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Patrimoine Culturel et Historique du Canton de Mouy
Histoire de notre Canton
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L’instruction publique
Article mis en ligne le 28 juin 2014

par Mauricette
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L’Instruction Publique


Les grandes dates de la législation scolaire


au XIXème siècle


 


 1816


 ORDONNANCE FAISANT OBLIGATION À CHAQUE COMMUNE D’AVOIR UNE ÉCOLE AVEC DES MAÎTRES BREVETÉS.


 1830


 CHARTRE SUR LA LIBERTÉ DE L’ENSEIGNEMENT
 (COMPRENDRE QUE L’ÉGLISE N’A PLUS LE MONOPOLE).


 1833


 LOI GUIZOT (MINISTRE DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE). ELLE JETTE LES BASES DE L’INSTRUCTION POPULAIRE : GRATUITÉ POUR LES ENFANTS INDIGENTS, ELLE EXIGE DANS CHAQUE COMMUNE LA CRÉATION ET L’ENTRETIEN D’UNE ÉCOLE PRIMAIRE.


 1834


 CRÉATION D’UN CERTIFICAT D’ÉTUDES.


 1835


 CRÉATION DES INSPECTEURS DE L’ENSEIGNEMENT.


 1858


 DÉCRET EXIGEANT LA SÉPARATION DES SEXES PAR UNE CLOISON DANS LES ÉCOLES MIXTES.


 1867


 POSSIBILITÉ DE LA GRATUITÉ TOTALE DE L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE DANS LES COMMUNES.
 LOI VICTOR DURUY OBLIGEANT LES COMMUNES DE PLUS DE 500 HABITANTS, À OUVRIR UN ÉCOLE DE FILLES.


1881/1882


1889


 LOIS JULES FERRY : ENSEIGNEMENT PRIMAIRE PUBLIC OBLIGATOIRE, LAÏQUE ET GRATUIT. INCITATION À LA CRÉATION DE COURS COMPLÉMENTAIRES.


LES INSTITUTEURS SONT PAYÉS PAR L’ÉTAT. 


L’Enseignement Primaire pendant la première moitié du XIXème siècle dans notre Canton


Dans son ensemble, la situation de l’enseignement primaire dans l’Oise sous le premier Empire, la Restauration et la Monarchie de Juillet, parait moins mauvaise que dans beaucoup d’autres départements.


Dans le canton de Mouy les écoles primaires sont au nombre de 12, la ville de Mouy en comptant 2. Il y a en outre à Mouy un pensionnat et une école primaire pour l’instruction des filles.


 


COMMUNES 


Nombre d’écoliers en


Nombre d’individus


sachant lire et écrire

1823  1833   en 1831


Angy 


37 


41 


202 


Ansacq 


44


40 


 97 


Bury 


35 


95 


347 


Cambronne 


44 


60 


218 


Heilles 


57 


75 


138 


Hondainville 


33 


50 


109 


Mouy 


183 


250


980


Neuilly 


78 


47 


204


Rousseloy 


 


27 


48 


Saint-Félix 


33 


50 


169 


Thury


 65


55 


132 


TOTAL 


609 


790 


2644 


 


LES ÉLÈVES
Ils fréquentent les écoles depuis l’âge de quatre ou cinq ans jusque vers douze ou treize ans au plus tard. Les classes ne sont bien suivies que pendant les mois d’hiver, En réalité des qu’apparaît le printemps la population scolaire diminue de moitié dans presque toutes les communes. Dans la région de Mouy, en été, la quantité des élèves se réduit au tiers ou au quart. Dès l’âge de douze ans, les jeunes gens de la vallée, quelle que soit leur instruction sont employés aux travaux de mécanique. A partir de cet âge les enfants semblent se détacher de la famille. Leur salaire est donné aux parents pour leur entretien et moyennant cet arrangement les individus des deux sexes deviennent libres de leur conduite et de leurs actions.


MATIÈRES ENSEIGNÉES
Dans ces conditions, il est compréhensible que l’enseignement donné soit très rudimentaire : on se contente habituellement de la lecture, de l’écriture et du calcul. Souvent on y ajoute l’orthographe, parfois la géographie, plus rarement l’arpentage.


Le règlement préfectoral du 31 Janvier 1803 prévoit deux classes d’écoles primaires :
"Dans les écoles de première classe on enseignera à lire, à écrire, les quatre opérations fondamentales de l’arithmétique appliquées aux nombres entiers, aux fractions ordinaires et aux fractions décimales, et en outre les règles de proportion, le nouveau système des Poids et mesures, et des principes de l’orthographe...
Dans les écoles primaires de seconde classe, l’enseignement pourra se borner à la lecture, à l’écriture, aux quatre opérations fondamentales de l’arithmétique et au nouveau système des poids et mesures."


En principe il devait y avoir au moins une école de première classe par canton. Le règlement du canton de Mouy, élaboré en 1819, spécifie que la classe du matin doit être précédée de prières longues de 20 à 25 minutes. Le soir, des prières seront dites en français et on y ajoutera le De profundis pour les parents décédés. Le catéchisme sera enseigné le mercredi et le samedi (de la Toussaint à Pâques).


Fréquemment le maître d’école enseigne le plain-chant, mais il faut entendre par là qu’il apprend surtout à ses élèves les chants usités dans le service paroissial.


LEUR AMÉNAGEMENT :


"Ces écoles ne sont pas des palais ! "
Sous le règne de Louis-Philippe "les classes sont trop petites obscures... malpropres, trop basses, mal aérées, et deviennent insalubres en hiver par l’affluence des élèves."


Il n’y a encore dans le canton que 5 maisons d’Écoles communales, les autres écoles se tiennent dans des locaux à loyer qui ne sont nullement appropriés à leur destination.
 


Situation des Maîtres

  • Avant la Révolution


Élection d’un Maître d’École à Cambronne les Clermont le 6 Août 1786 :
" En l’assemblée générale des sieurs curé, marguilliers en charge et habitants de la paroisse de Cambronne... à l’effet de faire choix d’un magister.
Jean-François Vermand est nommé.
1° Il lui sera fourni par la fabrique 4 setiers de bled.
2° Ladite fabrique lui paiera en argent 45 livres. Les habitants le logeront,
3° Chaque ménage de laboureur lui donnera une mine de bled et 10 sols d’argent,..
6° Écolage : 4 sols pour les commerçants, 6 sols pour lire en français, 8 pour écrire et 10 pour les perfectionnements.



... Aux charges suivantes :
1° De prendre les ordres de M. le Curé.


2° De balayer et nettoyer l’église.
3° De remonter les poids de l’horloge et la gouverner.
4° De sonner tous les angélus„.
5° De faire l’école aux enfants de l’un et de l’autre sexe de ladite paroisse, de leur apprendre à lire, écrire, le catéchisme et les autres instructions chrétiennes.-(Cité par Crépin).

  • Après la Révolution


L’ordonnance préfectorale de 1805 essaye de régulariser et d’améliorer la situation des instituteurs :


Les instituteurs qui sont actuellement en service seront maintenus dans les places qu’ils occupent à la charge pour eux de se faire reconnaître par les maires et les conseils municipaux, s’ils n’ont été nommés par cette autorité, et dans tous les cas, de justifier qu’ils ont les connaissances nécessaires pour l’enseignement dont ils sont chargés. (Examen devant le jury d’instruction, à Beauvais, pour les instituteurs de 1 ère classe, devant le jury cantonal pour les autres) .


... A l’effet de pourvoir aux places qui viendront à vaquer, il y aura :
1° Pour tout le département, une liste de sujets éligibles aux écoles primaires de 1 ère classe...
2° par arrondissement, une liste de sujets éligibles aux écoles de 2° classe Les maires et les conseillers municipaux choisiront leurs instituteurs dans l’une de ces deux listes.
 .. Le logement de l’instituteur, le local de l’école sont à la charge des communes...


L’instituteur recevra chaque mois des parents de ses élèves une rétribution qui sera déterminée par le Conseil Municipal... Elle ne pourra être moindre que 30 centimes par mois pour chaque enfant au-dessous de 6 ans et 40 centimes pour tous ceux qui auront passé cet âge. Elle sera au moins de 75 centimes pour les élèves qui seront montés au degré supérieur dans les écoles primaires de 1 ère classe .
 ... Le Conseil municipal pourra accorder à l’instituteur un supplément de traitement..." (en argent, blé ou autres denrées).


