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Patrimoine Culturel et Historique du Canton de Mouy
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Hondainville : L’église Saint-Aignan
Article mis en ligne le 26 juin 2014

par Mauricette
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L’église Saint-Aignan de Hondainville


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L’implantation


Le village d’Hondainville (ou Houdainville au XVIIIème siècle), bâti de nos jours à proximité du marais où coule le Thérain, s’étend le long de la rivière à distance suffisante pour éviter les inondations.
Il semble que les premières habitations se soient faites sur les flancs de la colline dite de la grande garenne (Sud Est de Butteaux). Les lieux dits « four à chaux », « le chaud four », attestent d’une activité certaine sur les pentes de ce qui est devenu maintenant le parc de St Aignan.


Les ruines qui ont été trouvées dans le cimetière communal au début du XVIII siècle, pourraient être les restes d’une première église paroissiale. Les sarcophages mis à jour près de ces ruines sont en pierre de Mérard, Ils étaient rangés par lignes et renfermaient outre les ossements, des lacrymatoires des poteries, des armes brisées et autres débris.(Cité par Graves : précis statistique sur le canton de Mouy)


Description de l’église depuis l’extérieur


L’église actuelle, isolée sur une place engazonnée et fleurie, est magnifiquement mise en valeur. Il ne faut pas beaucoup d’imagination pour penser qu’un cimetière, ou un jardin dépendant d’un château aujourd’hui disparu, entourait la construction comme souvent dans un grand nombre de communes. Ici rien ne nous permet d’affirmer que c’était le cas, certains auteurs pensent même, en s’appuyant sur l’existence du cimetière actuel et surtout sur la proximité des ruines d’un édifice religieux, que cette église n’était qu’une ancienne chapelle. (La chapelle St Aignan était peut-être l’église paroissiale. Graves : Précis statistique)


L’édifice, en forme de croix latine, montre au premier coup d’œil, des différences bien nettes. La nef est une partie ancienne. Les contreforts espacés régulièrement, encadrent des ouvertures en plein cintre, étroites et caractéristiques de l’époque romane. Ces fenêtres sont surmontées d’une archivolte décorée en pointe de diamant.
Si vous êtes un tant soit peu observateur, vous avez repéré les « cicatrices » laissées dans la pierre des murs du pignon, par les remaniements successifs. Depuis la route, sur le mur Sud, on devine qu’une porte a été bouchée. Une telle porte donnant directement sur un cimetière est appelée porte des morts (A Cambronne, Heilles, Bury, Ansacq de telles portes existent ou ont existé) ce qui conforte l’idée d’un cimetière ; De même la croix de pierre que vous avez peut-être vue en vous approchant au milieu d’un bouquet d’arbres, pourrait jouer le rôle de la croix des morts (A Cambronne il ne reste que le socle, à Heilles la croix est maintenant dans l’église) placée au milieu des sépultures.


Approchons-nous de cette partie sud de la nef épaulée de plusieurs contreforts régulièrement espacés. Des baies décorées de pointes de diamants recueillent la lumière, plus haut, une corniche dont il ne reste que quelques corbeaux, court le long du mur. Encore plus haut, sur les murs des pignons, on voit que la toiture est moins élevée que celle qu’elle a remplacée. La différence pourrait s’expliquer par l’abandon d’une couverture en chaume au bénéfice de la tuile. Rappelons que durant les guerres de religion du XVIème siècle, les incendies dévastent les maisons couvertes en chaume ou en roseaux. En 1831, sur les trois tuileries du canton, deux sont sur le territoire d’Hondainville.(Sur les 69 maisons du village, 15 sont couvertes en tuiles, 13 en tuiles et chaume et 40 sont entièrement en chaume).
Avançons nous vers la gauche, passons devant le portail (nous y reviendrons plus tard) et continuons notre tour de la nef par son côté Nord.


Le transept

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Il est percé par des baies bien plus larges et plus grandes que les ouvertures de la nef, leurs parties supérieures sont garnies d’un réseau de pierres sculptées où viennent s’insérer des vitraux. Les contreforts qui contiennent les poussées internes sont protégés de la pluie par une couverture en bâtière caractéristique de l’époque gothique . La jonction du transept avec le reste de la construction laisse supposer des difficultés de raccord entre ces deux parties de la construction.


