortie de COINCOURT, sur la gauche, une petite ruelle monte en lacets jusqu’à la D.137 qu’il faut prendre à droite.


Après 3 kilomètres, prendre une petite route sur la droite. Passé l’orée du bois, prendre à droite au premier carrefour. Arrivé au croisement avec la D.512, prendre à gauche vers HEILLES.

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