L'Instruction Publique
Les
grandes dates de la législation scolaire
au XIXème siècle
|
1816 |
ORDONNANCE
FAISANT OBLIGATION À CHAQUE COMMUNE
D'AVOIR UNE ÉCOLE AVEC DES
MAÎTRES BREVETÉS. |
|
1830 |
CHARTRE SUR LA LIBERTÉ DE
L'ENSEIGNEMENT
(COMPRENDRE QUE L'ÉGLISE N'A PLUS
LE MONOPOLE). |
|
1833 |
LOI GUIZOT (MINISTRE DE
L'INSTRUCTION PUBLIQUE). ELLE
JETTE LES BASES DE L'INSTRUCTION
POPULAIRE: GRATUITÉ POUR LES
ENFANTS INDIGENTS, ELLE EXIGE
DANS CHAQUE COMMUNE LA CRÉATION ET
L'ENTRETIEN D'UNE ÉCOLE PRIMAIRE. |
|
1834 |
CRÉATION D'UN CERTIFICAT
D'ÉTUDES. |
|
1835 |
CRÉATION DES INSPECTEURS DE
L'ENSEIGNEMENT. |
|
1858 |
DÉCRET EXIGEANT LA SÉPARATION
DES SEXES PAR UNE CLOISON DANS LES
ÉCOLES MIXTES. |
|
1867 |
POSSIBILITÉ DE LA GRATUITÉ
TOTALE DE L'ENSEIGNEMENT
PRIMAIRE DANS LES COMMUNES.
LOI VICTOR DURUY OBLIGEANT LES
COMMUNES DE PLUS DE 500 HABITANTS, À
OUVRIR UN ÉCOLE DE
FILLES. |
|
1881/1882
1889 |
LOIS JULES FERRY: ENSEIGNEMENT
PRIMAIRE PUBLIC OBLIGATOIRE, LAÏQUE
ET GRATUIT. INCITATION À LA
CRÉATION DE COURS COMPLÉMENTAIRES.
LES INSTITUTEURS SONT PAYÉS PAR
L'ÉTAT. |
L'Enseignement Primaire pendant la première
moitié du XIXème siècle dans notre Canton
Dans son ensemble, la situation de
l'enseignement primaire dans l'Oise sous le
premier Empire, la Restauration et la Monarchie
de Juillet, parait moins mauvaise que dans
beaucoup d'autres départements.
Dans le canton de Mouy les écoles primaires
sont au nombre de 12, la ville de Mouy en
comptant 2. Il y a en outre à Mouy un pensionnat
et une école primaire pour l'instruction des
filles.
|
COMMUNES |
Nombre d'écoliers en |
Nombre d'individus
sachant lire et écrire |
|
1823 |
1833 |
en 1831 |
|
Angy |
37
|
41
|
202
|
|
Ansacq |
44
|
40
|
97
|
|
Bury |
35
|
95
|
347
|
|
Cambronne |
44
|
60
|
218
|
|
Heilles |
57
|
75
|
138
|
|
Hondainville |
33
|
50
|
109
|
|
Mouy |
183
|
250
|
980 |
|
Neuilly |
78
|
47
|
204
|
|
Rousseloy |
|
27
|
48 |
|
Saint-Félix |
33
|
50
|
169
|
|
Thury |
65
|
55
|
132 |
|
TOTAL |
609
|
790
|
2644 |
LES
ÉLÈVES
Ils fréquentent les écoles depuis l'âge de
quatre ou cinq ans jusque vers douze ou treize
ans au plus tard. Les classes ne sont bien
suivies que pendant les mois d'hiver, En réalité
des qu'apparaît le printemps la population
scolaire diminue de moitié dans presque toutes
les communes. Dans la région de Mouy, en été, la
quantité des élèves se réduit au tiers ou au
quart. Dès l'âge de douze ans, les jeunes gens
de la vallée, quelle que soit leur instruction
sont employés aux travaux de mécanique. A partir
de cet âge les enfants semblent se détacher de
la famille. Leur salaire est donné aux parents
pour leur entretien et moyennant cet arrangement
les individus des deux sexes deviennent libres
de leur conduite et de leurs actions.
MATIÈRES
ENSEIGNÉES
Dans ces conditions, il est compréhensible que
l'enseignement donné soit très rudimentaire : on
se contente habituellement de la lecture, de
l'écriture et du calcul. Souvent on y ajoute
l'orthographe, parfois la géographie, plus
rarement l'arpentage.
Le règlement préfectoral du 31 Janvier 1803
prévoit deux classes d'écoles primaires :
"Dans les écoles de première classe on
enseignera à lire, à écrire, les quatre
opérations fondamentales de l'arithmétique
appliquées aux nombres entiers, aux fractions
ordinaires et aux fractions décimales, et en
outre les règles de proportion, le nouveau
système des Poids et mesures, et des principes
de l'orthographe...
Dans les écoles primaires de seconde classe,
l'enseignement pourra se borner à la lecture, à
l'écriture, aux quatre opérations fondamentales
de l'arithmétique et au nouveau système des
poids et mesures."
En principe il devait y avoir au moins une
école de première classe par canton. Le
règlement du canton de Mouy, élaboré en 1819,
spécifie que la classe du matin doit être
précédée de prières longues de 20 à 25 minutes.