Le clocher


Il est implanté au niveau de la croisée du transept. Détruit en partie pendant la dernière guerre, il a été reconstruit en 1945, c’est un remarquable travail de charpente.


Le chevet

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Poursuivons le tour de l’église pour nous arrêter près du chevet. (La partie la plus orientale, le sommet de la croix). Il s’agit d’un chevet plat, percé de trois baies, celle du milieu étant plus élevée.

On retrouve la décoration en pointes de diamant signalée pour les ouvertures de la nef. Le chevet qui abrite le chœur, est du même style que la nef (XIème/XIIème siècle).

Le petit bâtiment qui jouxte le chevet est plus récent, il a été rajouté et, malgré son architecture grossière, sert de sacristie. La couleur des portes attire irrésistiblement le regard des visiteurs.
Sur le transept Sud une tour octogonale abrite l’escalier qui conduit au clocher. Nous achevons notre promenade et atteignons la façade occidentale (Une église est généralement orientée vers l’Est (orientée vient du nom Orient). L’autre extrémité forme la façade occidentale).

Le portail


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C’est un portail roman avec un arc brisé en tiers-point. Deux voussures en forme de boudin s’appuient sur des chapiteaux à feuillages, supportés par des colonnettes. La porte à deux vantaux présente à son sommet une statuette en bois représentant la vierge portant l’enfant Jésus. On la distingue à peine dans la couleur uniforme de l’ensemble.
Au-dessus du portail, la façade est percée d’une baie surmontée d’un cordon en dents de scie (ou pointes de diamant).


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L’intérieur de l’église


La nef


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Entrons, nous sommes surpris par les couleurs de la lumière à travers les vitraux qui illuminent l’édifice. En levant les yeux nous découvrons que la nef a une charpente apparente supportant un lattis de bois en forme de voûte.
Les quatre entraits correspondent aux contreforts aperçus à l’extérieur. A gauche un vitrail représente St Hubert patron des Chasseurs et protecteur des chiens de chasse. Il est invoqué en outre contre la rage et les morsures de serpents. 


JPEGPrès de la porte une plaque en marbre rappelle que l’église a connu des dégâts de guerre en 1944.
A droite les fonts baptismaux, une inscription gravée sur la base de la cuve donne le nom du donateur et la date incomplète de la donation (cette date figure dans la brochure de Michèle Brichez).
 


Le vitrail situé au dessus des fonts baptismaux représente St Georges terrassant le dragon. Cet officier de l’armée romaine engage un combat acharné avec le dragon dont il sort vainqueur. C’est le patron des chevaliers. On peut dater les vitraux de l’église de la seconde moitié du XIXème siècle. Les baies suivantes ont pour sujet :
A droite : St Antoine et son cochon invoqué contre le mal des ardents » (provoqué par l’ergot du seigle), la lèpre, la gale. (ne pas confondre avec St Antoine de Padou qui est invoqué pour retrouver les objets perdus).
A gauche : St Henri qui, pour l’occasion, ressemble à St Louis.


Au-dessus de la porte d’entrée, le vitrail représente St Aignan qui est le patron de l’église.


St Aignan est lui aussi un saint guérisseur, invoqué pour la guérison des eczémas, de la teigne et des maladies de la peau en général. En tant que patron de l’église il est représenté un peu plus loin en statue, crosse en main et mitre sur la tête. Il semble en réalité que la statue du saint qui bénéficiait d’une chapelle spécifique dans le transept sud ait cédé sa place à plus important.
Le vitrail suivant représente St Joseph, patron des charpentiers et patron des ouvriers (En 1955 Pie XII institue une seconde fête à Joseph le travailleur, fixée au 1er mai, jour de la fête des travailleurs). La nef se termine un peu plus loin (marquée par un dénivelé), avec à droite un petit autel en bois peint et à gauche une chaire pour les prêches importants.


