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Il y a actuellement 320 habitants sur les 378 hectares que représente la superficie de ROUSSELOY, autrefois RUSSELOY. Les premiers éléments dont nous disposons datent de 1366 et attestent que
ROUSSELOY, ou "ville à quatre coutures" située entre MARTINCOURT et
BARISSEUSE, était plus importante que de nos jours et se trouvait au centre de vignobles qui s'étendaient jusqu'à CLERMONT. La population de FLANDRES a également diminué.
Il était à FOURNOUE en 1495 et mourut en 1518. Sa femme, Jeanne de
GUISTELLE, fille de Jean d'ESCLEBESQUE et de Jeanne de la GRUTHUSE, était parente des seigneurs de
MELLO. Dans la cloche de l'église de ROUSSELOY on lit : "L'an M.V.C. et III je fus nommée Jeane par M. Jan. de la GRA ... MONT ... j. de
PIENE, escuyer." Ne serait ce pas Jeanne de la GRUTHUSE ?
Les deux toits à double rampant qui recouvrent le chœur sont en pierre, ainsi que celui en forme de dôme de la sacristie.
La commune de BURY avec ses 2 658 habitants est la plus importante du canton après le chef lieu dont elle est très proche. Les 1 705 hectares occupés se partagent entre le chef lieu de commune et deux hameaux SAINT CLAUDE et MERARD. La commune de BURY est au nombre de celles dont l'origine remonte aux temps les plus reculés du Beauvaisis. On ne peut en douter, puisque beaucoup de documents attestent que cette localité fut visitée et agitée par les Romains, avant que les Normands ne viennent la piller et la détruire. L'histoire nous montre Clovis ler passant à peu de distance de BURY, chassant de la Gaule les cohortes de Romains, qui avaient pu y rester.
Au XIe siècle, c'est le chef lieu d'une châtellenie dépendant de l'évêché comté de BEAUVAIS.
L'église Saint Lucien constitue un jalon important dans l'histoire du développement de la voûte sur croisée d'ogive;
technique venue de la Normandie. Dans le deuxième quart du XIIe, les moines bénédictins reconstruisent l'église en la voûtant. Dans le troisième quart du siècle, on voûte la nef et on construit un transept à la croisée. Au début du
XIIIe, l'extension de l'église est décidée. La longueur totale est maintenant de 45 m 35, la largeur de la nef d'axe en axe des piles de 6 m 23. La hauteur moyenne des voûtes de la nef est de 11 m 90 et la hauteur du
chœur 17 m 18. Le chœur comprend 2 travées droites flanquées de bas côtés prolongeant les collatéraux de la dernière travée de la nef. Les retombées entre ces deux travées sont supportées par une pile ronde. Cette ordonnance rappelle les travées alternées du premier art gothique. Sur les collines qui dominent BURY au nord se trouvent d'anciennes carrières dites : "Carrières de MERARD", autrefois exploitées à ciel ouvert. Des comparaisons et examens semblent prouver que les carrières de MERARD contenaient les différentes qualités de pierre, roche ordinaire, grignard, pierre fine, etc... et que c'est avec la pierre extraite de ces carrières que fut édifiée l'église de BURY. L'intérieur de l'église a été badigeonné à la chaux au moins 2 fois, sur le premier badigeon d'un ton ocre très soutenu, les joints réels des piliers et les joints fictifs sur les murs et les voûtes étaient peints d'un brun rouge qui s'alliait fort bien avec le fond. Enfin à plusieurs reprises l'église toute entière a été recouverte d'un enduit plus clair et plus épais sur lequel on peint les joints horizontaux et verticaux d'un seul trait de couleur blanche ce qui donne à l'intérieur de l'église la clarté et l'unité que nous admirons aujourd'hui. Les fonts baptismaux forment une masse monolithique d'une pierre dure et grisâtre ; ils se composent d'une cuve ornée de volutes à pointes de diamants, de feuilles de chêne, de fougère et de vigne. L'exécution de ces fonts semble remonter à la seconde moitié du XIIe siècle et serait l'oeuvre d'un atelier de TOURNAI. Le Tryptique de la passion : le très beau retable sculpté à plein bois que l'on pouvait admirer sur le mur occidental a fait l'objet d'un arrêté de classement le 17 juin 1901. La date de 1548 estampillée sur le sépulcre du Christ apporte une précieuse indication car il n'était pas d'usage de dater ces rétables. Les restes de ce rétable sont désormais exposés au musée départemental à BEAUVAIS. Le peintre Nicolas Bertin, mort en 1736 après avoir dirigé l'Académie de France à Rome, avait fait don au père Pelletier, curéprieur de BURY de plusieurs tableaux datés de 1723, 1725, 1727. Ce sont de grandes compositions emphatiques et d'ailleurs fort altérées par l'humidité que l'on voit aujourd'hui sur les murs des croisillons. Ils représentent St Nicolas,le martyre de St Lucien, la vierge marchant sur le serpent, etc… Le Beffroi, à un seul étage, contient trois cloches dont la plus ancienne date de 1663 La chapelle de St Claude fut fondée en 1527 par Claude de DURANT, Chevalier, seigneur de THURY SOUS CLERMONT d'abord, et ensuite de DURY SAINT CLAUDE. L'origine du hameau de MERARD remonte également à la plus haute antiquité. Ce serait vers la fin du XIIIe siècle que l'on aurait vu un couvent sur les lieux. Ce couvent a été vendu comme bien de main morte à l'époque de la révolution de 1793. Les plans de MERARD qui existaient aux archives du département de l'Oise et qui portaient les dates de 1755 et 1758 nous montrent aussi la chapelle et une prison qui existaient sur un terrain voisin et n'étant séparées que par un mur. L'historien Graves ajoute que la chapelle est du XVe siècle. MERARD fut incendié en 1835 et reconstruit dans le courant des deux années suivantes. A propos du blason de Mouy