Le soir, des prières seront dites en français et
on y ajoutera le De profundis pour les parents
décédés. Le catéchisme sera enseigné le mercredi
et le samedi (de la Toussaint à Pâques).
Fréquemment le maître d'école enseigne le
plain-chant, mais il faut entendre par là qu'il
apprend surtout à ses élèves les chants usités
dans le service paroissial.
LEUR
AMÉNAGEMENT :
"Ces écoles ne sont pas des palais ! "
Sous le règne de Louis-Philippe "les classes
sont trop petites obscures... malpropres, trop
basses, mal aérées, et deviennent insalubres en
hiver par l'affluence des élèves."
Il n'y a encore dans le canton que 5 maisons
d'Écoles communales, les autres écoles se
tiennent dans des locaux à loyer qui ne sont
nullement appropriés à leur destination.
Situation des Maîtres
Élection d'un Maître d'École à Cambronne les
Clermont le 6 Août 1786 :
" En l'assemblée générale des sieurs curé,
marguilliers en charge et habitants de la
paroisse de Cambronne... à l'effet de faire
choix d'un magister.
Jean-François Vermand est nommé.
1° Il lui sera fourni par la fabrique 4 setiers
de bled.
2° Ladite fabrique lui paiera en argent 45
livres. Les habitants le logeront,
3° Chaque ménage de laboureur lui donnera une
mine de bled et 10 sols d'argent,..
6° Écolage : 4 sols pour les commerçants, 6 sols
pour lire en français, 8 pour écrire et 10 pour
les perfectionnements.
... Aux charges suivantes:
1° De prendre les ordres de M. le Curé.
2°
De balayer et nettoyer l'église.
3° De remonter les poids de l'horloge et la
gouverner.
4° De sonner tous les angélus„.
5° De faire l'école aux enfants de l'un et de
l'autre sexe de ladite paroisse, de leur
apprendre à lire, écrire, le catéchisme et les
autres instructions chrétiennes.-(Cité par
Crépin).
L'ordonnance préfectorale de 1805 essaye de
régulariser et d'améliorer la situation des
instituteurs :
Les instituteurs qui sont actuellement en
service seront maintenus dans les places qu'ils
occupent à la charge pour eux de se faire
reconnaître par les maires et les conseils
municipaux, s'ils n'ont été nommés par cette
autorité, et dans tous les cas, de justifier
qu'ils ont les connaissances nécessaires pour
l'enseignement dont ils sont chargés. (Examen
devant le jury d'instruction, à Beauvais, pour
les instituteurs de 1 ère classe, devant le jury
cantonal pour les autres) .
... A l'effet de pourvoir aux places qui
viendront à vaquer, il y aura :
1° Pour tout le département, une liste de sujets
éligibles aux écoles primaires de 1 ère
classe...
2° par arrondissement, une liste de sujets
éligibles aux écoles de 2° classe Les maires et
les conseillers municipaux choisiront leurs
instituteurs dans l'une de ces deux listes.
.. Le logement de l'instituteur, le local de
l'école sont à la charge des communes...
L'instituteur recevra chaque mois des parents de
ses élèves une rétribution qui sera déterminée
par le Conseil Municipal... Elle ne pourra être
moindre que 30 centimes par mois pour chaque
enfant au-dessous de 6 ans et 40 centimes pour
tous ceux qui auront passé cet âge. Elle sera au
moins de 75 centimes pour les élèves qui seront
montés au degré supérieur dans les écoles
primaires de 1 ère classe .
... Le Conseil municipal pourra accorder à
l'instituteur un supplément de traitement..."
(en argent, blé ou autres denrées).
En
fait les instituteurs touchent un écolage qui se
maintient à peu près dans ces limites, mais
comme les indigents sont dispensés de le verser,
le total est d'ordinaire plus que modeste.
Reste le supplément alloué par la commune. Il
varie en général de 200 à 350 francs par an,
vers 1830. C'est peu; aussi le maître d'école,
tant par tradition que pour augmenter ses
ressources, est-il souvent "clerc-laïque ".
Il demeure donc sous l'étroite dépendance du
Conseil municipal et du curé de la paroisse, et
il y a peu de différence entre sa situation
avant et après la Révolution.
Puis la Révolution vient, passe... Les beaux
projets de la Convention sont abandonnés, pour
près d'un siècle !
Sous le règne de Charles X, la mainmise du
clergé sur l'école primaire est à peu près
complète: d'après l'ordonnance royale de 1824
l'autorisation d'enseigner est en effet donnée
par l'évêque. Le règlement préfectoral de 1805
exigeait de l'instituteur " un certificat de
bonne conduite signé du maire et du curé ",
maintenant il doit subir de plus un " examen sur
la doctrine chrétienne ".
Voici les principaux articles de l'ordonnance
rédigée en 1825 par l'évêque de Beauvais
... " Il sera établi dans le lieu de notre
résidence un Conseil Central de l'instruction
primaire du département. Ce Conseil sera composé
de 7 membres nommés par nous. M. le Préfet et M.
le Procureur du Roi... seront priés d'assister
aux séances ...