En fait les instituteurs touchent un écolage qui se maintient à peu près dans ces limites, mais comme les indigents sont dispensés de le verser, le total est d’ordinaire plus que modeste.
Reste le supplément alloué par la commune. Il varie en général de 200 à 350 francs par an, vers 1830. C’est peu ; aussi le maître d’école, tant par tradition que pour augmenter ses ressources, est-il souvent "clerc-laïque ".
Il demeure donc sous l’étroite dépendance du Conseil municipal et du curé de la paroisse, et il y a peu de différence entre sa situation avant et après la Révolution.
Puis la Révolution vient, passe... Les beaux projets de la Convention sont abandonnés, pour près d’un siècle !
Sous le règne de Charles X, la mainmise du clergé sur l’école primaire est à peu près complète : d’après l’ordonnance royale de 1824 l’autorisation d’enseigner est en effet donnée par l’évêque. Le règlement préfectoral de 1805 exigeait de l’instituteur " un certificat de bonne conduite signé du maire et du curé ", maintenant il doit subir de plus un " examen sur la doctrine chrétienne ".


Voici les principaux articles de l’ordonnance rédigée en 1825 par l’évêque de Beauvais


... " Il sera établi dans le lieu de notre résidence un Conseil Central de l’instruction primaire du département. Ce Conseil sera composé de 7 membres nommés par nous. M. le Préfet et M. le Procureur du Roi... seront priés d’assister aux séances ...
... Le Curé-doyen est inspecteur des écoles de son canton... Chaque desservant est inspecteur né de l’école établie dans sa paroisse ...
... Aucun individu, quand même il sera muni d’un brevet de capacité, ne pourra exercer dans notre diocèse les fonctions de maître d’école qu’après avoir reçu de Nous l’autorisation spéciale.


... Aucune révocation ne sera proposée par le Conseil avant que l’instituteur présumé coupable ne soit informé des griefs qui lui sont imputés, afin qu’il puisse se défendre ".
Suivent les causes de révocation :
" L’omission habituelle de ses devoirs religieux ;
... L habitude des jurements ;


... L’ivrognerie ;
... La fréquentation suspecte des personnes du sexe ;
L’habitude de boire et de manger dans les cabarets, de fréquenter les danses, les billards et autres lieux publics ;
Une insubordination grave envers le curé de la paroisse ;
L’introduction des livres autres que ceux dont le catalogue est annexe à notre règlement ".



Le 19 Décembre 1825.


Feutrier, Évêque de Beauvais


La situation des instituteurs est modifiée par les législations plus libérales de 1828 de 1830 et surtout par la loi Guizot, après laquelle " le clergé cesse d’exercer sur les destinées des maîtres une influence prépondérante " (Rambaud). Mais ces modifications ne se produisent que peu à peu, d’une manière presque insensible, tant est grande la force de l’habitude, - et aussi parce que les ressources des instituteurs demeurent tellement modestes qu’ils sont obligés de faire d’autres métiers pour les augmenter quelque peu.


Les Écoles Mutuelles


Une méthode d’enseignement dont on a beaucoup parlé pendant la première moitié du XIXe siècle et qui a môme donné son nom à un grand nombre d’écoles primaires, fut la méthode mutuelle.


Les maîtres qui l’appliquaient formaient, avec l’élite de leur classe, "des moniteurs" qui Instruisaient à leur tour les autres élèves divisés en petits groupes. Le maître d’école est seul responsable des élèves. Pour que le système fonctionne convenablement il faut : un grand local qui puisse accueillir de 70 élèves à Saint Félix jusqu’à 150 à Mouy. L’organisation est quasi militaire pour que les petits groupes puissent travailler dans un calme relatif. Dans une liste de matériel conseillé par un Inspecteur primaire lors d’une visite à l’école d’Hondainville on note :
• 10 baguettes de moniteurs (utilisées pour montrer et sans doute pour punir les élèves indisciplinés,
• 7 tableaux noirs avec éponge,
• 65 ardoises et porte-crayons,
• 1 manuel pour le maître qui bénéficie également d’une sonnette et d’un sifflet, etc.


Cette méthode apparaît dans l’Oise vers 1815. Un premier essai est fait à Liancourt dans les bâtiments de l’Hospice aménagés, à cet effet par le Duc de la Roche Foucault, à l’initiation de celles qu’il a découvertes lors de son émigration en Angleterre. L’Instituteur Capron, qui vient de Paris, plein d’enthousiasme, fait de sa classe, une sorte d’école modèle où les maîtres du département peuvent venir apprendre la nouvelle méthode.


Le Préfet reçoit des lettres pressantes de la Société pour l’Instruction élémentaire. En 1817, il visite l’École de Liancourt et lance une circulaire à tous les maires du département pour les engager à préconiser l’enseignement mutuel. " Cette méthode, dit-il, facilite aux enfants doués de la plus simple Intelligence, la lecture et l’écriture en beaucoup moins de temps que les autres méthodes ".


Une grande salle et un maître, c’est moins coûteux que trois classes chacune avec son maître !.. Ajoutons qu’un enseignement où garçons et filles se côtoyaient ne pouvait avoir l’aval des autorités catholiques.


Capron, attaché à la préfecture comme instructeur, se rend dans nombre de communes pour aider à l’installation des écoles nouvelles, tandis que le Conseil Général vote 1000 francs de subvention à l’enseignement mutuel en 1818 et 4000 francs en 1819. Cet enseignement introduit en 1820 dans les écoles et de Cambronne ne s’est pas maintenu. Dès 1823 beaucoup d’instituteurs reviennent aux anciennes habitudes.


Les façons autoritaires de Capron ne peuvent être étrangères à ce fait. Il se proclame Inspecteur des écoles mutuelles ; il fait ses visites à cheval, en gendarme de la méthode mutuelle, il bouscule les intérêts des instituteurs qui ont des garderies-écoles maternelles. L’enseignement de la religion qui semble tenir peu de place a éveillé la méfiance du parti ultra, alors au pouvoir.


Pour les Petits : Les Salles d’Asile


Mouy, chef lieu de canton a eu les moyens financiers suffisants pour ouvrir très tôt dans le siècle une école de garçons et une école de filles.


Depuis 1830 les communes sont invitées à ouvrir des salles d’asile pour accueillir les petits âgés de 2 à 5 ans. A Mouy dès 1840 la Vicomtesse de Noailles offre un local. En 1846 la ville consacre 600 F pour la surveillante et 300 F pour la femme de service pour la salle d’asile. A cette époque seules Beauvais, Senlis, Clermont, Pont Sainte Maxence, Creil, Compiègne et Mouy ont ouvert ce genre de classe dans le département.


En 1854/56 il est question à Mouy d’ouvrir une deuxième salle d’asile pour 40 fillettes, en même temps qu’un ouvroir accueillant 20 pensionnaires dans un immeuble occupé par des religieuses.


Le maire donne son appui pour la création de cette deuxième salle d’asile en soulignant les importants services rendus à la population pauvre de cette localité. Il affirme qu’il n’est pas question de supprimer l’école actuelle tenue par une institutrice laïque ce qui d’après le courrier de la sous préfecture est mis en doute par beaucoup. Quoiqu’il en soit une subvention de 1000 F est accordé en 1854. Ensuite on met en doute l’ouvroir qui ressemble plutôt à un atelier de confection de robes, lingerie, articles de mode. La subvention n’est pas renouvelée.


1859 à ANGY, transformation de l’ancienne école en salle d’asile pour les enfants de 2 à 6 ans (40 a 50 enfants maximum).


1866 à BURY, le maire Kiggen transforme le logement de l’institutrice du premier étage de l’école des filles en salle d’asile.


1867 à MOUY, directrice et surveillante se jugent mal payées, il faut s’y reprendre à trois fois pour faire passer les indemnités de 600 à 750 F pour la directrice et de 300 à 375 F pour la surveillante.


1877 à MOUY, l’inspecteur d’académie proteste : la salle d’asile reçoit 100 enfants au lieu de 60.


1878 à BURY, le Conseil municipal se propose d’ouvrir une salle d’asile de garçons affectée à la classe-asile dirigée par la femme Leroux (épouse de l’instituteur ) L’inspecteur d’académie repousse la proposition : une salle d’asile doit accueillir les garçons et les filles.


1879 à BURY, le Conseil municipal vote un supplément de 150 F à Madame Leroux directrice de la classe-asile rattachée aux garçons.


1880 à MOUY, un poste de sous directrice est nécessaire à la salle d’asile pour faire des économies le poste de femme de service est supprimé.


1884 à MOUY, Projet de salle d’asile à Coincourt (ce projet deviendra ultérieurement celui d’une école avec classe enfantine).


