Bandeau
Patrimoine Culturel et Historique du Canton de Mouy
Histoire de notre Canton
Descriptif du site
Mouy - L’église St Léger
Article mis en ligne le 27 juin 2014

par Mauricette
logo imprimer


VISITE de L’église St Léger de Mouy (France-Oise)



 


Le choix du site de l’implantation de l’église 


Le choix du site n’est pas le fait du hasard, un cimetière, une rivière, et une forteresse entourent le monument.

Le cimetière 


En juillet 1950, des tranchées ouvertes sur la place Cantrel, à l’occasion de pose de canalisations, mettent à jour un nombre impressionnant d’ossements, crânes, côtes, os longs, remontant d’après leur aspect, à « des temps reculés ». Un sarcophage enterré à 40 cm sous le pavage de la chaussée laisse voir une auge en pierre tendre dont les parois sont épaisses de 6 à 8 cm. Les spécialistes venus sur place reconnaissent un cimetière gallo-romain et situent les inhumations entre le VII et le Xème siècle, à l’époque de la dynastie carolingienne.


Des tombes de cette espèce se rencontrent fréquemment à proximité des voies anciennes de communication. II faut se rappeler que Mouy se trouvait à l’intersection de la grande voie romaine qui allait de Beauvais à Litanobriga (cité ancienne près de Senlis, maintenant disparue) et de la voie secondaire de Méru à Mouy par Cauvigny.

La forteresse


La présence d’une place forte est fort probable dès le IXème siècle, pour protéger les populations des pillages des Vikings remontant les vallées. Un château a été implanté au point de passage de la rivière. Pour le moment rien de tel n’est attesté, pas plus que l’existence d’une première église, même si les édifices romans s’élèvent à Saint-jean-du-Vivier, Heilles, Bury, Rousseloy, Cambronne, Angy, Cauvigny, etc.


Les dimensions de l’église construite à Mouy aux XIIe et XIIIe siècles, laissent à penser que la population du moment était suffisamment conséquente et disposait d’un lieu de culte sur place sans doute devenu trop petit.


A la même époque, en 1225, à Beauvais, il est décidé de construire la cathédrale Saint-pierre. Voulant réaliser le plus grand édifice gothique du moment, les architectes furent téméraires, les voûtes du chœur s’écroulèrent en 1284. Au XIIIème siècle, on ne construit plus comme avant. On veut des bâtiments plus hauts, avec de grandes fenêtres laissant passer la lumière à travers les vitraux. 


L’Église vue de l’extérieur


L’église et la rivière


A l’époque de la construction de l’église, le Thérain coulait dans son lit naturel, le cours actuel est une volonté des hommes pour faire tourner des roues à aubes. En rapprochant la rivière de l’édifice, on lui apporta humidité et risque d’inondation. Pour se prémunir de tels inconvénients, il fallut rapporter de la terre autour de la construction. C’est ainsi qu’il faut descendre quelques marches pour entrer dans le bâtiment. (Breuil le Vert, Cires les Mello, Foulangues etc. pour des raisons similaires ou autres sont dans le même cas.)


L’église de Mouy est classée dans les édifices de style gothique. Nous la voyons sept siècles après sa construction. C’est une vieille dame qui porte les stigmates de la vieillesse et les cicatrices de multiples réparations, ajouts ou agencements survenus au long des générations.


Nous vous proposons un parcours autour et dans ce lieu de culte qui a marqué des dizaines de générations de Mouysards ne serait-ce que par les baptêmes, mariages et enterrements qui ont rythmé la vie de nos prédécesseurs.


Avant de commencer la visite, il convient de s’éloigner un peu de l’édifice et de gagner le square jean Moulin. Si vous vous placez dans la direction du clocher, vous avez à votre gauche les restes du château, (une tour a réussi à traverser les siècles), à votre droite la rivière qui se déverse en tourbillonnant dans son véritable lit situé à 1 ,50 ou 2 mètres plus bas.



L’église vue de l’extérieur


Depuis le square, vous pouvez vous rendre compte que le clocher a un air "pataud". Vous avez raison, à l’origine il y avait une flèche de pierre, fine et élancée, un ouragan l’a fait tomber une première fois en 1450.


