L'Instruction Publique

 

Les grandes dates de la législation scolaire

au XIXème siècle

 

 1816

 ORDONNANCE FAISANT OBLIGATION À CHAQUE  COMMUNE D'AVOIR UNE ÉCOLE AVEC DES MAÎTRES  BREVETÉS.

 1830

  CHARTRE SUR LA LIBERTÉ DE L'ENSEIGNEMENT
 (COMPRENDRE QUE L'ÉGLISE N'A PLUS LE MONOPOLE).

 1833

  LOI GUIZOT (MINISTRE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE). ELLE
 JETTE LES BASES DE L'INSTRUCTION POPULAIRE: GRATUITÉ  POUR LES ENFANTS INDIGENTS, ELLE EXIGE DANS CHAQUE COMMUNE LA CRÉATION ET L'ENTRETIEN D'UNE ÉCOLE PRIMAIRE.

 1834

 CRÉATION D'UN CERTIFICAT D'ÉTUDES.

 1835

 CRÉATION DES INSPECTEURS DE L'ENSEIGNEMENT.

 1858

 DÉCRET EXIGEANT LA SÉPARATION DES SEXES PAR UNE CLOISON DANS LES ÉCOLES MIXTES.

 1867

 POSSIBILITÉ DE LA GRATUITÉ TOTALE DE L'ENSEIGNEMENT
 PRIMAIRE DANS LES COMMUNES.
 LOI VICTOR DURUY OBLIGEANT LES COMMUNES DE PLUS DE 500 HABITANTS, À OUVRIR UN   ÉCOLE DE FILLES.

1881/1882

1889

 LOIS JULES FERRY: ENSEIGNEMENT PRIMAIRE PUBLIC OBLIGATOIRE, LAÏQUE ET GRATUIT. INCITATION À LA
 CRÉATION DE COURS COMPLÉMENTAIRES. 

LES INSTITUTEURS SONT PAYÉS PAR L'ÉTAT. 

L'Enseignement Primaire pendant la première moitié du XIXème siècle dans notre Canton

Dans son ensemble, la situation de l'enseignement primaire dans l'Oise sous le premier Empire, la Restauration et la Monarchie de Juillet, parait moins mauvaise que dans beaucoup d'autres départements.

Dans le canton de Mouy les écoles primaires sont au nombre de 12, la ville de Mouy en comptant 2. Il y a en outre à Mouy un pensionnat et une école primaire pour l'instruction des filles.

        

COMMUNES 

Nombre d'écoliers en

Nombre d'individus

sachant lire et écrire

1823  1833   en 1831

Angy 

37 

41 

202 

Ansacq 

44

40 

 97 

Bury 

35 

95 

347 

Cambronne 

44 

60 

218 

Heilles 

57 

75 

138 

Hondainville 

33 

50 

109 

Mouy 

183 

250

980

Neuilly 

78 

47 

204

Rousseloy 

 

27 

48 

Saint-Félix 

33 

50 

169 

Thury

 65

55 

132 

TOTAL 

609 

790 

2644 

 

LES ÉLÈVES
Ils fréquentent les écoles depuis l'âge de quatre ou cinq ans jusque vers douze ou treize ans au plus tard. Les classes ne sont bien suivies que pendant les mois d'hiver, En réalité des qu'apparaît le printemps la population scolaire diminue de moitié dans presque toutes les communes. Dans la région de Mouy, en été, la quantité des élèves se réduit au tiers ou au quart. Dès l'âge de douze ans, les jeunes gens de la vallée, quelle que soit leur instruction sont employés aux travaux de mécanique. A partir de cet âge les enfants semblent se détacher de la famille. Leur salaire est donné aux parents pour leur entretien et moyennant cet arrangement les individus des deux sexes deviennent libres de leur conduite et de leurs actions.

MATIÈRES ENSEIGNÉES
Dans ces conditions, il est compréhensible que l'enseignement donné soit très rudimentaire : on se contente habituellement de la lecture, de l'écriture et du calcul. Souvent on y ajoute l'orthographe, parfois la géographie, plus rarement l'arpentage.

Le règlement préfectoral du 31 Janvier 1803 prévoit deux classes d'écoles primaires :
"Dans les écoles de première classe on enseignera à lire, à écrire, les quatre opérations fondamentales de l'arithmétique appliquées aux nombres entiers, aux fractions ordinaires et aux fractions décimales, et en outre les règles de proportion, le nouveau système des Poids et mesures, et des principes de l'orthographe...
Dans les écoles primaires de seconde classe, l'enseignement pourra se borner à la lecture, à l'écriture, aux quatre opérations fondamentales de l'arithmétique et au nouveau système des poids et mesures."

En principe il devait y avoir au moins une école de première classe par canton. Le règlement du canton de Mouy, élaboré en 1819, spécifie que la classe du matin doit être précédée de prières longues de 20 à 25 minutes. Le soir, des prières seront dites en français et on y ajoutera le De profundis pour les parents décédés. Le catéchisme sera enseigné le mercredi et le samedi (de la Toussaint à Pâques).