... Le Curé-doyen est inspecteur des écoles de
son canton... Chaque desservant est inspecteur
né de l'école établie dans sa paroisse ...
... Aucun individu, quand même il sera muni d'un
brevet de capacité, ne pourra exercer dans notre
diocèse les fonctions de maître d'école qu'après
avoir reçu de Nous l'autorisation spéciale.
... Aucune révocation ne sera proposée par le
Conseil avant que l'instituteur présumé coupable
ne soit informé des griefs qui lui sont imputés,
afin qu'il puisse se défendre ".
Suivent les causes de révocation :
" L'omission habituelle de ses devoirs
religieux;
... L habitude des jurements;
... L'ivrognerie;
... La fréquentation suspecte des personnes du
sexe;
L'habitude de boire et de manger dans les
cabarets, de fréquenter les danses, les billards
et autres lieux publics;
Une insubordination grave envers le curé de la
paroisse;
L'introduction des livres autres que ceux dont
le catalogue est annexe à notre règlement ".
Le 19 Décembre 1825.
Feutrier, Évêque de Beauvais
La
situation des instituteurs est modifiée par les
législations plus libérales de 1828 de 1830 et
surtout par la loi Guizot, après laquelle " le
clergé cesse d'exercer sur les destinées des
maîtres une influence prépondérante " (Rambaud).
Mais ces modifications ne se produisent que peu
à peu, d'une manière presque insensible, tant
est grande la force de l'habitude, - et aussi
parce que les ressources des instituteurs
demeurent tellement modestes qu'ils sont obligés
de faire d'autres métiers pour les augmenter
quelque peu.
Les
Écoles Mutuelles
Une méthode d'enseignement dont on a beaucoup
parlé pendant la première moitié du XIXe siècle
et qui a môme donné son nom à un grand nombre
d'écoles primaires, fut la méthode mutuelle.
Les maîtres qui l'appliquaient formaient, avec
l'élite de leur classe, "des moniteurs" qui
Instruisaient à leur tour les autres élèves
divisés en petits groupes. Le maître d'école est
seul responsable des élèves. Pour que le système
fonctionne convenablement il faut: un grand
local qui puisse accueillir de 70 élèves à Saint
Félix jusqu'à 150 à Mouy. L'organisation est
quasi militaire pour que les petits groupes
puissent travailler dans un calme relatif. Dans
une liste de matériel conseillé par un
Inspecteur primaire lors d'une visite à l'école
d'Hondainville on note :
• 10 baguettes de moniteurs (utilisées pour
montrer et sans doute pour punir les élèves
indisciplinés,
• 7 tableaux noirs avec éponge,
• 65 ardoises et porte-crayons,
• 1 manuel pour le maître qui bénéficie
également d'une sonnette et d'un sifflet, etc.
Cette méthode apparaît dans l'Oise vers 1815. Un
premier essai est fait à Liancourt dans les
bâtiments de l'Hospice aménagés, à cet effet par
le Duc de la Roche Foucault, à l'initiation de
celles qu'il a découvertes lors de son
émigration en Angleterre. L'Instituteur Capron,
qui vient de Paris, plein d'enthousiasme, fait
de sa classe, une sorte d'école modèle où les
maîtres du département peuvent venir apprendre
la nouvelle méthode.
Le
Préfet reçoit des lettres pressantes de la
Société pour l'Instruction élémentaire. En 1817,
il visite l'École de Liancourt et lance une
circulaire à tous les maires du département pour
les engager à préconiser l'enseignement mutuel.
" Cette méthode, dit-il, facilite aux enfants
doués de la plus simple Intelligence, la lecture
et l'écriture en beaucoup moins de temps que les
autres méthodes ".
Une grande salle et un maître, c'est moins
coûteux que trois classes chacune avec son
maître !.. Ajoutons qu'un enseignement où
garçons et filles se côtoyaient ne pouvait avoir
l'aval des autorités catholiques.
Capron, attaché à la préfecture comme
instructeur, se rend dans nombre de communes
pour aider à l'installation des écoles
nouvelles, tandis que le Conseil Général vote
1000 francs de subvention à l'enseignement
mutuel en 1818 et 4000 francs en 1819. Cet
enseignement introduit en 1820 dans les écoles
et de Cambronne ne s'est pas maintenu. Dès 1823
beaucoup d'instituteurs reviennent aux anciennes
habitudes.
Les façons autoritaires de Capron ne
peuvent être étrangères à ce fait. Il se
proclame Inspecteur des écoles mutuelles; il
fait ses visites à cheval, en gendarme de la
méthode mutuelle, il bouscule les intérêts des
instituteurs qui ont des garderies-écoles
maternelles. L'enseignement de la religion qui
semble tenir peu de place a éveillé la méfiance
du parti ultra, alors au pouvoir.
Pour les
Petits : Les Salles d'Asile
Mouy, chef lieu de canton a eu les moyens
financiers suffisants pour ouvrir très tôt dans
le siècle une école de garçons et une école de
filles.
Depuis 1830 les communes sont invitées à ouvrir
des salles d'asile pour accueillir les petits
âgés de 2 à 5 ans. A Mouy dès 1840 la Vicomtesse
de Noailles offre un local. En 1846 la ville
consacre 600 F pour la surveillante et 300 F
pour la femme de service pour la salle d'asile.