Reconstruite, elle devait de nouveau s’écrouler et être remplacée en 1757 par ce clocher en ardoises qui, sur sa base carrée, semble pouvoir résister aux vents impétueux de la Picardie.


D’ici, l’église nous présente son chevet, c’est à dire la partie la plus orientale du chœur De forme arrondie, éclairée par des fenêtres en ogive surmontées d’oculus, décorée de pointes de diamant comme beaucoup d’églises de la région, c’est sans doute la partie la plus remarquable du monument. Ce chœur a été édifié selon l’estimation des spécialistes vers 1160/1175 ce qui est exceptionnel pour l’époque !


Près du clocher, une brisure dans une fenêtre nous rappelle les chutes antérieures du clocher.


La vue est malheureusement gâchée par le mur avec sa porte de garage. Les morceaux de toits que l’on aperçoit sont des extensions adossées à l’édifice qui abritent la sacristie et une chapelle réservée aux seigneurs de Mouy. (17ème)


Revenons maintenant sur la place qui borde l’église sur sa face méridionale. Cette place qui accueille maintenant le marché hebdomadaire était occupée jusqu’en 1587 par le cimetière communal’. Le transept est éclairé par deux grandes fenêtres géminées inscrites sous un arc de décharge qui monte jusque dans la corniche le long de la toiture. II est flanqué d’une tour, qui contient un escalier desservant le clocher et les combles.


 


Un cadran solaire est en place sur l’un des angles de cette tour. En observant son orientation qui est plein sud, on s’aperçoit que l’édifice n’est pas tout à fait orienté ouest-est.


La remarque qui saute aux yeux quand on regarde ce côté, est l’irrégularité des arcs qui passent au-dessus des fenêtres du haut. La présence de ces arcs témoigne des difficultés rencontrées par les bâtisseurs quand ils voulurent poser une voûte au XVIème siècle. Après avoir élevé les quatre contreforts pour renforcer les murs, il fallut soulager les larges fenêtres du haut qui menaçaient de ne pas résister à la poussée, par des arcs de décharge. Quand on voit les déformations subies, on comprend que ce n’était pas inutile. 


Les quatre travées de la nef n’ont pas le même écartement. La première, (la plus éloignée du chœur) bien que sa fenêtre soit plus large, nous apparaît plus importante que les suivantes. (4,46 m au lieu de 3,54 m entre les piliers.)


Nous repassons devant l’entrée principale qui a été refaite en 1860 à la façon du XIIIème siècle. Une vierge en orne le tympan.


La baie de gauche possède un beau remplage (armature de pierre dans l’intérieur de la fenêtre) de la moitié du XIIIème siècle.
 


De cet endroit on remarque que les contreforts ont perdu les pinacles qui les couronnaient (sans doute un rajout du XVIème sur les contreforts du XIIIe). La pierre n’a pas résisté aux vicissitudes du temps il ne reste qu’un unique exemplaire sur le côté Nord. De même la croix qui dominait le sommet du toit a disparu.


Avançons dans l’impasse de l’église. Nous marchons sur un fossé couvert qui amenait l’eau au niveau de l’actuelle poissonnerie où tournait une roue. Après la petite porte nous longeons la partie de l’église refaite aux XVIème et XIXème siècles après les destructions provoquées par la chute du clocher. Les fenêtres sont de style néo-roman c’est-à-dire qu’on s’est inspiré du roman pour faire des fenêtres arrondies mais de très grandes dimensions pour satisfaire la mode du moment. Les modillons ne ressemblent pas à ceux de la nef et indiquent la partie réparée.

Une rosace fin du XII, début du XIIIe occupe le pignon du transept. II faut pénétrer dans la cour du presbytère pour voir la chapelle construite sur le chevet nord et qui s’intègre bien à l’ensemble. 


 


 


 


 


 


Entrons dans l’Église par la petite porte 


Entrons dans l’église par la petite porte (restaurée en 1860). Dès l’entrée, nous sommes surpris par la faible hauteur des voûtes. Les piliers sont courts. (Probablement que le sol a été surhaussé à cause des inondations et les supports rebâtis en sous œuvre, difficile de situer l’époque !) La pierre grise ou noire accentue encore cette impression d’écrasement. Par contraste, la nef semble élancée. Remontons sur la gauche vers le transept nord et la chapelle consacrée à la Vierge. Les voûtes de cette partie de l’église sont supportées par des arcs en forme d’anse de panier caractéristiques de l’époque renaissance. On ne s’est pas contenté de réparer les dégâts causés par la chute du clocher, on a également profité de l’occasion pour alléger les arcs et permettre ainsi au regard d’embrasser tout le chœur.


