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Bury
Article mis en ligne le 17 juin 2014
dernière modification le 30 juin 2014

par Mauricette
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BURY


La commune de BURY avec ses 2 658 habitants est la plus importante du canton après le chef-lieu dont elle est très proche. Les 1 705 hectares occupés se partagent entre le chef-lieu de commune et deux hameaux SAINT-CLAUDE et MERARD.


La commune de BURY est au nombre de celles dont l’origine remonte aux temps les plus reculés du Beauvaisis. On ne peut en douter, puisque beaucoup de documents attestent que cette localité fut visitée et agitée par les Romains, avant que les Normands ne viennent la piller et la détruire. L’histoire nous montre Clovis 1er passant à peu de distance de BURY, chassant de la Gaule les cohortes de Romains, oui avaient pu y rester.


Au XIe siècle, c’est le chef-lieu d’une châtellenie dépendant de l’évêché comté de BEAUVAIS.


L’église Saint-Lucien constitue un jalon important dans l’histoire du développement de la voûte sur croisée d’ogive ; technique venue de la Normandie. Dans le deuxième quart du XIIe, les moines bénédictins reconstruisent l’église en la voûtant. Dans le troisième quart du siècle, on voûte la nef et on construit un transept à la croisée. Au début du XIIIe, l’extension de l’église est décidée. La longueur totale est maintenant de 45 m 35, la largeur de la nef d’axe en axe des piles de 6 m 23. La hauteur moyenne des voûtes de la nef est de 11 m 90 et la hauteur du chœur 17 m 18.



La nef comprend 4 travées flanquées de collatéraux. Les trois premières du XIIe siècle constituent la partie la plus remarquable de l’église. La quatrième travée a été construite au XIIIe. Tous les arcs de la voûte sont brisés.


Le chœur comprend 2 travées droites flanquées de bas-côtés prolongeant les collatéraux de la dernière travée de la nef. Les retombées entre ces deux travées sont supportées par une pile ronde. Cette ordonnance rappelle les travées alternées du premier art gothique.


Sur les collines qui dominent BURY au nord se trouvent d’anciennes carrières dites : "Carrières de MERARD", autrefois exploitées à ciel ouvert. Des comparaisons et examens semblent prouver que les carrières de MERARD contenaient les différentes qualités de pierre, roche ordinaire, grignard, pierre fine, etc... et que c’est avec la pierre extraite de ces carrières que fut édifiée l’église de BURY.


L’intérieur de l’église a été badigeonné à la chaux au moins 2 fois, sur le premier badigeon d’un ton ocre très soutenu, les joints réels des piliers et les joints fictifs sur les murs et les voûtes étaient peints d’un brun rouge qui s’alliait fort bien avec le fond. Enfin à plusieurs reprises l’église toute entière a été recouverte d’un enduit plus clair et plus épais sur lequel on peint les joints horizontaux et verticaux d’un seul trait de couleur blanche ce qui donne à l’intérieur de l’église la clarté et l’unité que nous admirons aujourd’hui.


Les fonts baptismaux forment une masse monolithique d’une pierre dure et grisâtre ; ils se composent d’une cuve ornée de volutes à pointes de diamants, de feuilles de chêne, de fougère et de vigne. L’exécution de ces fonts semble remonter à la seconde moitié du XIIe siècle et serait l’œuvre d’un atelier de TOURNAI.


Le Tryptique de la passion : le très beau retable sculpté à plein bois que l’on pouvait admirer sur le mur occidental a fait l’objet d’un arrêté de classement le 17 juin 1901. La date de 1548 estampillée sur le sépulcre du Christ apporte une précieuse indication car il n’était pas d’usage de dater ces retables. Les restes de ce retable sont désormais exposés au musée départemental à BEAUVAIS.


Le peintre Nicolas Bertin, mort en 1736 après avoir dirigé l’Académie de France à Rome, avait fait don au père Pelletier, curé-Prieur de BURY de plusieurs tableaux datés de 1723, 1725, 1727. Ce sont de grandes compositions emphatiques et d’ailleurs fort altérées par l’humidité que l’on voit aujourd’hui sur les murs des croisillons. Ils représentent St-Nicolas, le martyre de St-Lucien, la vierge marchant sur le serpent, etc...


Le Beffroi, à un seul étage, contient trois cloches dont la plus ancienne date de 1663


La chapelle de St-Claude fut fondée en 1527 par Claude de DURANT, Chevalier, seigneur de THURY-SOUS-CLERMONT d’abord, et ensuite de DURY-SAINT-CLAUDE,


L’origine du hameau de MERARD remonte également à la plus haute antiquité. Ce serait vers la fin du XIIIe siècle que l’on aurait vu un couvent sur les lieux. Ce couvent a été vendu comme bien de main-morte à l’époque de la révolution de 1793. Les plans de MERARD qui existaient aux archives du département de l’Oise et qui portaient les dates de 1755 et 1758 nous montrent aussi la chapelle et une prison qui existaient sur un terrain voisin et n’étant séparées que par un mur. L’historien Graves ajoute que la chapelle est du XVe siècle. MERARD fut incendié en 1835 et reconstruit dans le courant des deux années suivantes.

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