A cette époque seules Beauvais, Senlis,
Clermont, Pont Sainte Maxence, Creil, Compiègne
et Mouy ont ouvert ce genre de classe dans le
département.
En
1854/56 il est question à Mouy d'ouvrir une
deuxième salle d'asile pour 40 fillettes, en
même temps qu'un ouvroir accueillant 20
pensionnaires dans un immeuble occupé par des
religieuses.
Le
maire donne son appui pour la création de cette
deuxième salle d'asile en soulignant les
importants services rendus à la population
pauvre de cette localité. Il affirme qu'il n'est
pas question de supprimer l'école actuelle tenue
par une institutrice laïque ce qui d'après le
courrier de la sous préfecture est mis en doute
par beaucoup. Quoiqu'il en soit une subvention
de 1000 F est accordé en 1854. Ensuite on met en
doute l'ouvroir qui ressemble plutôt à un
atelier de confection de robes, lingerie,
articles de mode. La subvention n'est pas
renouvelée.
1859 à ANGY, transformation de l'ancienne école
en salle d'asile pour les enfants de 2 à 6 ans
(40 a 50 enfants maximum).
1866 à BURY, le maire Kiggen transforme le
logement de l'institutrice du premier étage de
l'école des filles en salle d'asile.
1867 à MOUY, directrice et surveillante se
jugent mal payées, il faut s'y reprendre à trois
fois pour faire passer les indemnités de 600 à
750 F pour la directrice et de 300 à 375 F pour
la surveillante.
1877 à MOUY, l'inspecteur d'académie proteste :
la salle d'asile reçoit 100 enfants au lieu de
60.
1878 à BURY, le Conseil municipal se propose
d'ouvrir une salle d'asile de garçons affectée à
la classe-asile dirigée par la femme Leroux
(épouse de l'instituteur ) L'inspecteur
d'académie repousse la proposition : une salle
d'asile doit accueillir les garçons et les
filles.
1879 à BURY, le Conseil municipal vote un
supplément de 150 F à Madame Leroux directrice
de la classe-asile rattachée aux garçons.
1880 à MOUY, un poste de sous directrice est
nécessaire à la salle d'asile pour faire des
économies le poste de femme de service est
supprimé.
1884 à MOUY, Projet de salle d'asile à Coincourt
(ce projet deviendra ultérieurement celui d'une
école avec classe enfantine).
Les
Cours d'Adultes
Beaucoup d'adultes sont encore illettrés, quand
en 1866, Saint-Félix et Mouy ouvrent les
premières un cours d'adultes. On remarquera la
façon de voter à Mouy avec des boules de
couleurs différentes.
1866 à SAINT-FELIX,
"création d'un cours d'adultes. " Il est
important dans l'intérêt des habitants laborieux
de la commune, de créer une école du soir, en
conséquence il est voté à l'unanimité la somme
de 80 F pour faire face aux frais d'éclairage et
de chauffage, des fournitures nécessaires à
l'instruction, ainsi qu'aux appointements
supplémentaires à l'Instituteur".
1866 à MOUY,
"création d'un cours d'adultes par l'Instituteur
Tasseur. Une somme de 100 F est votée par 10
boules noires contre 8 boules blanches. La même
somme est votée pour un cours d'adultes
féminins".
1867 à NEUILLY SOUS CLERMONT,
Monsieur le Président a exposé que la classe du
soir ouverte depuis le premier décembre dernier
est fréquentée par 12 élèves dont 5 appartenant
à des familles peu aisées qui ne pourraient,
sans de grandes difficultés, rémunérer
l'instituteur des services qu'il rend à leurs
enfants. Que cette rémunération, ainsi que les
déboursés occasionnés par le chauffage et
l'éclairage de la classe, devra être supportée
par la commune"...
1870
à BURY,
"vote de 100 F pour l'instituteur qui assurera
le cours d'adultes en Novembre. " Il s'agit
d'apprendre à lire et à écrire aux ouvriers, il
n'y a plus aucune veillée dans les ateliers".
(Sans doute faut-il comprendre qu'il n'y a plus
d'heures de travail le soir)".
1875 à NEUILLY SOUS CLERMONT,
"à
l'ouverture de la séance Monsieur le Maire
Président a exposé au Conseil que dans sa séance
du 30 Mai 1873 il a été voté une somme de 75 F
pour le traitement du directeur au cours
d'adultes (hiver 74/75); que cette somme n'a pas
été admise par Monsieur le Préfet et que dans la
colonne observations, il a été indiqué: " qu'il
sera accordé en fin d'année une subvention qui
sera mandatée au nom de l'instituteur".
Monsieur le Président ajoute que M. Guignet
alors instituteur n'a reçu personnellement
aucune subvention pour le cours qu'il a tenu
pendant l'hiver 74/75 et que par conséquent il
est juste que la commune paye l'indemnité,
etc...
1897 à THURY SOUS CLERMONT,
"le Conseil décide de prendre en charge le
chauffage du cours d'adultes".
1898 à THURY SOUS CLERMONT,
"une somme de 80 F est allouée pour rétribuer
l'instituteur qui a assuré le cours d'adultes
durant l'hiver 97/98 ".