Les Cours d’Adultes


Beaucoup d’adultes sont encore illettrés, quand en 1866, Saint-Félix et Mouy ouvrent les premières un cours d’adultes. On remarquera la façon de voter à Mouy avec des boules de couleurs différentes.


1866 à SAINT-FELIX,


"création d’un cours d’adultes. " Il est important dans l’intérêt des habitants laborieux de la commune, de créer une école du soir, en conséquence il est voté à l’unanimité la somme de 80 F pour faire face aux frais d’éclairage et de chauffage, des fournitures nécessaires à l’instruction, ainsi qu’aux appointements supplémentaires à l’Instituteur".


1866 à MOUY,


"création d’un cours d’adultes par l’Instituteur Tasseur. Une somme de 100 F est votée par 10 boules noires contre 8 boules blanches. La même somme est votée pour un cours d’adultes féminins".


1867 à NEUILLY SOUS CLERMONT,


 Monsieur le Président a exposé que la classe du soir ouverte depuis le premier décembre dernier est fréquentée par 12 élèves dont 5 appartenant à des familles peu aisées qui ne pourraient, sans de grandes difficultés, rémunérer l’instituteur des services qu’il rend à leurs enfants. Que cette rémunération, ainsi que les déboursés occasionnés par le chauffage et l’éclairage de la classe, devra être supportée par la commune"...


 1870 à BURY,


"vote de 100 F pour l’instituteur qui assurera le cours d’adultes en Novembre. " Il s’agit d’apprendre à lire et à écrire aux ouvriers, il n’y a plus aucune veillée dans les ateliers". (Sans doute faut-il comprendre qu’il n’y a plus d’heures de travail le soir)".


1875 à NEUILLY SOUS CLERMONT,


"à l’ouverture de la séance Monsieur le Maire Président a exposé au Conseil que dans sa séance du 30 Mai 1873 il a été voté une somme de 75 F pour le traitement du directeur au cours d’adultes (hiver 74/75) ; que cette somme n’a pas été admise par Monsieur le Préfet et que dans la colonne observations, il a été indiqué : " qu’il sera accordé en fin d’année une subvention qui sera mandatée au nom de l’instituteur".


Monsieur le Président ajoute que M. Guignet alors instituteur n’a reçu personnellement aucune subvention pour le cours qu’il a tenu pendant l’hiver 74/75 et que par conséquent il est juste que la commune paye l’indemnité, etc...


1897 à THURY SOUS CLERMONT,


"le Conseil décide de prendre en charge le chauffage du cours d’adultes".


1898 à THURY SOUS CLERMONT,


"une somme de 80 F est allouée pour rétribuer l’instituteur qui a assuré le cours d’adultes durant l’hiver 97/98 ".


A la découverte d’une partie de l’histoire de chaque école communale du Canton



 


 


 


 


Angy


1826 Achat d’une maison située rue de Moineau, dite le Plaidoyer pour 2220 F, afin d’y installer une école. Pour payer la dépense deux portions de terrains contenant 93 ares 72 centiares seront vendues. Mise à prix 1835 F.


De 1853 à 1861 Construction de la maison d’École pour les deux sexes avec salle de Mairie au dessus, préaux fermés distincts et séparés, cabinet d’aisances etc...
Montant de la dépense 9.470 F. Il est prévu de vendre 4 ha 98c 60 centiares de marais pour 6.000 F. 91 peupliers propriétés de la commune seront vendus pour 941 F, et le département participera pour 2500 F.



1901 Peinture de toutes les classes.


1909 Achat de 6 tables, bancs à 2 places pour 160 F.


1920 Pour 650 F pose d’une pompe à eau à l’Ecole des filles.


1930 Les établissements Prévost, libraire à Beauvais fournissent 27 tables bancs à deux places à 152,50 F pour une somme totale de 4.117,50 F.


1939 Assainissement de la cour d’école des garçons sur 490 m2 Application d’un matelas bitumineux à la place d’un terrain glaiseux sur lequel on étend de temps à autre une couche de sable de carrière.


1873 Le prétoire de l’ancienne prévoté, bâtiment très ancien qui a été entièrement augmenté d’une très belle construction. L’ensemble sert d’école primaire et de Mairie.(d’après A. J. Warmé).


Ansacq


1882 Acquisition d’un terrain et d’une maison devant servir de logement pour l’instituteur. Le vendeur est Michel FAUTRASDESMET, employé au chemin de fer du Nord habitant 172, Faubourg Saint-Denis à Paris, Il recevra 970 F.


1883 La population est de 241 habitants. 36 enfants de 5 à 13 ans sont scolarisés.


1887 L’édification d’une salle de classe, aux préaux couverts, d’une salle de mairie avec ses dépendances, et l’aménagement de 5 pièces habitables dans le logement de l’instituteur coûtera 27.035 F.. Le Ministère de l’Instruction publique, des beaux arts, et des cultes s’engage à participer pour 77 % en versant pendant 30 ans 693,45 F par an, la commune aura à sa charge 23 % et paiera 207,74 F par an pendant la même durée.


1889 Les travaux qui ont été réalisés par l’entreprise Jules Ledoux de Mouy sont réceptionnés le 23 mai.



 


 


 


 


Bury


1826 L’instituteur FERET dispose de deux pièces, l’une pour la classe et l’autre pour se loger ; il demande à installer une pièce au grenier pour pouvoir y coucher ses enfants désormais trop grands pour dormir à la cuisine. Le Conseil Municipal est d’accord car l’instituteur fait faire les travaux à ses frais ; le Conseil municipal remboursera quand il aura loué le marais Monceau (130 F).



1830 On loue, rue des prêtres, près de la place une maison (150 F) pour y installer école et logement. En 1832 un rapport de l’inspecteur constate l’insuffisance de la classe : 90 enfants alors qu’il y a à peine de la place pour 70 ! Il faudrait un autre local, les élus ne marquent aucun intérêt pour ce problème.



1835 Vote de 42 F pour acheter deux tables et deux bancs, un poêle en fonte, un crucifix et trois étagères.


1842 Renouvellement du bail de l’école malgré les remontrances régulières de l’administration académique.


1845 L’Instituteur constate que sur les 130 enfants, seule une petite centaine vont à l’école, les autres travaillent dans les fabriques de Mouy.


1849 L’instituteur privé démissionne ; un concours aura lieu pour en avoir un nouveau, il sera en même temps secrétaire de mairie. Il est prévu 400 F de traitement, à charge pour le maître de payer un sous-maître s’il en veut un.


1851 Alors que l’instituteur libre de Bury ne peut plus réunir les deux sexes dans la même école : pétition des habitants de Saint-Claude : leurs enfants devaient faire 5 km (aller et retour) pour se rendre à l’école ; il en faut une au hameau. Deux conseillers appuient la pétition , la majorité refuse : la distance n’est pas assez grande.



1852 Après vote (8 pour, 4 contre) le maire achète à l’ancien meunier Jérôme une maison place du Jorlin (6000 F) pour en faire une école de garçons avec mairie ; Il y a urgence :140 enfants fréquentent l’école. L’ancienne servira aux filles. Notons que l’ancienne école est installée au rez-de-chaussée du presbytère.


1865 Construction d’une école à Mérard (8900 F) architecte Ricard (Creil), dans le même temps on rehausse l’école des garçons de Bury pour installer une grande classe à l’étage.


1868 Le Conseil Municipal refuse une augmentation de la rétribution scolaire (élèves gratuits) au profit "des Chefs des quatre écoles" : on à fait assez de sacrifices pour l’école sans en ajouter. D’ailleurs ils reçoivent 400 F par an ; rejet par l’administration, le Conseil municipal doit appliquer la décision gouvernementale.


1870 Le maire offre un immeuble "fort convenable" pour Installer une école à Saint-Claude distant de 4 km du chef-lieu.



1876 L’ancien maire Kiggen, vend à la commune le mobilier de l’école de Saint-Claude qui était sa propriété personnelle puis abandonne le produit de la vente (350 F) au Bureau de bienfaisance ; toutefois il cesse de prêter sa maison pour accueillir l’école, la commune cherche une autre maison. On apprend que l’école accueille 77 enfants de Saint-Claude, mais aussi de Saint-Epin (439 habitants).