Une vierge à l’enfant, tenant une grappe de raisin dans la main droite, accueille le visiteur dans ce qui sert de chœur depuis le retournement des autels face aux fidèles. Notons que la première marche est formée par les deux moitiés d’une pierre tombale gravée au nom de Louis Pohiet.


Avant de continuer levons les yeux pour voir à la hauteur du lattis un Christ en croix accompagné à gauche par Marie et à droite par St Jean.


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La croisée du transept


Nous sommes maintenant dans la croisée du transept. Le clocher est situé au-dessus de nos têtes. Une voûte en pierre a remplacé le lattis de bois. La disposition des stalles délimite un espace. Un autel, au centre, est tourné vers la nef. Les chapiteaux des deux piliers ouest sont décorés de figures grimaçantes. En face, deux bannières brodées qui servaient dans les processions, l’une à la gloire de St Aignan (décorée d’épis de blé et de raisin) l’autre à la gloire de la vierge (piétinant un serpent). Dirigeons-nous dans le transept sud, longtemps appelé chapelle St Aignan ou plus exactement chapelle St Agnan.

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Le transept sud


Le vitrail a pour thème : Laissez venir à moi les petits enfants. La chapelle était autrefois réservée à St Aignan et à St Louis. Au fil des ans (fin XIXème, début XXème), le clergé a freiné l’importance des saints dans la ferveur populaire. L’exemple de cette chapelle en est l’illustration même : St Louis a disparu de l’église (sauf sur un vitrail dédié à un Henri ?) St Aignan a été relégué dans la nef, tous deux remplacés par deux statues représentant le Christ.


L’autel est en bois. Le retable se compose de quatre colonnes torses surmontées d’un fronton brisé. Des vases et des têtes d’anges ailés décorent les sommets.


Un tableau des donateurs figure sous le nom St Agnan, très proche du banc réservé au Château. Une inscription figure pour rappeler aux villageois que la place est réservée. L’intérêt est de nous rappeler la double orthographe de Aignan.


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Le chœur


Eclairé par cinq baies et voûté de pierre, il a été habillé de lambris de chêne au cours du XVIIIème siècle. Il peut se fermer, côté transept par une grille formant table de communion.


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Deux niches, de part et d’autre d’une porte aménagée derrière l’autel axial, accueillaient autrefois les statues en pierre de St Pierre et St Paul (Pour des mesures de sécurité, elles ont été transférées (Contacter la mairie ).


La lumière vient du fond à travers des vitraux représentants St Pierre à gauche, le christ roi au milieu et St Paul à droite. Sur les côtés figurent les évangélistes sous l’aspect symbolique.


Derrière le maître-autel, un grand bas-relief en bois évoque en haut, la Résurrection du Christ et montre en bas, un ange expliquant aux saintes femmes que le tombeau est vide.


L’éclairage électrique est particulier : les ampoules sont disposées en guirlande sur le haut de la boiserie et autour des socles des statues.


Le transept Nord


II est réservé à la vierge qui bénéficie d’un autel de marbre (en partie) et est éclairé par deux larges vitraux illustrant :


• La Pentecôte (la vierge au milieu des apôtres)


• Le couronnement (au ciel).


Devant l’autel, fixée dans le mur, une plaque de marbre conserve, gravé au burin, un long texte difficile à lire à cause des mots pas toujours compréhensibles et de l’usure de la pierre. Il s’agit d’une sorte de testament datant de 1628.


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Les fondations


A la fin du Moyen âge se répand l’idée qu’à l’heure de la mort, ceux et celles qui ne sont pas en paix avec leur conscience, peuvent encore échapper à l’enfer qui leur est promis.
L’église offre une dernière chance aux mauvais chrétiens en leur donnant la possibilité de purger une peine plus ou moins longue au purgatoire, pour espérer ensuite connaître le paradis. Pour que ce temps d’attente soit le plus court possible, il convient de donner, par testament, des biens ou de l’argent, à ceux qui gèrent les intérêts de l’Eglise, afin que des messes et des prières soient dites pour le repos du défunt. Cet engagement prend le nom de fondation.