A la
découverte d'une partie de l'histoire de chaque
école communale du Canton

Angy
1826 Achat d'une maison située rue de Moineau,
dite le Plaidoyer pour 2220 F, afin d'y
installer une école. Pour payer la dépense deux
portions de terrains contenant 93 ares 72
centiares seront vendues. Mise à prix 1835 F.
De
1853 à 1861 Construction de la maison d'École
pour les deux sexes avec salle de Mairie au
dessus, préaux fermés distincts et séparés,
cabinet d'aisances etc...
Montant de la dépense 9.470 F. Il est prévu de
vendre 4 ha 98c 60 centiares de marais
pour 6.000 F. 91 peupliers propriétés de la
commune seront vendus pour 941 F, et le
département participera pour 2500 F.
1901 Peinture de toutes les classes.
1909 Achat de 6 tables, bancs à 2 places pour
160 F.
1920 Pour 650 F pose d'une pompe à eau à l'Ecole
des filles.
1930 Les établissements Prévost, libraire à
Beauvais fournissent 27 tables bancs à deux
places à 152,50 F pour une somme totale de
4.117,50 F.
1939 Assainissement de la cour d'école des
garçons sur 490 m2 Application d'un matelas
bitumineux à la place d'un terrain glaiseux sur
lequel on étend de temps à autre une couche de
sable de carrière.
1873 Le prétoire de l'ancienne prévoté, bâtiment
très ancien qui a été entièrement augmenté d'une
très belle construction. L'ensemble sert d'école
primaire et de Mairie.(d'après A. J. Warmé).
Ansacq
1882 Acquisition d'un terrain et d'une maison
devant servir de logement pour l'instituteur. Le
vendeur est Michel FAUTRASDESMET, employé au
chemin de fer du Nord habitant 172, Faubourg
Saint-Denis à Paris, Il recevra 970 F.
1883 La population est de 241 habitants. 36
enfants de 5 à 13 ans sont scolarisés.
1887 L'édification d'une salle de classe, aux
préaux couverts, d'une salle de mairie avec ses
dépendances, et l'aménagement de 5 pièces
habitables dans le logement de l'instituteur
coûtera 27.035 F.. Le Ministère de l'Instruction
publique, des beaux arts, et des cultes s'engage
à participer pour 77 % en versant pendant 30 ans
693,45 F par an, la commune aura à sa charge 23
% et paiera 207,74 F par an pendant la même
durée.
1889 Les travaux qui ont été réalisés par
l'entreprise Jules Ledoux de Mouy sont
réceptionnés le 23 mai.
Bury
1826 L'instituteur FERET dispose de deux pièces,
l'une pour la classe et l'autre pour se loger;
il demande à installer une pièce au grenier pour
pouvoir y coucher ses enfants désormais trop
grands pour dormir à la cuisine. Le Conseil
Municipal est d'accord car l'instituteur fait
faire les travaux à ses frais; le Conseil
municipal remboursera quand il aura loué le
marais Monceau (130 F).
1830 On loue, rue des prêtres, près de la place
une maison (150 F) pour y installer école et
logement. En 1832 un rapport de l'inspecteur
constate l'insuffisance de la classe: 90 enfants
alors qu'il y a à peine de la place pour 70 ! Il
faudrait un autre local, les élus ne marquent
aucun intérêt pour ce problème.
1835 Vote de 42 F pour acheter deux tables et
deux bancs, un poêle en fonte, un crucifix et
trois étagères.
1842 Renouvellement du bail de l'école malgré
les remontrances régulières de l'administration
académique.
1845 L'Instituteur constate que sur les 130
enfants, seule une petite centaine vont à
l'école, les autres travaillent dans les
fabriques de Mouy.
1849 L'instituteur privé démissionne; un
concours aura lieu pour en avoir un nouveau, il
sera en même temps secrétaire de mairie. Il est
prévu 400 F de traitement, à charge pour le
maître de payer un sous-maître s'il en veut un.
1851 Alors que l'instituteur libre de Bury ne
peut plus réunir les deux sexes dans la même
école : pétition des habitants de Saint-Claude :
leurs enfants devaient faire 5 km (aller et
retour) pour se rendre à l'école; il en faut une
au hameau. Deux conseillers appuient la pétition
, la majorité refuse: la distance n'est pas
assez grande.
1852 Après vote (8 pour, 4 contre) le maire
achète à l'ancien meunier Jérôme une maison
place du Jorlin (6000 F) pour en faire une école
de garçons avec mairie; Il y a urgence :140
enfants fréquentent l'école. L'ancienne servira
aux filles. Notons que l'ancienne école est
installée au rez-de-chaussée du presbytère.
1865 Construction d'une école à Mérard (8900 F)
architecte Ricard (Creil), dans le même temps on
rehausse l'école des garçons de Bury pour
installer une grande classe à l'étage.
1868 Le Conseil Municipal refuse une
augmentation de la rétribution scolaire (élèves
gratuits) au profit "des Chefs des quatre
écoles" : on à fait assez de sacrifices pour
l'école sans en ajouter. D'ailleurs ils
reçoivent 400 F par an; rejet par
l'administration, le Conseil municipal doit
appliquer la décision gouvernementale.