1877 Achat d’une maison ( 5700 F) puis appropriation en école et logement (8300 F), architecte Sauvel (Clermont).


1878 Pour établir une école mixte à Bury-Saint-Claude, Grande Rue, achat (2545 F) d’une maison ainsi décrite ; " composée d’une cuisine, d’une chambre et d’une boutique, grenier au-dessus avec lucarne, le tout construit en pierre et moellons et couvert en tuiles " ; elle appartient à Marcel Languillon " ancien tisserand en mérinos ".Il s’agit donc de la maison d’un tisserand à domicile ;


1879 Vote de 150 F de supplément à Mme Leroux, directrice de la " classe-asile " actuellement rattachée à la classe des garçons.


1880 L’instituteur est débordé ; dans les deux classes, dont celle tenue par sa femme sans diplôme, il y a 132 garçons de 4 a 12 ans. Un adjoint devient nécessaire ; il arrivera en 1881, A cette date Bury compte 232 enfants scolarisés, Saint-Claude 58 et Mérard 43.


1880 On prélève 327 F de la " rente de Mérard " pour créer une bibliothèque populaire à Mérard et Saint-Claude. On crée un poste d’institutrice adjointe à Bury (101 filles).



1882 Pour les 147 garçons deux postes d’adjoints sont nécessaires ; on en supprimera un quand l’école maternelle en projet sera réalisée (à l’angle de la route et du chemin du cimetière).


1883 Nouvelle municipalité, le nouveau maire s’oppose à la dépense de 10.000 F indispensable pour l’école maternelle : vote, on arrête le projet par 8 voix contre 5 et 3 bulletins blancs.
Souscription pour un bataillon scolaire, achat de fusils, on y consacre 450 F à Bury, 100 F a Bury-Saint-Claude et 97 F à Mérard.



1886 Agrandissement des deux écoles de Bury : 5100 F, Laillet architecte (Amiens).


1891 Une Indemnité de résidence de 50 F aux enseignants. En 1898 il y a deux adjoints aux garçons.


1898 Il faut une chambre pour chacun des deux adjoints ; on les fera dans le grenier. Comment y accéder, il n’y a qu’une trappe ? le CM doit se résoudre a construire chambres plus cabinet et salle commune sur le côté du bâtiment.


1899 On accorde 50 F à l’instituteur pour un cours d’adultes durant deux mois d’hiver.
Le conseiller Dourien propose la gratuité des fournitures scolaires pour tous les élèves ; formule utilisée : 5 F par élève. Les enseignants achètent et la commune rembourse. Sur la lancée, et pour faire des économies, on supprime la distribution des prix.
La décision est obtenue par 9 oui et 6 non (le maire, Pillon, est parmi les opposants à cette mesure).


1902 La route étant très " passante " on installe des grilles au long de la cour de l’école de Mérard.


1904-1906 Gros dossiers liés à l’école privée de filles des Filatures de Saint-Epin (école Sainte-Marguerite, prénom de la fille de Poiret) ; il y a aussi une école privée pour garçons. Nous avons là, un cas d’école : la conséquence d’une implantation industrielle inscrite dans un contexte externe au milieu d’accueil.
Ce dernier a, jusque là, fait l’économie de l’accueil des enfants scolarisables ; l’entreprise, ignorante de l’organisation spatiale locale, avait construit les logements du personnel au plus près puis ajouté tous les équipements élémentaires (commerces et école).
Cette école, suite aux lois sur la séparation, va être fermée, elle reçoit 47 filles plus 51 enfants en classe maternelle. Le CM ne voit pas pourquoi il devrait ouvrir une Maternelle pour les petits et rappelle que " la Maison Poiret est située sur Balagny " ; le Maire de Balaqny, lui, ne voit pas pourquoi il recevrait des enfants résidant à Saint-Epin, c’est-à dire sur le territoire de Bury. En 1904 les maires demandent un sursis pour résoudre le problème, l’école privée continuera à fonctionner en attendant.


En 1906 on s’attaque au problème. Il faut distinguer les enfants scolarisés aux écoles privées de Saint-Epin selon leur résidence officielle, leur sexe et âge (les petits) ; puis il faut constater le nombre d’enfants accueillis dans les écoles publiques de Balagny et Bury puis ce qui reste de capacité d’accueil. 


 


 


 St-Epin


 Effectif

 Balagny


 Réside

Balagny


Accueille

Balagny 


Capacité

 Bury


 Réside

 Bury


 Accueille

Bury


 Capacité


 Garçons

 80  37


 


24 


56 


113 


35 


 Filles

73 27 


36 


37


46 


42 


30 


 Petits

82


31 


37 


31


51


37 


0


Les possibilités d’accueil de Balagny sont suffisantes ; l’école de garçons est à classe unique mais la surface pour une deuxième classe existe. Il faudra nommer un adjoint. Les 3 classes (dont une enfantine) de l’école de filles offrent 162 m2 de surface et pourrait doubler leur capacité d’accueil. " La difficulté est beaucoup plus grande pour la commune de Bury " : les capacités d’accueil retenues (35 aux garçons et 30 aux filles) sont déjà excessives, surtout si on considère la médiocrité actuelle de ces classes ; on peut imaginer d’envoyer, en plus, quelques filles sur Bury.
Pour les petits aucune solution ; la commune veut bien établir une classe enfantine au chef-lieu mais ne trouve pas de site pour l’installer. D’ailleurs ces petits enfants de Saint-Epin auraient à parcourir 2 km pour se rendre à l’école. Alors peut-être serait-il opportun de tolérer le maintien provisoire d’une garderie tenue par une religieuse à Saint-Epin " mais encore le maintien " de une ou deux autres religieuses pour les services de l’économat de l’établissement. Si des " raisons d’ordre général " conduisent à refuser le maintien de ce groupe de religieuses , Il faut prévoir l’accueil des petits mais aussi la fermeture de l’école privée de garçons, donc leur transfert sur les écoles de garçons de Bury et Balagny.


1908 L’architecte Bordez fait remplacer le carrelage des deux classes de garçons, au premier, par un parquet de chêne (890F) ; en 1910 on remplace 41 tables à 2 places pour 1.000 F.


1915 Deux pétitions de parents (255 signatures) : par deux fois de jeunes enfants, échappant à la surveillance de leur grand-mère, se sont noyés dans le Thérain ; une classe enfantine est indispensable. Le CM refuse et L’IM explique ce refus : Bury a déjà en charge 6 classes de 4 à 12 ans (voire 14 ans) plus les hameaux.


1922 Achat de la propriété Pillon (deux lames de parquet avec maison pour 855 m2), rue Mme Pillon-Crouzer, face à la place ; ceci pour l’établissement du groupe scolaire prévu ; le logement pourrait être utilisé comme bureau de poste.



 


 


 


 


Cambronne Les Clermont


le 26 Août 1942


Monsieur le Préfet,
Les membres du Conseil municipal de Cambronne qui se sont réunis le 22 du présent mois pour la réinstallation du Maire et l’installation de l’Adjoint, m’ont prié de vous écrire relativement à la construction de la maison commune de Cambronne.
Notre désir serait de pouvoir vendre, vers les derniers jours de décembre les terrains nécessaires pour réaliser les fonds et adjuger les travaux de construction fin de Mars 1844 au plus tard.
La maison qui a toujours servi depuis près de 40 ans de maison d’école se trouve par trop petite (vous pouvez en juger 36 m2 pour plus de 70 écoliers).
L’éducation morale et scientifique souffre de cet état de choses les inspecteurs crient toutes les fois qu’ils nous viennent visiter. L’instituteur malgré son zèle ne peut surveiller tant d’enfants entassés pêle-mêle, ni encore moins donner l’instruction qu’exige le mouvement du siècle présent... 


Taffier, Maire


1846 Adjucation des travaux 6.114 F pour école. 660 F pour latrines et bûcher.


1847 Lettre pour demande d’aide pour les travaux supplémentaires, à savoir : 1 étage coût 13.000 F.


Remarque du Sous-préfet : "c’est plus du double..."


1848 Montant total de la dépense 14.054 F.


1852 Réception des travaux école et mairie. Faute du versement de 800 F de l’état, le Maire est sans le sou et ne peut payer, le curé, le garde-champêtre et le cantonnier


1853 Il reste encore 300 F à recevoir (Mai).
 Le solde est enfin versé.(Décembre).


1863 Décision d’acquérir une armoire bibliothèque pour créer une bibliothèque scolaire.
La caisse de livres venant du Ministère de l’Instruction Publique destinée à la bibliothèque est livrée à Cambronne les Ribécourt...


1869 Le Conseil municipal du 30 Octobre déclare faire choix d’une institutrice laïque pour la direction de la nouvelle école des filles. Son traitement annuel est fixé à 750 F.