Grâce à l’excellente brochure de Mme Michèle Brichez (Notes historiques sur la paroisse d’Hondainville (consultable à la mairie d’Hondainville) nous disposons de quelques exemples de fondations passées entre des fidèles et les marguilliers (Nom de chacun des membres qui composent le bureau du conseil de fabrique) de la paroisse d’Hondainville.


11 novembre 1544


Fondation par Anne Le Couturier, veuve de Simon, vigneron, demeurant à Clermont, au profit de la Fabrique (Groupe de personnes qui veillent à l’administration des biens de l’église) d’Hondainville, de plusieurs arpents de prés, à la charge pour les marguilliers :


De faire chanter et célébrer chaque année le second mercredi de Carême, une haute messe avec ; vigiles (Nom donné aux matines et aux laudes de l’office des morts) et recommandations, à l’intention de ladite Le Couturier, de ses parents et amis décédés.


De porter à l’offrande de ladite messe un pain et une chandelle de valeur chacun, de deux deniers, avec une pinte de vin et un denier attaché à ladite chandelle. De faire dire ledit service à la chapelle Saint-Aignan où est le cimetière.


22 juillet 1538


Fondation de messire Louis de Béthencourt, seigneur de la Motte, paroisse d’Hondainville. Donation de terres et rentes diverses, à la charge par les marguilliers de faire chanter, tous les dimanches de l’Avent et les dimanches depuis celui de la Septuagésime inclusivement jusqu’à Pâques :


Les vespres et Vigiles des morts à trois leçons (Partie de l’office qui se compose de morceaux de l’ancien ou du nouveau testament et de la vie du saint dont on célèbre la fête). A la fin, le psaume : Lauda anima mea et De profondis, avec prières et oraisons convenables.


Plus, faire chanter le mercredi d’après Quasimodo : Les vespres et Vigiles des morts à neuf leçons (Partie de l’office qui se compose de morceaux de l’ancien ou du nouveau testament et de la vie du saint dont on célèbre la fête) une haute messe solennelle à diacre, sous diacre et choristes. A la fin, l’antienne de Salve regina avec l’oraison convenable.
Et encore, douze basses messes avec annonce les dimanches précédents et le De profondis, le tout à perpétuité.


Codicille du 7 avril 1540


« huit messes dont six à diacre et sous diacre, deux messes basses, un libera à la fin des six hautes messes. Cinq seront chantées le lendemain des fêtes de Notre Dame et la sixième le lendemain des trépassés. La fabrique doit fournir le luminaire.


Juillet 1565


Fondation par dame Angadresme de Crestey, veuve de messire Pierre de Bethencourt seigneur de la Motte : Un obit (Un obit est un service religieux, célébré par fondation, pour un défunt) d’une haute messe le jour de son décès ou de celui de sainte Angadresme avec annonce le dimanche précédent.


3 février 1628


Obit avec messe haute et vigile à trois leçons, vexilla et le salve Regina devant la vierge, par chacun an, le 23 janvier, à l’intention de Messire Thomas Benoît, curé dudit Hondainville.


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La brochure de Michèle Brichez contient d’autres exemples de fondations datées des débuts du XVIIIème siècle, le lecteur intéressé pourra consulter : « Notes historiques sur la paroisse d’Hondainville ». La lecture de ces fondations est une source d’informations sur la vie des villageois de cette époque ou du moins sur les plus aisés d’entre eux, car il faut posséder terres et argent pour espérer que les vivants ne vous oublient pas après votre trépas !


Les détails notés, l’indication des prières à dire, l’annonce des messes, les sonneries des cloches, le nombre de chants, de diacres etc... etc... montrent bien que les donateurs ne sont pas certains que leurs demandes soient parfaitement exécutées après leur départ pour l’autre monde. Pour plus de sécurité certains fondateurs font graver dans la pierre leurs exigences et les affichent devant la communauté des habitants pris à témoin.


Dans notre canton, il en est ainsi : à l’extérieur de la chapelle d’Auvillers (mur méridional, près du chevet), à l’église d’Ansacq (à l’extérieur, à gauche de la porte occidentale), et bien sûr dans l’église d’Hondainville ! approchons nous de cette « pierre de fondation », encastrée dans le mur face à l’autel de la vierge.
Voici le texte tel que l’a transcrit avec son orthographe, à la fin du XIXème siècle, Warmé, notaire à Mouy et historien à ses heures :


« In nomini domini. Amen.


