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Patrimoine Culturel et Historique du Canton de Mouy
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Rousseloy
Article mis en ligne le 17 juin 2014
dernière modification le 30 juin 2014

par Mauricette
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ROUSSELOY


Il y a actuellement 320 habitants sur les 378 hectares que représente la superficie de ROUSSELOY, autrefois RUSSELOY. Les premiers éléments dont nous disposons datent de 1366 et attestent que ROUSSELOY, ou "ville à quatre coutures" située entre MARTINCOURT et BARISSEUSE, était plus importante que de nos jours et se trouvait au centre de vignobles qui s’étendaient jusqu’à CLERMONT. La population de FLANDRES a également diminué.


En 1501, une monographie de ROUSSELOY par le Docteur PARMENTIER nous apprend que Jacques de PIENNES fut enterré dans l’église de ROUSSELOY ainsi que sa femme.


Dans le dallage de l’avant-chœur est encastré une pierre tombale où l’on peut lire l’inscription suivante en caractères gothiques : "Ci-gist Jacques de PIENNE ... du dict PIENNE ... et dame des dis lieux, laquelle trespassa en ces lieux le XXXème jour du mois d’aoust mil cinq cens et vingt deux. Dieu en ayt les âmes".


Il est regrettable que l’inscription soit incomplète car la généalogie de la maison de HALLUIN par le Chanoine LA MORLIERE et celle du Père ANSELME ne mentionne pas Jacques de PIENNES à la date indiquée.


Sa famille possédait de grands biens dans la région et l’un de ses membres Louis de HALLUIN, seigneur de PIENNES, de MAIGNELIERS, etc..., était Gouverneur de Picardie. Après avoir été prisonnier de Louis XI ce prince l’attira à son parti, le fit son conseiller et Chambellan.


Lorsque le connétable de SAINT PAUL eut la tête tranchée, ce fut Louis de PIENNES qui, un peu plus tard, présenta au Roi les héritiers de ce seigneur et leur fit rendre leurs biens confisqués.


Il était à FOURNOUE en 1495 et mourut en 1518. Sa femme, Jeanne de GUISTELLE, fille de Jean d’ESCLEBESQUE et de Jeanne de la GRUTHUSE, était parente des seigneurs de MELLO. Dans la cloche de l’église de ROUSSELOY on lit : "L’an M.V.C. et III je fus nommée Jeane par M. Jan. de la GRA ... MONT ... j. de PIENE, escuyer." Ne serait-ce pas Jeanne de la GRUTHUSE ?


Cette église Saint-Martin, sur le plateau est des XIIe et XIIIe siècles. Elle était autrefois bien plus importante qu’aujourd’hui. La nef a disparu en 1825, le clocher qui était au centre surmonte maintenant la porte d’entrée. Ce qui reste de ce charmant monument fait regretter qu’il n’ait pu être conservé intact.


Les Archives de l’Oise dans un curieux procès verbal de la visite des églises qui dépendaient de l’Abbaye de ST SYMPHORIEN près de BEAUVAIS, nous donnent d’intéressants détails sur l’état de cet édifice en 1704 :


"Le Mercredi 3 Décembre, on se transporte à ROUSSELOY, distant de MOUY, de deux lieues et l’on visite le chœur et le clocher de l’église. Le chœur contient en longueur trente pieds et demy sur vingt deux pieds et demy de largeur, le tout en dedans œuvre. Il est construit d’une belle maçonnerie de pierre d’apparats en bon estat et de service. Le clocher placé sur le chœur est pareillement construit entièrement de pierre en quarré au-dessus duquel quarré est une flèche à huit pans sur la pointe de laquelle les sieurs curés et les habitants dudit lieu nous ont dit que le tonnerre est tombé il y a quelques années ce qui a obligé de la raccourcir de trois à quatre pieds.


Quant aux livres d’église le missel est défectueux en plusieurs de ses feuillets dont quelques-uns sont déchirés ; d’autres sont détachés ; le graduel et l’antiphonaire ont besoin d’être reliés ; le rituel et le processionnel sont en bon estat."


Les deux toits à double rampant qui recouvrent le chœur sont en pierre, ainsi que celui en forme de dôme de la sacristie.


Derrière l’église, se trouve un calvaire en pierre, de taille.


Sur le bord de la D.110 dans le village, on remarquera une très belle ferme du XVIe, encore en exploitation. En face de cette ferme se trouve la grande aux dîmes.


Le hameau de FLANDRES était autrefois plus important qu’il ne l’est de nos jours. Plusieurs maisons à toits de chaume furent dé-truites au cours d’un incendie et abandonnées depuis.


FOLEMPRISE, ferme importante qui existe encore, située sur une hauteur au-dessus de ROUSSELOY, appartenait autrefois aux Religieuses de SAINTE URSULE de CLERMONT.


Actuellement, dans ROUSSELOY, il existe toujours la ferme de FOLEMPRISE, dont les bâtiments sont encore beaux. Dans cette ferme, on pratique l’élevage de faisans.


Deux lavoirs en construction de pierre du pays seraient également à entretenir et à maintenir dans le village. Il n’y a pas si longtemps, vers les années 1970, les femmes de ROUSSELOY y allaient encore rincer leur linge. L’eau courante n’existe que depuis 1972 environ. Ces lavoirs sont alimentés par de nombreuses sources.


Traverser ROUSSELOY par la D.110 en direction de MARTINCOURT - CIRES-LES-MELLO. Au carrefour avec la D.12, prendre à droite en direction de BURY. Après SAINT-CLAUDE et SAINT-EPIN, prendre à droite en direction de BURY.

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