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2 Fabriques de
bouteilles d’acétylène
1 Fabrique
d'articles de bureau
1 Fabrique de cannes
à pêche
2 Fabriques de
boutons
2 briqueteries
3 brosseries
1 fabrique de cardes*
9 fabriques de
chaussures
2 imprimeries
1 fabrique de talons
1 fabrique de tapis
Après la guerre de
1914/1918 le nombre d'usines diminue (regroupement
ou disparition). Les secteurs de la chaussure et du
tissage qui occupaient beaucoup la main d'œuvre
locale sont les plus touchés.
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Toutefois on relève encore :
1 fabrique
d'acétylène
1 fabrique d'articles
de bureau
1 fabrique de cannes
à pêche
1 fabrique de cadres
1 fabrique de
cartonnages
4 fabriques de
chaussures
1 fabrique de
couleurs
1 fabrique de boutons
1 briqueterie
2 brosseries
1 imprimerie
1 mégisserie
1 fabrique
d'uniformes militaires.
(ne figurent pas dans
ces listes les établissements inscrits dans les
communes limitrophes)
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Les activités dominantes de cette époque tournent autour de la
chaussure (essor puis diminution), du tissage (diminution puis
disparition) et de la brosserie (naissance puis extension).
*Les
cardes servent à carder la laine
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Les établissements J-M PAILLARD
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Pour un nouvel habitant de
Mouy, le parc George Sand avec son petit étang, ses arbres, son pont
enjambant un ruisseau, la rivière qui sert de limite, est un endroit
bien agréable et plein de surprises. Comment peut-on s'imaginer qu'à
l'endroit où des enfants roulent aujourd'hui à bicyclette et sur
l'emplacement du parking et du nouveau quartier, se dressaient les
bâtiments d'une usine dont la production était connue partout en
France. Les Etablissements Paillard, puisqu'il s'agit de cette
entreprise, sont connus à Mouy depuis 1898, date du début de leur
implantation dans la commune.
Première en France jusqu'en 1978, la fabrique de tablettes de
couleurs pour l'aquarelle et de lavis a vu le jour à Paris en 1788.
Créée par Monsieur P.C. LAMBERTYE*, elle a été reprise en 1822 par
Monsieur Panier puis en 1850 par Monsieur J-M PAILLARD.
Quarante cinq ans plus
tard, Monsieur Eugène Moreau reprend la société en conservant le nom
de J-M PAILLARD et lui donne une rapide extension.
*Lors d'une exposition
consacrée à Joséphine de Beauharnais au château de la Malmaison à Rueil, on pouvait voir, dans une vitrine où était exposé le
nécessaire de peintre de sa fille Hortense, qu'elle utilisait des
couleurs LAMBERTYE.

►1898
Achat d'une usine à Mouy, dans la vallée du Thérain. Elle utilisera
pour une partie de ses ateliers l'énergie fournie par une puissante
roue hydraulique.
►1903
Monsieur Eugène Moreau constitue « La Société Anonyme des anciens
établissements PAILLARD ».
►1912 Les derniers ateliers
de Paris sont transférés dans l'usine de Mouy. De ces ateliers
parisiens nous ne savons pas grand-chose, si ce n'est la
représentation de l'entreprise sur le nouveau tarif de 1881 (la
réalité a été sans doute enjolivée à cette occasion pour mettre en
avant les magasins de la Société). Signalons l'existence d'un
atelier de fabrication de stylos situé 17 passage St Sébastien qui a
joui d'une certaine renommée.
►1915
La société J-M PAILLARD employait 82 ouvriers d'après la matrice des
patentes (archives de Mouy PP3037).
Dans les pages intérieures du tarif de 1881 sont rappelés les noms
des différents chefs d'entreprise qui se sont succédés à la tête de
cette vénérable maison.
On y apprend qu'en 1878 la Société a obtenu 6 médailles d'argent et
une médaille d'or lors de l'exposition universelle de Paris.
On peut voir également en regardant attentivement le dessin qui sert
de marque de fabrique, à gauche un blason qui rappelle les armes de
la ville de Paris et à droite un blason qui fait penser aux armes «
des laines du bon pasteur » de Balagny.