Les marguilliers de l’esglise et Fabrique de l’église (le M.S.agnen de Hondaville sont tenus dès à présent et à perpétuité de faire dire, chanter et célébrer, à l’intention de honorable homme, Me André de la Neufverse, cy devant maire royal Dangy et prévost de Mouy et Bailly dudit Hondainville, ung obit et salut en ladite esglise, en l’honneur de Dieu et de la Sainte Vierge Marie.


Le salut sera dit en cette forme le jour de la Purification de la sacrée Vierge Marie. Au soir se fera procession en chantant la létanie de la Vierge les cloche sonnantz, puis après serait chanté les vespres en ladite chappelle iusque à Magnificat et après le reste à la discretion du curé. Et le lendemain dudit jour, ung obit de deux messes haultes avec vigiles et recommandaces et pour ce, lesdits marguilliers fourniront le luminaire et ornements et feront sonner aux dicts salut et obits.


A quoi les marguilliers s’obligeraient et de faire continuer perpétuellement et d’en faire mettre attache à la muraille de la dicte chappelle vis-à-vis de mon tombeau ou la substance de ces articles sera transcript et donne à la dicte esglise pour ceste fondation de salut et obist cent cinquante livres tz que les marguilliers emploront en bonne rente et achapt de bon héritage et charge de ce que dessus les dictz marguilliers et fabricque et cy oultre ledit deffunt et a donné à la dite esglise la somme de cent livres tz à la charge que les dicts Marguilliers feront mettre un tableau en la dicte chappelle ou aultre ornements de cinquante livres tz qui pour cest effaict seront lesdits tenuz de faire recommandé ledit deffunt les quatre jours nataux (Quatre fois l’an, à savoir Noël, Pâques, Pentecôte et Toussaint) de l’année à perpétuité comme plus au long est porté par le testament et derniere volonté dudict deffunt fait et receu par Mre Martin brinssue le vicaire de la dite esglise le vingt-unième jour de janvier l’an mil six cent vingt huit. Priez Dieu pour son âme. Paster Noster, Ave Maria.
Requiescat in pace »


En français moderne cela donne un texte plus court : « Les marguilliers de l’église d’Hondainville sont tenus dès à présent et à perpétuité, de faire dire, chanter et célébrer à l’intention de Me André de la Neufverse, un office des morts et un salut dans l’église d’Hondainville. Le salut sera dit le jour de la Purification de la Vierge. Au soir ; au son des cloches, se fera une procession avec invocation à la Vierge. Les vêpres seront chantées dans la chapelle. Le lendemain se tiendra l’office des morts : deux messes hautes, vigiles et recommandations. Les Marguilliers feront sonner les cloches et fourniront le luminaire et les ornements. Ces recommandations seront affichées sur le mur face à mon tombeau. je donne 150 livres pour cette fondation. En outre, je donne 100 livres dont la moitié pour un tableau et le reste pour faire recommander le défunt les quatre jours nataux.


Nous terminons la visite devant ce texte que nous lisons près de quatre siècles après sa rédaction. Bien que la langue française ait changé, nous comprenons de quoi il s’agit car, comme en 1628, les hommes ont toujours peur de la mort.


L’église d’Hondainville a gardé un caractère rural, paisible. Bien entretenue, elle est agréable à visiter dans la lumière de ses vitraux. Ses dizaines d’ampoules électriques lui donnent un air de guinguette qui sied bien à la tranquillité du village.


Textes
Janny Noblecourt

Illustrations
Françoise Cassagne


Photos extérieur de l’église


Mauricette PREVOT
Documentation
Principes et éléments de l’architecture religieuse médiévale (Editions fragile)
Précis statistique sur le canton de Mouy (Graves)
Guide iconographique : La bible et les saints (Duchet-Suchaux)
Petit glossaire pour les églises (J.Cabanot.)
Mouy et sa région (Warmé)
Notes historiques sur la paroisse d’Hondainville (Michèle Brichez)



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