De larges fenêtres, au sommet arrondi, éclairent l’environnement de la chapelle qui, située au nord, devait être sombre.


Ces changements datent de 1560 . Trois statues accompagnent l’autel (sculpté à Mouy par Gouget) : Sainte-Anne à gauche, la Vierge au milieu et Sainte Philomène à droite. Le sol est recouvert de carrelage provenant de l’usine Boulanger d’Auneuil, entre autres quatre carreaux représentant les 4 évangélistes.


Ce transept nord est éclairé par une rosace du XIIème. A gauche de la chapelle de la Vierge, le plus vieux vitrail de l’église dans une sorte d’oculus, deux personnages réparent ou fabriquent des souliers rappelant ainsi l’importance du passé industriel de la chaussure pour la commune. Il s’agit de Saint-crépin et Saint Crépinien, patrons des cordonniers.


En se retournant vers l’arrière, on découvre deux vitraux offerts par un industriel du XIXème siècle, M. Collard, qui avait fait construire la cité Herminie à Bury pour loger ses ouvriers. On dit que Sainte-Catherine à droite, a le visage de Mme Collard et que Saint-joseph à gauche, a le visage de son époux, pour ce dernier il est possible de le vérifier puisqu’un buste de marbre le représente à la Mairie de Mouy.


Continuons à descendre le bas-côté. En passant devant la porte par où nous sommes entrés, levons la tête et regardons la clef de Voûte. Certains disent que ce sont des anges qui disent bonjour et au revoir aux bons paroissiens. Mais que seuls ceux qui le méritent peuvent les entendre !


Nous passons près d’une Vierge tenant l’enfant jésus tout nu dans ses bras. La chose n’est pas courante, sans être exceptionnelle. L’enfant tient dans une main une grappe de raisin et dans l’autre une boule représentant l’univers.
 


La Nef se compose de quatre travées...


Nous sommes maintenant à l’extrémité ouest de la nef, prenons le temps de nous asseoir. La nef se compose de quatre travées, la première est plus grande que les autres. Deux piliers sont plus massifs. Longtemps on a pensé que l’église avait été prolongée d’une travée, cette hypothèse est maintenant abandonnée.


 


 



Cette première travée est remarquable par sa voûte. La clé, d’où partent Huit nervures, porte un blason. On y distingue un entrelacs de fleurs de lys et de croix entourant un cercle, partagé en quatre parties avec au centre un petit écu barré. Chacun des quarts de cercle est meublé différemment.


Une tribune en bois porte à première vue un orgue. Il paraît qu’en réalité il ne s’agirait que d’un harmonium perfectionné. En tout cas, cet " harmonium" dispose d’un clavier pour les pieds. Dans son compte-rendu de la messe de minuit de Noël 1923, le journaliste du journal de Mouy rapporte : « Le jeu des grandes orgues répandait sous les voûtes ses harmonieux accents qui berçaient les esprits »


Une discrète inscription, placée juste au-dessous de la tribune, rappelle que le généreux donateur a choisi un orgue médaillé d’or à l’exposition de 1867.


On accède à cette tribune par un escalier très étroit dissimulé parmi les placards.


Si nous regardons vers le haut nous apercevons des fenêtres aveuglées. Pourquoi les avoir construites si c’était pour les supprimer ? Ce sont en fait des ouvertures sur combles comme on peut en voir à Cires les Mello ou Agnetz qui permettaient une aération et devaient modifier la réverbération des sons. C’est vraisemblablement pour lutter contre le froid que ces ouvertures ont été murées.


 


Des photos, prises lors d’une réfection de toitures, montrent que ces fenêtres sont construites comme celles des bas-côtés. Celles de gauche sont différentes de celles de droite.