1870 Le maire offre un immeuble "fort
convenable" pour Installer une école à
Saint-Claude distant de 4 km du chef-lieu.
1876 L'ancien maire Kiggen, vend à la commune le
mobilier de l'école de Saint-Claude qui était sa
propriété personnelle puis abandonne le produit
de la vente (350 F) au Bureau de bienfaisance;
toutefois il cesse de prêter sa maison pour
accueillir l'école, la commune cherche une autre
maison. On apprend que l'école accueille 77
enfants de Saint-Claude, mais aussi de Saint-Epin
(439 habitants).
1877 Achat d'une maison ( 5700 F) puis
appropriation en école et logement (8300 F),
architecte Sauvel (Clermont).
1878 Pour établir une école mixte à
Bury-Saint-Claude, Grande Rue, achat (2545 F)
d'une maison ainsi décrite ; " composée d'une
cuisine, d'une chambre et d'une boutique,
grenier au-dessus avec lucarne, le tout
construit en pierre et moellons et couvert en
tuiles "; elle appartient à Marcel Languillon "
ancien tisserand en mérinos ".Il s'agit donc de
la maison d'un tisserand à domicile;
1879 Vote de 150 F de supplément à Mme Leroux,
directrice de la " classe-asile " actuellement
rattachée à la classe des garçons.
1880 L'instituteur est débordé; dans les deux
classes, dont celle tenue par sa femme sans
diplôme, il y a 132 garçons de 4 a 12 ans. Un
adjoint devient nécessaire; il arrivera en 1881,
A cette date Bury compte 232 enfants scolarisés,
Saint-Claude 58 et Mérard 43.
1880 On prélève 327 F de la " rente de Mérard "
pour créer une bibliothèque populaire à Mérard
et Saint-Claude. On crée un poste d'institutrice
adjointe à Bury (101 filles).
1882 Pour les 147 garçons deux postes d'adjoints
sont nécessaires; on en supprimera un quand
l'école maternelle en projet sera réalisée (à
l'angle de la route et du chemin du cimetière).
1883 Nouvelle municipalité, le nouveau maire
s'oppose à la dépense de 10.000 F indispensable
pour l'école maternelle : vote, on arrête le
projet par 8 voix contre 5 et 3 bulletins
blancs.
Souscription pour un bataillon scolaire, achat
de fusils, on y consacre 450 F à Bury, 100 F a
Bury-Saint-Claude et 97 F à Mérard.
1886 Agrandissement des deux écoles de Bury :
5100 F, Laillet architecte (Amiens).
1891 Une Indemnité de résidence de 50 F aux
enseignants. En 1898 il y a deux adjoints aux
garçons.
1898 Il faut une chambre pour chacun des deux
adjoints; on les fera dans le grenier. Comment y
accéder, il n'y a qu'une trappe ? le CM doit se
résoudre a construire chambres plus cabinet et
salle commune sur le côté du bâtiment.
1899 On accorde 50 F à l'instituteur pour un
cours d'adultes durant deux mois d'hiver.
Le conseiller Dourien propose la gratuité des
fournitures scolaires pour tous les élèves;
formule utilisée : 5 F par élève. Les
enseignants achètent et la commune rembourse.
Sur la lancée, et pour faire des économies, on
supprime la distribution des prix.
La décision est obtenue par 9 oui et 6 non (le
maire, Pillon, est parmi les opposants à cette
mesure).
1902 La route étant très " passante " on
installe des grilles au long de la cour de
l'école de Mérard.
1904-1906 Gros dossiers liés à l'école privée de
filles des Filatures de Saint-Epin (école
Sainte-Marguerite, prénom de la fille de
Poiret); il y a aussi une école privée pour
garçons. Nous avons là, un cas d'école : la
conséquence d'une implantation industrielle
inscrite dans un contexte externe au milieu
d'accueil.
Ce dernier a, jusque là, fait l'économie de
l'accueil des enfants scolarisables;
l'entreprise, ignorante de l'organisation
spatiale locale, avait construit les logements
du personnel au plus près puis ajouté tous les
équipements élémentaires (commerces et école).
Cette école, suite aux lois sur la séparation,
va être fermée, elle reçoit 47 filles plus 51
enfants en classe maternelle. Le CM ne voit pas
pourquoi il devrait ouvrir une Maternelle pour
les petits et rappelle que " la Maison Poiret
est située sur Balagny "; le Maire de Balaqny,
lui, ne voit pas pourquoi il recevrait des
enfants résidant à Saint-Epin, c'est-à dire sur
le territoire de Bury. En 1904 les maires
demandent un sursis pour résoudre le problème,
l'école privée continuera à fonctionner en
attendant.