1873 Ainsi, on voit à Cambronne, dans l’un des lieux les plus fréquentés, les plus variés, à l’exception du sud-est une construction moderne à double étage surélevée de quatre marches, renfermant :


1°) une école primaire pour les enfants des deux sexes de toute la commune, salle pour les garçons, salle pour les filles,
2°) salle de mairie avec dépendances suffisantes,
3°) et habitation pour l’instituteur.


On y voit en outre sur le derrière tous les accessoires de ces divers emplois, plus une porte à l’usage de l’instituteur pour faire son service particulier à l’église.


1874 Le 28 Mars le Conseil municipal regrette de ne pouvoir acquérir une maison pour y installer l’école des filles attendu que par la suite d’événements de la guerre de 1870 la commune a fait de grands sacrifices et se trouve surchargée d’impôts pour quelques années. Par ailleurs la population tend plutôt à diminuer.


1879 L’Évêché de Beauvais accepte de céder une parcelle de terrain dépendant du jardin du presbytère pour servir à l’agrandissement de la maison d’école, moyennant le prix de 1.500 F pour ares.


1883 La population est de 558 habitants. Les enfants fréquentant l’école sont environ 80. Le Conseil municipal achète un nouveau mobilier scolaire.
M. J. Rebours, menuisier à Bornel a fourni 40 tables à 2 places, en chêne et sapin à 27,50 F la table. L’aide de l’État s’est élevée à 450 F pour une dépense de 1.100 F. Les tables sont conformes aux modèles présentés par l’arrêté ministériel du 17 juin 1880.


1894 Transformation en deux classes mixtes, de l’école spéciale de garçons et de l’école spéciale de filles.
L’enseignement de l’école d’une part à l’instituteur pour la deuxième année du cours élémentaire, le cours moyen et le cours supérieur, d’autre part à l’institutrice pour le cours préparatoire et la première année du cours élémentaire.
Dans la délibération du Conseil Municipal du 18 février il est dit que cette transformation sera facile à opérer attendu que le maître et maîtresse sont mariés ensemble.


1930 Réfection de la couverture Mairie-Ecole. 16.788 F de travaux sont exécutés par M. Dambreville Paul de Clermont. La dépense sera imputée sur les titres de dommages de guerre.
Les sols sont carrelés en carreaux céramiques de 0,14 x 0,14 de couleur jaune. Ils sont non vitrifiés et sont achetés à l’usine de Pont Ste Maxence. Le montant des travaux s’élève à 7.850 F, et 6.988 F seront imputés sur dommages de guerre. C’est l’entreprise Dumast Camille de Clermont qui a exécuté le travail.



 


 


 


 


 


Heilles


1847 Michel Victor Millière, avocat, ancien notaire, demeurant au château de Morlnval cède à M. Watigny, maire de Heilles 25 ares de terre lieudit la Baraque pour 1.225 F. Cette pièce jouxte la maison d’école.


1872 Il y a un projet de reconstruction du logement de l’instituteur qui ferait l’objet d’une vente d’arbres pour payer la dépense.


1873 L’Instituteur vient de Lattainville, où il exerçait la même profession.


1875 On réalise la construction d’un logement pour l’instituteur, d’une salle de classe, et d’une mairie pour 13.798 F. Les travaux sont confiés à Charles Jules Ledoux maître maçon à Mouy.


1876 Le Conseil municipal reconnaît à l’unanimité l’urgence d’exécuter des travaux dans la cour de la nouvelle maison d ’école tel que : hangar, latrines à l’usage des enfants de : sexes, murs de clôture Montant ; 1.590 F. Les travaux seront réalisés par Charles Ledoux.


1880 La gratuité absolue est appliquée.


1881 Création d’une école de filles dans une maison louée à M. Masson (le bail est signé jusqu’en 1884). Il y a 30 filles en âge de fréquenter l’école dans une population qui est de 413 habitants.


1882 Achat d’un poêle pour la classe des garçons.


1883 L’achat de 616 F de mobilier pour la classe des filles bénéficie d’un secours de 200 F (subvention).


Le Conseil Municipal a l’intention de bâtir une école de fille sur l’emplacement du cimetière de l’époque. Le projet sera abandonné.


1890 M, Pommant Lesage s’engage à fournir des tables à 24,90 F l’unité pour les deux classes de Heilles.


Hondainville


1831 Plans pour la construction d’une maison école. La maison école (14 m 30 x 7,80 m) comprend au rez-de-chaussée un vestibule central de 1 m 15 de large avec un escalier de grenier en bout.


A droite la salle de classe (6,50 x 6,80). A gauche une cuisine (3,73 x 4,55), une chambre (2,92 x 4,55).


En sous-sol une cave


(6,45 x 3,57). A l’étage le grenier.


1837 Le coût de construction s’est élevé à 4.990 F.


1842 Le 26 Décembre il a été procédé à l’adjucation dans la construction d’un mur de clôture au jardin de l’école. Il a été procédé à l’adjucation au rabais et à l’extinction des feux de 27 m de longueur sur 3 m de hauteur formant une superficie de 81 m compris fondation et chaperon en pierres plates, 50 cm d’épaisseur en bons moellons coins et chaînes à 6 m de distance en pierre de taille de Mérard, construit en bon mortier d’argile et enduit des deux faces à moellons parans en bon mortier de chaux et sable.


Estimation ; 3 F le mètre. Ensemble : 243 F. Après plusieurs feux de rabais, les feux se sont éteints sur le dernier rabais mis par le sieur Arcillon Alexandre, Auguste, maître-maçon à Angy pour la somme de 235 F.


++++


Mouy ( de 1818 à 1945 )


 


1818 Bail de 200 F avec Horoy Honoré pour l’établissement d’une école d’enseignement mutuel dans le " ci devant château". En 1824 il est question de reprendre le bâtiment pour y installer la mairie.


1831 Location d’un bâtiment à l’hospice, pour tenir l’école des filles, en fait on entérine une situation.


1832 L’école actuelle est beaucoup trop petite pour contenir 80 à 100 enfants, projet de construction d’une école mutuelle pour garçons et filles rue Cayeux. Le maire est disposé en faveur d’une telle école, coût 14.233 F. La construction achevée en 1836, exigera des travaux supplémentaires : 64 pieux,34 racinaux (ancienne gendarmerie).


1834 Vente d’un bâtiment rue St-léger, ayant servi d’école de garçons à un horloger. Il faut emprunter 7.000 F pour construire une nouvelle école, plus grande, rue Cayeux. En 1835, l’État accorde un secours de 1.000 F pour le mobilier. La maison du maître, architecte (Bellanger) de Clermont coûtera 3.320 F. Il faudra encore paver la rue, impraticable 6 mois par an : 2.140 F et on s’arrête à l’école.


1837 Séparation entre grandes et petites à l’école des filles à l’aide d’une cloison.


1845 On parle de créer une seconde école communale. 1856 l’école de garçons et filles sera exclusivement destinée aux garçons, pour les filles on loue une maison, rue Chantereine (R. Floury).


1861 Recherche d’un terrain pour construire une nouvelle école de filles. Horoy propose gratuitement 10 ares. Le Conseil Municipal fait la sourde oreille puis répond : le terrain proposé est marécageux et serait trop coûteux.


1862 à 1868 Construction d’une école de filles rue de l’Hôtel de Ville architecte Samson, coût 38.862 F plus 10.000 F pour le terrain. Quand l’école est construite le Conseil municipal s’interroge et Moisan fait rapport. L’Instruction publique dit-il " est la question vitale... en elle se conduisent le développement de la civilisation et la marche de tous les progrès ". L’actuelle école de garçons peut, au plus, recevoir 130 élèves " dans une atmosphère insuffisamment salubre " ; la nouvelle école de filles peut recevoir 180 voire 200 élèves ; on peut installer 20 lits en dortoir dans les mansardes, mais encore disposer d’un grand jardin pour des cours d’ horticulture fortement encouragée. Conclusion " il y a là tous les éléments utiles a une bonne et rationnelle organisation de l’école communale de garçons". Pour les filles l’actuelle école de garçons conviendra ; le Conseil municipal (16 oui et 4 non) acquiesce.


1870 Le Conseil municipal ne veut " rien refuser de ce qui peut être nécessaire au développement de l’instruction des enfants pauvres "et vote 25 F pour chaque école "afin qu’elles donnent les fournitures classiques aux enfants dispensés de la rétribution scolaire."