Le fait qu’elles soient dissemblables ne s’explique pas pour le moment. Toutefois ce n’est pas par hasard si les ouvertures de gauche reprennent la forme et la dimension des fenêtres du bas-côté droit et si les ouvertures de droite sont semblables aux fenêtres du bas-côté gauche, il y a là, sans doute, un début de réponse.


Continuons vers le bas-côté de droite où sont les fonts baptismaux. La grille qui les entoure est une réalisation remarquable. Le vitrail qui éclaire l’endroit représente Saint Jean-Baptiste. Une inscription rappelle que Marie Thouret baptisée là en 1715, carmélite à Compiègne, fut guillotinée à Paris au temps de la Révolution.


A quelques années près, le curé qui baptisa la petite Marie aurait pu être Louis Salentin, prêtre partisan de la Révolution et dont les sermons furent imprimés par " Les Amis de la Constitution". Dans la lettre qu’il écrivit à Necker, ministre des finances de l’époque, Louis Salentin proposa pour renflouer le trésor royal, « la refonte de tout l’or et l’argent enfermé dans les églises et qui ne sert pas au culte des autels ». 


L’église fut fermée au culte de 1793 à 1795 et utilisée comme lieu de réunion par les citoyens. Vidée une première fois durant les guerres de religion, une seconde fois sous la Révolution, il ne faut pas s’attendre à trouver des objets très anciens, les cloches elles-mêmes furent fondues à l’exception d’une seule utilisée pour prévenir les habitants.


...nous atteignons le transept sud...


Après être passés devant un vitrail représentant Saint-Joseph, nous atteignons le transept sud. Sur la droite, un autel est surmonté d’une peinture représentant Saint Jean-Baptiste.


Cet autel provient de l’abbaye de Saint jean du vivier. Joseph Crouzet qui en était devenu propriétaire après la Révolution, l’a donné à l’église de Mouy. « C’est un autel très simple, dans le style du XVIIème siècle ; dans le panneau central est placé un tableau représentant le baptême de Saint-Jean »


L’autel est encadré par les statues de Saint Jean-Baptiste (à gauche), Saint-Nicolas (à droite). Saint-Antoine de Padoue est au milieu.


La clé de voûte porte un blason représentant la main d’un officiant en habits sacerdotaux et deux poissons. II s’agit des armes d’un évêque : Villiers de l’Isle Adam qui exerça sa charge de 1497 à 1 521. Ce même blason figure sur la façade de l’ancienne évêché de Beauvais.
 


A gauche de l’autel, encastrée dans la boiserie, une porte permet d’accéder au clocher. Les combles de l’église sont le domaine des pigeons qui malgré des grillages placés devant les ouvertures, trouvent des passages pour aller nicher et fienter sur la charpente. Une inscription figure au-dessus de la voûte du transept nord et indique que les voûtes ont été reconstruites en 1860.


On accède au clocher proprement dit par un escalier de meunier. L’unique cloche est désormais immobile, des marteaux électriques effectuent les différentes sonneries à la demande.


Les portes suivantes desservent la sacristie. Une chapelle est occupée par un petit autel dédié à Saint-Joseph. La Chapelle abritait autrefois un « tombeau », ou mise au tombeau du Christ



 


Sur la gauche de cette chapelle se trouve une petite cloche. Son histoire remonte aux guerres de religions. A la fin du XVIème siècle, la Chrétienté se partage entre protestants et catholiques. A Mouy, le seigneur est protestant et il tient tête aux troupes catholiques de la ligue. Alors qu’il revient d’un déplacement fait pour le service du roi, il trouve son château en partie brûlé. Profitant de son absence, Nicolas Godin, Maire de Beauvais et ligueur convaincu, est venu avec ses sbires pour tout détruire. Le seigneur décide en représailles de chasser hors de la ville les catholiques (ils s’installent à Coincourt) et de réquisitionner l’église, la moitié pour les chevaux, l’autre moitié pour le prêche.


 


 


Plus tard, le seigneur donnera un terrain pour que les catholiques aient un lieu de culte. C’est là que sera édifiée la chapelle Saint-Laurent qui tint lieu d’église paroissiale pendant quinze années.


La chapelle est détruite en 1794 et il n’en reste que cette cloche.


Une pierre d’autel marquée Saint-Louis est fixée au mur. Rappelons que l’église a été construite en partie pendant son règne (1226-1270).