En
1906 on s'attaque au problème. Il faut
distinguer les enfants scolarisés aux écoles
privées de Saint-Epin selon leur résidence
officielle, leur sexe et âge (les petits); puis
il faut constater le nombre d'enfants accueillis
dans les écoles publiques de Balagny et Bury
puis ce qui reste de capacité d'accueil.
|
|
St-Epin
Effectif |
Balagny
Réside |
Balagny
Accueille |
Balagny
Capacité |
Bury
Réside |
Bury
Accueille |
Bury
Capacité |
|
Garçons |
80 |
37 |
|
24 |
56 |
113 |
35 |
|
Filles |
73 |
27 |
36 |
37 |
46 |
42 |
30 |
|
Petits |
82 |
31 |
37 |
31 |
51 |
37 |
0 |
Les possibilités d'accueil de Balagny sont
suffisantes; l'école de garçons est à classe
unique mais la surface pour une deuxième classe
existe. Il faudra nommer un adjoint. Les 3
classes (dont une enfantine) de l'école de
filles offrent 162 m2 de surface et pourrait
doubler leur capacité d'accueil. " La difficulté
est beaucoup plus grande pour la commune de Bury
" : les capacités d'accueil retenues (35 aux
garçons et 30 aux filles) sont déjà excessives,
surtout si on considère la médiocrité actuelle
de ces classes; on peut imaginer d'envoyer, en
plus, quelques filles sur Bury.
Pour les petits aucune solution; la commune veut
bien établir une classe enfantine au chef-lieu
mais ne trouve pas de site pour l'installer.
D'ailleurs ces petits enfants de Saint-Epin
auraient à parcourir 2 km pour se rendre à
l'école. Alors peut-être serait-il opportun de
tolérer le maintien provisoire d'une garderie
tenue par une religieuse à Saint-Epin " mais
encore le maintien " de une ou deux autres
religieuses pour les services de l'économat de
l'établissement. Si des " raisons d'ordre
général " conduisent à refuser le maintien de ce
groupe de religieuses , Il faut prévoir
l'accueil des petits mais aussi la fermeture de
l'école privée de garçons, donc leur transfert
sur les écoles de garçons de Bury et Balagny.
1908 L'architecte Bordez fait remplacer le
carrelage des deux classes de garçons, au
premier, par un parquet de chêne (890F); en 1910
on remplace 41 tables à 2 places pour 1.000 F.
1915 Deux pétitions de parents (255 signatures)
: par deux fois de jeunes enfants, échappant à
la surveillance de leur grand-mère, se sont
noyés dans le Thérain; une classe enfantine est
indispensable. Le CM refuse et L'IM explique ce
refus : Bury a déjà en charge 6 classes de 4 à
12 ans (voire 14 ans) plus les hameaux.
1922 Achat de la propriété Pillon (deux lames de
parquet avec maison pour 855 m2), rue Mme Pillon-Crouzer,
face à la place; ceci pour l'établissement du
groupe scolaire prévu; le logement pourrait être
utilisé comme bureau de poste.
Cambronne
Les Clermont
le 26 Août 1942
Monsieur le Préfet,
Les membres du Conseil municipal de Cambronne
qui se sont réunis le 22 du présent mois pour la
réinstallation du Maire et l'installation de
l'Adjoint, m'ont prié de vous écrire
relativement à la construction de la maison
commune de Cambronne.
Notre désir serait de pouvoir vendre, vers les
derniers jours de décembre les terrains
nécessaires pour réaliser les fonds et adjuger
les travaux de construction fin de Mars 1844 au
plus tard.
La maison qui a toujours servi depuis près de
40 ans de maison d'école se trouve par trop
petite (vous pouvez en juger 36 m2 pour plus de
70 écoliers).
L'éducation morale et scientifique souffre de
cet état de choses les inspecteurs crient toutes
les fois qu'ils nous viennent visiter.
L'instituteur malgré son zèle ne peut surveiller
tant d'enfants entassés pêle-mêle, ni encore
moins donner l'instruction qu'exige le mouvement
du siècle présent...
Taffier, Maire
1846 Adjucation des travaux 6.114 F pour école.
660 F pour latrines et bûcher.
1847 Lettre pour demande d'aide pour les travaux
supplémentaires, à savoir : 1 étage coût 13.000
F.
Remarque du Sous-préfet :
"c'est plus du double..."
1848 Montant total de la dépense 14.054 F.
1852 Réception des travaux école
et mairie. Faute du versement de 800 F
de l'état, le Maire est sans le sou et ne peut
payer, le curé, le garde-champêtre et le
cantonnier
1853 Il reste encore 300 F à recevoir (Mai).
Le solde est enfin versé.(Décembre).
1863 Décision d'acquérir une armoire
bibliothèque pour créer une bibliothèque
scolaire.
La caisse de livres venant du Ministère de
l'Instruction Publique destinée à la
bibliothèque est livrée à Cambronne les
Ribécourt...
1869 Le Conseil municipal du 30 Octobre déclare
faire choix d'une institutrice laïque pour la
direction de la nouvelle école des filles. Son
traitement annuel est fixé à 750 F.
1873 Ainsi, on voit à Cambronne, dans l'un des
lieux les plus fréquentés, les plus variés, à
l'exception du sud-est une construction moderne
à double étage surélevée de quatre marches,
renfermant :
1°) une école primaire pour les enfants des
deux sexes de toute la commune, salle pour
les garçons, salle pour les filles,
2°) salle de mairie avec dépendances
suffisantes,
3°) et habitation pour l'instituteur.
On
y voit en outre sur le derrière tous les
accessoires de ces divers emplois, plus une
porte à l'usage de l'instituteur pour faire son
service particulier à l'église.