1872 Nouveau tarif pour la rétribution scolaire. Les garçons : 1,25 F au dessous de 7 ans ; 1,75 F de 7 à 10 ans, et 2,25 F au dessus de 10 ans. Filles : 1 F jusqu’à 8 ans, 1,75 F au dessus.


1873 Construction d’un gymnase (de plein air) où seraient admis les enfants de l’école communale de garçons ; coût des agrés 307 F. On l’installe sur la place communale pour le glisser ensuite vers l’école des garçons.


1878 Achat de la propriété Hochard rue Cayeux, pour agrandir l’école maternelle ; 16 000F, puis 24 590 F à la réception en 1881.


1878 Demande de création du 3 ème d’adjoint. 1200 F de matériel scolaire.


1878 Madame Crouzet, Directrice de l’école des filles part en retraite ; institutrice laïque ou congréganiste pour la remplacer. Le conseil municipal vote "laïque " à l’unanimité.


1878 Dépenses scolaires 6.800 F.


1879 Création d’une fosse d’aisances, de 4 cabinets, de 6 urinoirs aux garçons.


1880 A l’école des garçons, le poste de 3ème adjoint existe, payé par l’instituteur BOGUET ; la ville lui alloue 500 F pour payer ses adjoints. En 1883, on parle d’un 4ème adjoint ; en particulier pour surveiller la classe du soir fréquentée par plus de 100 enfants. L’école de garçons compte alors 174 élevés. Les études surveillées du soir coûtent 400 F aux garçons, 200 F aux filles.


1881 Le Conseil municipal (Maire Moison) chicane sur la gratuité scolaire pour un fils de gendarme ; c’est une circulaire qui le veut, dit l’administration... Non dit le Conseil municipal... L’administration impose son point de vue.


1882 Création d’un second poste d’adjoint aux filles ; Il y a alors 70 élèves dans la petite classe.


1883 Projet d’agrandissement des écoles ; on commence à acheter des jardins voisins pour disposer de terrain. Il faut aussi une École Maternelle pour cette localité où les enfants appartiennent en majorité à des familles ouvrières. On parle de 200 filles et 183 garçons dans les trois écoles.


1884 Dépenses scolaires 9415 F.


1884 Un quadruple projet est lancé :École maternelle à Mouy, École de filles à Mouy et agrandissement de l’École de garçons. Coût total : 173 397 F


1885 Les fournitures aux élèves Indigents coûtent 545 F aux garçons et 329 F aux filles.


1885 L’école de garçons compte à présent 6 adjoints. Le dernier arrivé, titulaire du brevet supérieur, sera chargé de la classe de cours complémentaires que l’on installe dans le dortoir du pensionnat, on veut ainsi " augmenter le niveau des études des titulaires du Certificat d’Études Primaires qui continuent à fréquenter l’école. On apprend que jusque là l’instituteur Roguet disposait du grenier mansardé pour y installer des pensionnaires, l’argent qu’ils versaient servait à payer les adjoints ....


1887 Changements : d’abord le cours complémentaire " n’existe plus " ; ensuite plutôt qu’une nouvelle école des filles, celles-ci vont dans l’école de garçons avec 3 classes (14.056 F). Les garçons auront une école neuve de 5 classes (74.300 F) et on va aménager l’école maternelle rue Cayeux (3.700 F). Pour Coincourt c’est toujours la phase projet : plutôt qu’une école maternelle pourquoi pas une école mixte avec classe enfantine. Le Conseil Municipal donne son accord à cette série de propositions.


1888 Le Conseil Municipal souhaite que les enfants des écoles communales fassent, le jeudi et le dimanche des promenades sous la direction de leurs maîtres ; on suggère qu’ils rédigent des rédactions de leurs promenades c’est une proposition de Baudon qui juge que cela ne pourra qu’améliorer l’éducation des enfants qui les jours de congés, vagabondent trop souvent dans les rues... Il y a des maîtres volontaires pour cette activité surtout réservée, aux garçons, une indemnité est votée.


1889 Dépense de 251 F pour chaussures et tabliers donnés aux enfants pauvres des écoles communales.


1889 L’école de filles (3 classes) compte 152 élèves dont 15 titulaires du CEP. Un projet de cours complémentaire est dans l’air ; puis, au vu de la qualité de la nouvelle directrice, 24 élèves de l’école congréganiste sont passés en public. Conclusion : une 4ème classe demandée.


1891 Installation de l’éclairage au gaz dans les écoles (3.890F).


1892 Démarrage des nouvelles constructions scolaires (cf 1887) ; à cette époque l’école libre accueille 110 filles. 


1892 Garçons et filles reçus au CEP se voient offrir un voyage à la mer.


1893 Le CM délibère des statuts d’une future cantine scolaire.


1894 A l’école de garçons on projette la création de " cours spéciaux " destinés aux titulaires du CEP : histoire et géographie, littérature, sciences physiques, chimiques et naturelles, langues vivantes, " comptabilité commerciale et industrielle ". Le CM avait songé à un EPS Garçons puis y a renoncé : échec des essais antérieurs, concurrence des lycées et collèges d’enseignement moderne. Vers 1860 nous dit le rapporteur " Monsieur Vasseur, notre vieux et vénérable Maître à presque tous, avait institué une sorte de Cours supérieur " ; ses leçons "ont permis à un certain nombre d’élèves l’entrée des écoles spéciales de l’État ". En 1890 l’enseignement a changé, mais on peut donner à "ceux qui restent dans le pays une instruction solide, pratique, qui leur permettra de s’adapter mieux, à telle ou telle branche du commerce ou de l’industrie".
 


1903 Un legs Raboisson pour un prix de couture à l’école des filles.


1904 Le CM vote 211 F pour la fête de l’enseignement laïque.


1905 Fermeture de l’établissement du Sacré-cœur de Jésus : 22 Internes, 68 externes (dont 17 fillettes en classe enfantine). Il faut que les écoles publiques accueillent 50 élèves supplémentaires. Cela pose des problèmes pour l’école des filles : 4 classes, qui loge aussi l’École Primaire Supérieure (3 classes puisque 3 années) ; au total 154 élèves. On évoque, comme solution à moyen terme, l’installation de l’EPS dans un immeuble séparé. Mais on décide aussi l’achat de la maison mitoyenne de l’école de garçons, dite " immeuble Baron " (12.500 F) pour loger les 50 filles de l’école religieuse.


1906 Vote de 200 F à De Winter ; chef de l’harmonie, pour ses cours de solfège et d’instruments dans les écoles.


1909 Les instituteurs adjoints surveillant la cantine touchent 300F.


1910 Les deux adjointes des écoles maternelles de Mouy et Coincourt reçoivent une indemnité de 2,50 F par jour pour le service de vacances qu’elles assurent en août et septembre.


1913 Pour les fournitures scolaires on donne 800 F pour la papeterie et 800 F pour les livres. En 1922 ce sont 2.380 F de fournitures pour Prévost à Beauvais.


1914 (juillet) achat de 138 F de jouets (en guise de prix) pour les enfants de l’école maternelle ; pour les écoles primaires 516 F de livres de prix.


1915 On a installé l’école ménagère chez un particulier, boulevard Surville, l’école des filles n’ayant pas de place pour l’accueillir.


1920 Vu la fluctuation des prix le CM invite les instituteurs à réduire leurs besoins en fournitures.


1921 Crédit de 300 F pour un voyage des enfants reçus au CEP dans les pays dévastés par la guerre(secteur de Noyon).


1922 Reconstitution de la Caisse des Écoles créée en 1886 ; les membres fondateurs versent 50 F (pour 5 ans), les autres verseront 5 F. Les membres du comité sont les 4 directeurs (trices), le maire, Raboisson comme président et le Conseiller Général Thiret.


1922 Ouverture d’un cours d’adultes suivi par 14 élèves dont 3 illettrés.


1922 Vote de 500 F pour un outillage de travail manuel à l’école de
garçons.


1935 Grâce aux " libéralités " de Raboisson (il paie directement d’ailleurs) le chauffage central est installé aux écoles garçons, filles et Maternelle.


École Primaire Supérieure de Filles.


1890 A l’école des filles ce sera un Cours Complémentaire que l’on créera ; ou plutôt, une " École Primaire Supérieure " (EPS-F). La nomination de Mme Moreau, auparavant directrice de l’École de filles (avec CC) de Crèvecœur y encourage. D’ailleurs Mme Moreau souhaite créer un pensionnat pour accueillir des jeunes filles ; ce qui permettra d’atteindre un effectif suffisant pour obtenir la création de l’école. Le CM s’engage à faire face aux dépenses. Ce nouvel établissement apportera aux jeunes filles un débouché (l’enseignement) qui ne procure pas le Cours Complémentaire. 