►1920
L'extension rapide des activités oblige le déplacement de l'atelier
« bois et ébénisterie de bureau », en dehors du site de Mouy. Une
seconde usine dans la commune de Bury va se spécialiser dans le
travail du bois.
Chez J-M PAILLARD le secteur bois n'est pas une activité secondaire,
il est primordial pour l'écoulement de la production de l'usine de
Mouy.
Les troncs de peuplier, d'aulne, de hêtre, de
platane, arrivent directement des forêts voisines. Le poirier
provient des plateaux suisses et le noyer d'Auvergne, les essences
rares : ébène, acajou, tulipier viennent d'outremer. Dés leur
arrivée ils sont tronçonnés en morceaux de 3 à 4 m puis découpés
dans le sens de la longueur en plateaux de 7 à 10 cm d'épaisseur
pour être mis à sécher pendant 2 à 3 ans suivant les essences.
Après séchage,
ces plateaux sont « dédoublés » c'est-à-dire découpés en minces
planches qui seront utilisées dans la fabrication de deux
spécialités :
a) Le dessin :
Planches à dessin - Équerres - Tés - Rapporteurs - Règles Doubles
décimètres - Tampons buvard - Porte plumes
b) L'ébénisterie :
Boîtes à fiches - Classeurs - Coffrets - Vitrines d'exposition
Palettes - Ébauchoirs - Chevalets*-
Mirettes pour modelage
*Une
gamme très importante s'étendant du chevalet d'amateur au chevalet
de professionnel, était vendue dans plus de cinquante pays dont
U.S.A, Grande Bretagne, Allemagne, Italie, etc...
Tous les articles
sont protégés par une laque ou un vernis spécial préparé à l'usine
de Mouy ce qui permet d'obtenir des articles de premier choix qui
portent la marque J-M PAILLARD.
Sur une brochure
descriptive de l'entreprise, éditée autour des années 1925/30, on
relève que l'atelier d'ébénisterie, d'un seul tenant, se compose de
deux parties : la partie machine et la partie travail à la main. On
nous présente une série de machines de ces années-là : scie,
affûteuse, raboteuse, ponceuse, tour à bois, etc...
►1935
Monsieur René Paul Moreau est désigné Président Directeur Général.
►1938
Construction d'une nouvelle usine parachimie (On désigne sous cette
appellation l'usine de Mouy où sont fabriquées les couleurs).


La fabrication
des couleurs Paillard est l'activité la plus ancienne de l'usine.
Les articles qui y sont fabriqués sont connus de tous pour leur
qualité qu'il s'agisse de l'omnigouache comme de l'encre de Chine
Yang-Tsé.
240 personnes travaillent dans ce secteur où sont produits des
articles scolaires ou de loisir.*
*En
1964, 420 personnes à Mouy et plus de 20 à Bury
|
Scolaire : |
Beaux-arts : |
De
bureau : |
|
Gouache au doigt
Gouache liquide
Couleur en poudre
Omnnigouache
Gouache indélébile
Gouache aquarelle en godets et tubes |
Couleur à l'huile
Couleur acrylique*
Pastels
Craies d'art
*Tant
pour la gouache que pour l'aquarelle environ 72 nuances
de couleur sont présentées dans le catalogue de 1881. |
Encre de Chine Yang-Tsé
Colles : Alba Colle pour collage papier, tissu et
bois.
Gomme Sénégal,gomme arabique de haute qualité.
Tampons encreurs |
L'organisation de
cette unité peut se résumer en deux grandes parties :
a) fabrication
Les produits semi liquides : les gouaches, pâtes et huiles (omnigouaches,
huiles, encre pour eau-forte, gouache au doigt).
Les produits en poudre : la gouache en poudre, les pastilles (les
pastilles étant de la poudre comprimée très fortement).
Les liquides : l'encre violette (celle destinée aux écoles de Mouy
était livrée gratuitement en tonnelets), l'encre indélébile de
couleur, l'encre de Chine*,
la gouache liquide.
Les sociétés J-M PAILLARD avaient également une petite usine à
Marseille (La Capellette) qui fabriquait les encres destinées aux
clients d'Afrique du nord.
b)
conditionnement
Un atelier
d'emboutissage pour boîtes en métal permet de fabriquer
intégralement les conditionnements métalliques.
*La
véritable encre de chine n'existe qu'en noire. Chez J.M Paillard
l'encre est obtenue par mixage de noir de carbone, gomme laque et
eau. Elle est ensuite chauffée puis refroidie, elle est alors en
forme de pâte, -;.. réchauffée à 160° puis passée à travers des
grilles microscopiques.
L'atelier le plus
important est naturellement celui des tubes de gouache dont J-M
PAILLARD s'est fait la spécialité.
L'organisation est telle qu'aucune machine n'est réglée à moins
d'une journée de production. La difficulté étant la perte de produit
quand on procède au nettoyage de la machine pour changer la couleur
de la fabrication. L'entreprise dispose donc de machines pouvant
produire pour les plus petites, de 8 à 10 000 tubes/jour, pour les
machines intermédiaires de 15 à 20 000 tubes/jour et pour les
machines de grosses séries, de 28 à 35 000 tubes/jour.
Ces machines sont servies par une à trois personnes, suivant que les
produits sont mis directement en boîte et livrés au stockage "
produits finis " ou en palettes intermédiaires pour être destinés à
l'atelier de garnissage des boîtes et des coffrets.
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