1874 Le 28 Mars le Conseil municipal regrette de
ne pouvoir acquérir une maison pour y installer
l'école des filles attendu que par la suite
d'événements de la guerre de 1870 la commune a
fait de grands sacrifices et se trouve
surchargée d'impôts pour quelques années. Par
ailleurs la population tend plutôt à diminuer.
1879 L'Évêché de Beauvais accepte de céder une
parcelle de terrain dépendant du jardin du
presbytère pour servir à l'agrandissement de la
maison d'école, moyennant le prix de 1.500 F
pour ares.
1883 La population est de 558 habitants. Les
enfants fréquentant l'école sont environ 80. Le
Conseil municipal achète un nouveau mobilier
scolaire.
M. J. Rebours, menuisier à Bornel a fourni 40
tables à 2 places, en chêne et sapin à 27,50 F
la table. L'aide de l'État s'est élevée à 450 F
pour une dépense de 1.100 F. Les tables sont
conformes aux modèles présentés par l'arrêté
ministériel du 17 juin 1880.
1894 Transformation en deux classes mixtes, de
l'école spéciale de garçons et de l'école
spéciale de filles.
L'enseignement de l'école d'une part à
l'instituteur pour la deuxième année du cours
élémentaire, le cours moyen et le cours
supérieur, d'autre part à l'institutrice pour le
cours préparatoire et la première année du cours
élémentaire.
Dans la délibération du Conseil Municipal du 18
février il est dit que cette transformation sera
facile à opérer attendu que le maître et
maîtresse sont mariés ensemble.
1930 Réfection de la couverture Mairie-Ecole.
16.788 F de travaux sont exécutés par M.
Dambreville Paul de Clermont. La dépense sera
imputée sur les titres de dommages de guerre.
Les sols sont carrelés en carreaux céramiques de
0,14 x 0,14 de couleur jaune. Ils sont non
vitrifiés et sont achetés à l'usine de Pont Ste
Maxence. Le montant des travaux s'élève à 7.850
F, et 6.988 F seront imputés sur dommages de
guerre. C'est l'entreprise Dumast Camille de
Clermont qui a exécuté le travail.
Heilles
1847 Michel Victor Millière, avocat, ancien
notaire, demeurant au château de Morlnval cède à
M. Watigny, maire de Heilles 25 ares de terre
lieudit la Baraque pour 1.225 F. Cette pièce
jouxte la maison d'école.
1872 Il y a un projet de reconstruction du
logement de l'instituteur qui ferait l'objet
d'une vente d'arbres pour payer la dépense.
1873 L'Instituteur vient de Lattainville, où il
exerçait la même profession.
1875 On réalise la construction d'un logement
pour l'instituteur, d'une salle de classe, et
d'une mairie pour 13.798 F. Les travaux sont
confiés à Charles Jules Ledoux maître maçon à
Mouy.
1876 Le Conseil municipal reconnaît à
l'unanimité l'urgence d'exécuter des travaux
dans la cour de la nouvelle maison d 'école tel
que : hangar, latrines à l'usage des enfants de:
sexes, murs de clôture Montant ; 1.590 F. Les
travaux seront réalisés par Charles Ledoux.
1880 La gratuité absolue est appliquée.
1881 Création d'une école de filles dans une
maison louée à M. Masson (le bail est
signé jusqu'en 1884). Il y a 30 filles en âge de
fréquenter l'école dans une population qui est
de 413 habitants.
1882 Achat d'un poêle pour la classe des
garçons.
1883 L'achat de 616 F de mobilier pour la classe
des filles bénéficie d'un secours de 200 F
(subvention).
Le
Conseil Municipal a l'intention de bâtir une
école de fille sur l'emplacement du cimetière de
l'époque. Le projet sera abandonné.
1890 M, Pommant Lesage s'engage à fournir des
tables à 24,90 F l'unité pour les deux classes
de Heilles.
Hondainville
1831 Plans pour la construction d'une maison
école. La maison école (14 m 30 x 7,80 m)
comprend au rez-de-chaussée un vestibule central
de 1 m 15 de large avec un escalier de grenier
en bout.
A
droite la salle de classe :(6,50 x 6,80). A
gauche une cuisine (3,73 x 4,55), une chambre
(2,92 x 4,55).
En
sous-sol une cave
(6,45 x 3,57). A l'étage le grenier.
1837 Le coût de construction s'est élevé à 4.990
F.
1842 Le 26 Décembre il a été procédé à l'adjucation
dans la construction d'un mur de clôture au
jardin de l'école. Il a été procédé à l'adjucation
au rabais et à l'extinction des feux de 27 m de
longueur sur 3 m de hauteur formant une
superficie de 81 m compris fondation et chaperon
en pierres plates, 50 cm d'épaisseur en bons
moellons coins et chaînes à 6 m de distance en
pierre de taille de Mérard, construit en bon
mortier d'argile et enduit des deux faces à
moellons parans en bon mortier de chaux et
sable.
Estimation ; 3 F le mètre. Ensemble : 243 F.
Après plusieurs feux de rabais, les feux se sont
éteints sur le dernier rabais mis par le sieur
Arcillon Alexandre, Auguste, maître-maçon à Angy
pour la somme de 235 F.