1893 la nouvelle directrice, Mlle Courtin, se préoccupe des équipements : dortoir, salles de dessin, musique, atelier ; coût 40.000 F, architecte Beauvais. L’EPS se greffe sur l’école des filles ; elle sera achevée en 1898. En 1894 on parie d’enseigner l’anglais mais qui le pourra ; il n a pas de spécialiste à Mouy. A cette date l’EPS compte 32 élèves. Rappel : cette école prépare au Brevet élémentaire de Capacité ; il permet d’enseigner ; ou de concourir pour aller l’École Normale.


1905 à 1908 L’EPS est passée de 30 à 75 élèves dont 53 Internes ; l’école des filles peut d’autant moins les contenir qu’arrivent les fillettes de l’école congréganiste fermée. Solution : l’achat de la propriété Véret-Commien (nom d’un ancien maire) située entre les anciennes et nouvelles routes de Noailles, maison bourgeoise, parc, en terrasse surplombant la route, avec des " arbres magnifiques ", 78 ares de terrain. L’acte de vente apprend que, avant Véret Commien l’avait achetée en 1894 à Volgrand-Chanteple qui, lui-même, la tenait, par héritage, de Chantepie Edouard, ancien notaire (et maire). La maison servira de logement à la Directrice (et une partie sera transformée en dortoir) ; on confie à l’architecte Bordez la réalisation d’un bâtiment neuf comprenant les salles de classe, d’études, le réfectoire, la cuisine, les dortoirs, les douches et cabines de bain (avec baignoire), chauffage central.
 Coût : 45.000 F pour la propriété, 110 000 F pour le bâtiment neuf ; le Conseil général (1906) apporte 27.000 F en constatant que " depuis 11 ans " l’école fournit du tiers à la moitié des élèves de chaque promotion de l’École Normale de Filles de Beauvais. Une pétition imprimée circulera, il semble, si l’on croit le cachet figurant sur plusieurs feuillets ", que la manufacture de chaussures Garnier en soit le maître d’œuvre : on proteste "contre l’achat de cette propriété " et " les dépenses projetées sont sans profit pour les habitants ". Parmi les 52 signatures, outre quelques ouvriers cordonniers et des inconnus, on trouve des industriels, du drap (Tiffeneau, Commien, Fauquiet de la chaussure (Garnier) puis encore Raboisson, Cormont (l’un et l’autre conseiller ou maire à un moment ou un autre).


1911 A la création de l’EPS le CM accordait une bourse (50 F) à quelques jeunes filles habitant Mouy pour suivre les cours en qualité d’externe. Ensuite la ligne budgétaire a disparu. Le nouveau CM la recrée : 200 F et (50 F par jeune fille " méritante" ) On ajoute 20 F par garçon fréquentant les Cours Complémentaires - et méritants bien sûr.


1925 Pour faire face à une probable augmentation des effectifs le maire va à Cuy où un baraquement d’État ayant servi de mairie école pourrait convenir à une classe provisoire ; location : 1 F symbolique mais il faut refaire le toit, actuellement " en carton bitumé ".


1929 On Installe l’électricité : 8.610 F.


1938 Les communes limitrophes ne pourraient-elles contribuer aux frais de l’internat de l’EPS ? l’IA apporte quelques Informations : 182 élèves dont 136 Internes puis 46 externes ou demi-pensionnaires (dont 3 de Bury, 3 d’Angy, 1 de Balagny). Il voit mal comment on pourrait demander quoique ce soit à ces communes, d’autant que les demi-pensionnaires paient déjà leur demi-pension. En fait, bientôt, un décret va sortir révisant la gestion des internats.


1945 Désormais l’EPS est" Collège Moderne de jeunes filles de Mouy ". En 1946 la Ville décide de prendre à sa charge les frais de l’externat " ; pour l’internat rien à faire.


Neuilly Sous Clermont


1832 Introduction de l’enseignement mutuel pour 70 enfants.


1843 Projet de construction d’une Maison d’École Primaire. Il se ferait sur un terrain communal au lieu dit " la plaine du marais " longeant la rue de la place du marais. La population étant de 423 habitants, il faut prévoir pour 70 élèves. La classe offrant un espace de 56 m2, chaque élève se trouvera avoir un espace ,080 m2 c’est-à-dire égal pour ne pas dire supérieur à celui exigé maintenant par les autorités de l’Instruction primaire. Le montant de la dépense 7.987,40 F.


1847 Considérant que le terrain sur lequel doit être placée la maison d’École est situé presque à l’une des extrémités du pays, dans un endroit humide où se trouvent toujours des grands arbres, que des eaux de source et d’autres croupissantes environnent l’emplacement, il y a lieu de changer d’emplacement.


1847 Le Conseil municipal se porte acquéreur d’un terrain pour l’école de 7 ares à 27 ca. Les terrains seront vendus par les époux Chevallier-Collier, Darcaigne Antoine, Bruiet Paul, Bruiet Jean-Baptiste.


1847 Le sieur Duhamel Max Severin maître-charpentier à Bailleval ayant mis un rabais de 7,5 % sur 9.538 F 92 soit 715,42 la dépense pour la construction de la mai-son école, d’un lavoir, d’un abreuvoir sera de 8.823,50 F. La commune vendra aux enchères publiques 10 parcelles de terrains communaux soit 6 ha 49 ares 34 ca. Mise à prix 8.686 F. Il est par ailleurs demandé une subvention de 852,02 F ;


1849 Les travaux s’achèveront fin mai, le montant réel des travaux a été de 12.873,50 F. La vente des terrains a rapporté 10.035 F. Une subvention de 800 F a été accordée. Le déficit à payer sur le budget... sera de 2.038 F auquel il y aura lieu d’ajouter 646 F pour le mobilier scolaire.


Rousseloy


1834 Charles Clopier, maire, loue une maison pour loger l’instituteur et y faire l’école. Le bail est de 6 ans et le loyer annuel est de 40 F.


1843 Le sieur Georges Hippolyte Thiot ayant présenté :


1 °) un brevet de capacité pour l’instruction élémentaire


2°) des certificats de moralité de Messieurs les Maires de Beauvais et d’Ully-St-Georges. II est engagé par le Conseil municipal comme instituteur au traitement fixe annuel de 300 F ;


1848 Un bail de 3 ans est signé entre Monsieur Allard et la commune pour loger l’instituteur et tenir la classe, fermage annuel, 60 F


1854 Acquisition et construction d’une maison d’école à usage des deux sexes. Les dépenses se décomposent ainsi :


Prix d’acquisition de la maison : 


Le vendeur est Auguste Cyprien Vittard charretier demeurant à Montataire.


 1625 F.


 


 

Frais d’actes, enregistrement, jurges légales 


 250 F.

Montant des intérêts  200 F.
Frais de construction avec honoraires de l’architecte.


3296 F.

 


 5371 F.


La commune dispose de 3.571 F. Elle bénéficiera d’une subvention de 1200 F. Il restera 600 F à prendre sur le budget.


1859 L’adjucation des travaux est pour Victor Leschevin maître-maçon demeurant à Martincourt le montant de l’adjudication était de 3510,30 F, auquel s’est ajouté 678,04 F de travaux supplémentaires et 325,43 F d’intérêts au 30 juin 1862.


1860 Procès verbal de réception des travaux.


1891 Vote d’une indemnité de déménagement de 25 F à l’instituteur et une gratification de 25 F en vue de lui témoigner sa satisfaction pour la bonne tenue de sa classe pour le zèle dont il fait preuve dans toutes les parties de son service.


++++


Saint-Félix



 


 


 


 


1865 La propriété que la commune se propose d’acquérir est située sur la place de l’Église. Elle tient d’un côté au sieur Bazin Jules, d’autre côté à la grande rue de Saint-Félix, d’un bout à la maison d’école et d’autre bout à la place de l’Église. Cette propriété possède y compris l’emplacement des bâtiments une superficie de 7 ares 24 ca.


Prix : 3106 F. Vendeur : Désiré Augustin Coignon né à Saint-Félix le 2 juillet 1843 scieur de bois demeurant à Hermes.


1866


Clermont, le 9 Janvier 1866,


A Monsieur l’Inspecteur d’Académie, Monsieur l’Inspecteur,


La propriété que la commune de Saint-Félix demande l’autorisation d’acquérir et de procéder dans les conditions les plus favorables à l’agrandissement de la maison d’école qui dans son état actuel suffit à peine aux besoins du service.