Le 8 FEVRIER 1862 Le Maire de MOUY, Monsieur POUPET décide de "faire un règlement intérieur pour les séances du Conseil Municipal pour prévenir les inexactitudes qui se font remarquer dans l'heure des réunions". Une commission de quatre membres est nommée afin de rédiger le texte. Le projet de règlement est soumis au Conseil Municipal le 9 AOÛT 1862 mais "après la lecture, un conseiller, membre de la commission, s'élève contre l'adoption de ce projet de règlement" et le Conseil Municipal "se sépare sans rien décider". Le 14 AOUT 1862 "le règlement intérieur des assemblées du Conseil Municipal" est adopté. Le texte comporte 10 articles. Les cinq premiers affirment le rôle prépondérant du Maire, Président des séances du Conseil Municipal. Il est à noter, qu'à cette époque, le Maire et les Adjoints ne sont pas élus mais nommés par l'empereur Napoléon III par l'intermédiaire des Préfets et des Sous-Préfets. Les autres articles règlent le problème de l'inexactitude aux séances et de l'absentéisme par la distribution de jetons de présence. Chaque conseiller présent reçoit un jeton d'argent frappe "au frais et au coin du Conseil Municipal". Les Conseillers absents ou en retard sans motif grave "versent au fonds des jetons une somme de un franc pour absence totale et de cinquante centimes pour absence partielle". Chaque Conseiller doit verser vingt francs pour constituer "un fonds de jetons". Ces jetons d'argent portent d'un côté les armes de la Ville de MOUY qui sont : D'Argent à une roue d'engrenage de sable avec broche bobinée et navette d'or placées dessus en croix et chargée au centre d'une tête de bélier de sable encornée de gueules vue de face. Et pour devise sur une banderole d'azur en pointe : "Le travail ennoblit l'homme" Argent = blanc ou argenté Or =jaune ou doré Sable = noir gueules= rouge Azur =bleu Sous une fenêtre de l'école de la rue Jules Ferry (construite en 1860-1865) il y a une reproduction de ce blason de MOUY Qui a créé ces armes ? Qui a créé La devise ? Est-ce une création de 1862, ou y avait-il un blason de MOUY avant ? L'écu est surmonté de tours crénelées pour rappeler la présence du Château de MOUY. La roue d'engrenage, La broche, La navette, Le bélier et La devise montrent la prépondérance de l'activité industrielle et textile dans La ville. La bibliothèque de MOUY possède La photocopie d'une page d'un ouvrage vraisemblablement écrit à La fin du XIXème siècle ; par qui ? C'est un mystère actuellement. Ce texte est une critique de la composition du blason et propose un autre blason plus conforme aux lois héraldiques.
Voici ce texte 1 ° Les attributs des meubles dont Superposés, ce qui est sans exempte, excepté pour du pièces brochantes et dans des cas précis. 2 ° Les métaux sont sur métaux, ce qui est un barbarisme Une des premières règles du blason en ceci est : "Métaux sur couleurs et couleurs sur métaux". 3° Le blason ne comporte que deux métaux : l'Or et l'Argent. 4° La devise, ou "cri " ne doit jamais figurer sur l' écu, mais sur une banderole. 5 ° La couronne murale doit s' appuyer sur l' écu et non pas être en l' air et sans soutien.
Conserver la couronne murale puisque MOUY fut au Moyen Age une forteresse mais la poser appuyée sur l' écu. enfin, faire flotter en dessous la banderole où le cri sera inscrit.
Dans ces conditions, cela est correct et se lit ainsi :
Dans les années 1890, MOUY adopte le blason en quatre parties tel qu'il est décrit ci-dessus. Puis, au début du XXème siècle, en 1908 - 1910, les documents municipaux sont indifféremment marqués par l'un des trois blasons suivants :Le premier est en quatre parties, le second est semblable à celui décrit en 1862 mais avec deux corrections : les tours sont rattachées à l'écu et la devise n'est plus sur l'écu mais sur une banderole (le blason de la rue Jules Ferry n'a pas ces corrections). Le troisième blason est entouré d'une décoration supplémentaire de feuilles de chêne et de laurier. Cette décoration est semblable à celle du blason d'HIRSON retrouvé dans un dossier des archives municipales parmi des papiers datés de 1908. Pourquoi cette ressemblance ? Est-ce L'œuvre d'un spécialiste des papiers à en-tête ?
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