Dirigeons-nous vers le centre de l’église...


 


Dirigeons-nous vers le centre de l’église, le trou circulaire que l’on voit dans la voûte a permis le passage de la cloche. Nous sommes sous le clocher à la croisée du transept. Les deux premiers piliers de la nef sont plus massifs que les suivants et de même taille que les avant-derniers. Le pilier nord-est a été refait en même temps que les chapelles du transept nord, les autres piliers de la croisée datent de la fin du XIIe début du XIIIe.


C’est un bon endroit pour observer le vitrail situé dans un oculus, au-dessus de la tribune. On y distingue dans le quart supérieur gauche la tête d’un évêque, sa crosse et un marteau. II s’agit de Saint-Eloi patron des forgerons et protecteur des chevaux. Dans le coin supérieur droit une tête de femme avec une flèche. II s’agit de Sainte-Ursule, patronne des drapiers. Dans le quart inférieur gauche, un homme couronné : il s’agit de Saint-Louis. La sainte représentée en bas à droite est Sainte Cécile.


Une inscription laisse lire Chantepie déjà signalée dans les combles.


Le chœur de forme polygonale est en entier du XIIème siècle (1160-1175). C’est une construction exceptionnelle pour l’époque ! Le mur de droite est un remplissage d’ouvertures donnant sur deux pièces réservées au seigneur en particulier et à « une sacristie-débarras ». On peut accéder à ces pièces par la chapelle Saint-Joseph.


Sur le mur sont fixés les restes de deux sculptures en bois représentant Marie et Saint-Jean. Ce seraient-là une partie de poutre de gloire qui aurait pu être en place à l’avant du chœur.


Au fond du chœur se trouve le maître autel. Entièrement sculpté, il est du XVIIème siècle. Deux petites statuettes, Saint-Jean baptiste et Saint-pierre ont été dédaignées par les vandales qui ont emporté les cinq autres.


Les bas-reliefs qui décorent la table d’autel sont relatifs à la Vierge : de droite à gauche, naissance de la Vierge, Annonciation, Marie au pied de la croix, Visitation, Nativité.


Derrière l’autel on peut voir les statues en bois polychrome de Saint-léger, saint patron de l’église et de Saint-Laurent, patron secondaire de l’église et patron des pauvres.


Au-dessus de ces statues, des reliques de ces deux saints.


 


Les trois verrières qui éclairent le chœur font d’abord connaître les noms des donateurs. On distingue pour chacune une partie haute et une partie basse.
 


Parties hautes : de gauche à droite, la Vierge, le Christ, (au pied de la Croix deux anges agenouillés) et l’apôtre Jean.


Parties basses : à gauche, Abel qui est selon la bible pasteur de troupeaux, tient dans ses bras un agneau qu’il semble apporter à son voisin. Melchisédech, un roi prêtre couronné, présente un pain rond en forme d’hostie et un calice.


Au centre, représentation allégorique de l’Église et de sa rivale la Synagogue. L’Église a l’apparence d’une femme couronnée, tenant dans une main un calice contenant le sang du crucifié et dans l’autre une lance verticale. Cette reine triomphante s’oppose à la Synagogue qui, elle, est aveuglée, a sa lance brisée et laisse choir les tables de la loi.


A droite, Abraham et son fils Isaac sont deux personnages de la bible. Dieu demande à Abraham de faire le sacrifice de son fils (le couteau) au dernier moment il arrêtera le bras meurtrier et se contentera du sacrifice d’un animal (l’agneau). En rapprochant ce vitrail à celui de gauche on peut y voir un symbole eucharistique.


Saint-léger de Mouy est une des églises de la paroisse Sainte-claire créée il y a quelques années et qui regroupe plusieurs villages.


Cet édifice remarquable par son architecture est aussi un témoin de la vie économique et sociale des habitants de Mouy. La force motrice du Thérain, le développement de l’industrie de la chaussure, du drap, la culture du vignoble, les querelles religieuses ou politiques, etc. ont laissé des empreintes qui ne sont pas toujours faciles à discerner.



pucePlan du site puceContact puce

RSS Valid XHTML 1.0 Strict

2014-2017 © Patrimoine Culturel et Historique du Canton de Mouy - Tous droits réservés
Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.85.4