Au moyen de l’acquisition projetée, on pourra avoir des préaux séparés, des entrées distinctes, l’instituteur aura un jardin convenable, les classes ne seront plus suspendues pendant les séances de Conseil municipal, les recettes du percepteur, les réunions des répartiteurs. Je ne vois donc qu’avantage à ce que le projet soit approuvé.


Je suis avec respect Monsieur l’Inspecteur, votre très humble et obligeant serviteur.


L’Inspecteur Primaire


1866 Le 2 Février l’achat est réalisé. Pour faire face à la dépense la commune dispose d’une somme de 1200 F provenant de l’excédent de la vente de foins et propose d’acquitter le surplus au moyen d’un prélèvement annuel de 600 F sur le produit des ventes d’herbes à faire en 1866, 1867 et 1868, et si besoin est sur une vente d’arbres murs et bons à abattre.


1875 Projet de transformer le presbytère en école mixte. Refus de l’Inspection Académique.


1876 Devis pour salle d’école, logement d’instituteur. Mairie 6110 F, lieux d’aisance : 820 F. Honoraires de l’architecte : 348 F. Total : 7.308 F.


1876 L’Inspection Académique accepte le nouveau projet.


1879 Contentieux entre l’entrepreneur et la mairie. Un jugement du 25 Avril 1879 condamne la mairie à payer 11.000 F de travaux à l’entrepreneur.


1879 L’ancienne maison à usage d’école acquise en 1865 est vendue 2500 F.


1893 Le Conseil municipal vote un crédit de 120 F pour acheter des livres à la bibliothèque scolaire.


Thury-Sous-Clermont


1820 Les habitants demandent l’autorisation de faire bâtir une maison école sur une place vague près de l’Église.


1821 M. Baudelocque, Maire de Mouy chargé d’examiner le projet, a reconnu que l’emplacement proposé présentait de graves inconvénients et qu’il serait préférable d’acheter une maison. Il ne reste qu’à attendre le résultat de généreuses intentions de Monsieur le Comte de Cassini.


1836 Dans sa visite de l’École de Thury, Monsieur l’Inspecteur des Écoles Primaires du Département de l’Oise demande :


1 °) de faire percer sur la rue deux croisées,


2°) de carreler l’école à neuf, 


3°) de blanchir les murs,


4°) de changer complètement le mobilier.


II a encore fait observer que jusqu’à ce jour le Conseil municipal n’avait pas désigné d’enfants pour être admis gratuitement à l’école que c’était essentiellement recommandé par la loi sur l’instruction primaire et qu’il était indispensable de s’y conformer.


Le Conseil après avoir mûrement réfléchi, et avoir reconnu que les changements étaient nécessaires a délibéré à l’unanimité :


1 °) de vendre les genévriers qui sont sur la côte de Thury,


2°) de vendre les herbes d’une partie des marais communaux. Et si le produit de ces ventes ne suffit pas pour les travaux à faire on prendra du temps avec les ouvriers, et le restant des travaux sera remis à une autre année.,


3°) d’admettre gratuitement à l’école huit enfants des plus indigents qui seront nommés chaque année par le Conseil municipal.


1879 Corson Philogène, Chef cantonnier demeurant à Hondainville vend à la commune une grange sise près de l’Église, laquelle est destinée à l’établissement d’une école moyennant 500 F.


La dépense à faire pour la construction du bâtiment et pour divers travaux d’appropriation 4207 F.


L’ École Primaire supérieure de Mouy


Le développement de l’enseignement primaire supérieur se fit assez tardivement dans l’Oise, sans doute du fait de la présence d’un réseau relativement dense d’établissements secondaires publics et privés.


L’annuaire de l’Oise de 1910 mentionne le lycée de garçons et le collège de jeunes filles Jeanne Hachette à Beauvais, les collèges de Compiègne, Clermont et Noyon, pour les établissements publics ; pour le secondaire privé on avait l’institut du St Esprit et l’Institut agricole international à Beauvais, l’École de l’île de France à Liancourt, une institution à Compiègne, St Vincent fondée en 1836 - à Senlis et Ste Marie à Pont Ste Maxence.


Les E.P.S. n’apparurent pas avant les années 1890 et se réduisirent, jusqu’en 1914 à deux principaux établissements publics, Mouy pour les jeunes filles, Creil pour les garçons.


Auparavant, si l’on excepte les deux écoles normales de Beauvais, créées en 1882, l’enseignement primaire supérieur se réduisait à quelques "cours spéciaux" dispensés dans un certain nombre d’écoles primaires, dont les meilleures acquirent le statut de cours complémentaires annexés à ces écoles. Le rapport de l’inspecteur d’Académie sur la situation de l’enseignement primaire de la fin de l’année 1881 fait mention de 19 écoles primaires possédant une "classe supérieure" (2 de garçons, 17 de filles), préparant au brevet élémentaire et aux écoles des arts et métiers. Le même rapport annonçait pour 1882 la création d’une E.P.S. à Méru et celle de "cours complémentaires d’enseignement supérieur" à Crèvecœur, St Just en Chaussée, Mouy, Grandvilliers Compiègne. Ces projets ne purent être menés à bien car l’année suivante, la situation était presque identique (16 "cours supérieurs" de filles et 3 de garçons) ; en 1883 Creil ne put obtenir, malgré le vœu émis par le conseil d’arrondissement de Senlis, la création d’une E.P.S. de garçons et il est seulement fait allusion en 1884 aux cours complémentaires de Crèvecœur et Grandvilliers. En 1888 il n’y avait toujours pas d’E.P.S. publique dans l’Oise, mais seulement deux établissements privés qui en faisaient fonction, situés à Compiègne et à Clermont de l’Oise.


Il faut attendre les années 1890 pour que se mette en place le premier grand établissement primaire supérieur public dans l’Oise, avec la création de l’E.P.S. de jeunes filles de Mouy.


Les débuts de L’E.P.S. de jeunes filles de Mouy (1890 - 1914)


Peu de choses prédisposaient à priori Mouy, petite ville ouvrière d’environ 3500 habitants, à sa fortune scolaire à la fin du siècle dernier, si ce n’est peut être sa bonne situation géographique.


Chef lieu de canton industriel déjà en déclin - on mentionne à la fin du siècle dernier une baisse démographique liée à la fermeture de certaines usines - Mouy se trouve sur la vallée du Thérain, à mi-chemin entre Creil et Beauvais, bien relié par chemin de fer à ces deux villes, et seulement à 9 Km de Clermont.


La création de L’ E.P.S. de jeunes filles, dont le rayonnement fut bientôt départemental, fut le fruit avant tout d’une politique scolaire municipale particulièrement en pointe


( Municipalité radical-socialiste très avancée, l’administration communale de Mouy attacha un grand prix au développement de l’école publique et laïque dans les années 1890 et 1900 ; outre les efforts menés pour la création et l’extension de l’E.P.S. de filles, mentionnons la création dès juin 1893 d’une cantine scolaire, l’impulsion donnée en 1894 au rétablissement de cours spéciaux puis d’un cours complémentaire à l’école de garçons, les sacrifices consentis pour le développement des cours professionnels publics pour adultes (dessin, musique, sténographie...), sans compter tout ce qui concernait l’amélioration des locaux scolaires ou l’extension du personnel enseignant.) autant que d’initiatives enseignantes locales, bien relayées au niveau de l’inspection académique.


Le "cours supérieur" de l’école publique de filles de Mouy avait obtenu en 1890 le statut de cours complémentaire. Grâce au dynamisme et au dévouement compétent de la directrice de l’école Mlle Coron, ce cours s’était bien développé, attirant de nombreuses boursières, obtenant de bons résultats, notamment au concours d’entrée à l’École Normale. Trois ans après sa création, le C.C. de Mouy comptait 24 jeunes filles réparties en deux divisions pour les trois années d’études . Ce succès poussa l’inspection académique de l’Oise à proposer sa transformation en E.P.S. de jeunes filles pour la rentrée d’octobre 1893. Ce projet rencontra immédiatement l’agrément de la municipalité de Mouy qui, à la suite d’un rapport favorable du maire, le 27 mai 1893, prit la décision, le 17 juin, de voter les crédits nécessaires à la création de l’établissement.


S’appuyant sur les encouragements flatteurs de l’inspecteur d’Académie, ( Selon ses propos, rapportés le 27 mai 1893 par le Maire, "...le cours complémentaire a fait ses preuves, et si une E.P.S. doit réussir quelque part dans le département, c’est à Mouy que le succès doit avoir lieu... ")

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