Fréquemment le maître d'école enseigne le plain-chant, mais il faut entendre par là qu'il apprend surtout à ses élèves les chants usités dans le service paroissial.

LEUR AMÉNAGEMENT :

"Ces écoles ne sont pas des palais ! "
Sous le règne de Louis-Philippe "les classes sont trop petites obscures... malpropres, trop basses, mal aérées, et deviennent insalubres en hiver par l'affluence des élèves."

Il n'y a encore dans le canton que 5 maisons d'Écoles communales, les autres écoles se tiennent dans des locaux à loyer qui ne sont nullement appropriés à leur destination.
 

Situation des Maîtres

  • Avant la Révolution

Élection d'un Maître d'École à Cambronne les Clermont le 6 Août 1786 :
" En l'assemblée générale des sieurs curé, marguilliers en charge et habitants de la paroisse de Cambronne... à l'effet de faire choix d'un magister.
Jean-François Vermand est nommé.
1° Il lui sera fourni par la fabrique 4 setiers de bled.
2° Ladite fabrique lui paiera en argent 45 livres. Les habitants le logeront,
3° Chaque ménage de laboureur lui donnera une mine de bled et 10 sols d'argent,..
6° Écolage : 4 sols pour les commerçants, 6 sols pour lire en français, 8 pour écrire et 10 pour les perfectionnements.


... Aux charges suivantes:
1° De prendre les ordres de M. le Curé.

2° De balayer et nettoyer l'église.
3° De remonter les poids de l'horloge et la gouverner.
4° De sonner tous les angélus„.
5° De faire l'école aux enfants de l'un et de l'autre sexe de ladite paroisse, de leur apprendre à lire, écrire, le catéchisme et les autres instructions chrétiennes.-(Cité par Crépin).

  • Après la Révolution

L'ordonnance préfectorale de 1805 essaye de régulariser et d'améliorer la situation des instituteurs :
Les instituteurs qui sont actuellement en service seront maintenus dans les places qu'ils occupent à la charge pour eux de se faire reconnaître par les maires et les conseils municipaux, s'ils n'ont été nommés par cette autorité, et dans tous les cas, de justifier qu'ils ont les connaissances nécessaires pour l'enseignement dont ils sont chargés. (Examen devant le jury d'instruction, à Beauvais, pour les instituteurs de 1 ère classe, devant le jury cantonal pour les autres) .

... A l'effet de pourvoir aux places qui viendront à vaquer, il y aura :
1° Pour tout le département, une liste de sujets éligibles aux écoles primaires de 1 ère classe...
2° par arrondissement, une liste de sujets éligibles aux écoles de 2° classe Les maires et les conseillers municipaux choisiront leurs instituteurs dans l'une de ces deux listes.
 .. Le logement de l'instituteur, le local de l'école sont à la charge des communes...

L'instituteur recevra chaque mois des parents de ses élèves une rétribution qui sera déterminée par le Conseil Municipal... Elle ne pourra être moindre que 30 centimes par mois pour chaque enfant au-dessous de 6 ans et 40 centimes pour tous ceux qui auront passé cet âge. Elle sera au moins de 75 centimes pour les élèves qui seront montés au degré supérieur dans les écoles primaires de 1 ère classe .
 ... Le Conseil municipal pourra accorder à l'instituteur un supplément de traitement..." (en argent, blé ou autres denrées).

En fait les instituteurs touchent un écolage qui se maintient à peu près dans ces limites, mais comme les indigents sont dispensés de le verser, le total est d'ordinaire plus que modeste.
Reste le supplément alloué par la commune. Il varie en général de 200 à 350 francs par an, vers 1830. C'est peu; aussi le maître d'école, tant par tradition que pour augmenter ses ressources, est-il souvent "clerc-laïque ".
Il demeure donc sous l'étroite dépendance du Conseil municipal et du curé de la paroisse, et il y a peu de différence entre sa situation avant et après la Révolution.
Puis la Révolution vient, passe... Les beaux projets de la Convention sont abandonnés, pour près d'un siècle !
Sous le règne de Charles X, la mainmise du clergé sur l'école primaire est à peu près complète: d'après l'ordonnance royale de 1824 l'autorisation d'enseigner est en effet donnée par l'évêque. Le règlement préfectoral de 1805 exigeait de l'instituteur " un certificat de bonne conduite signé du maire et du curé ", maintenant il doit subir de plus un " examen sur la doctrine chrétienne ".

Voici les principaux articles de l'ordonnance rédigée en 1825 par l'évêque de Beauvais

... " Il sera établi dans le lieu de notre résidence un Conseil Central de l'instruction primaire du département. Ce Conseil sera composé de 7 membres nommés par nous. M. le Préfet et M. le Procureur du Roi... seront priés d'assister aux séances ...
... Le Curé-doyen est inspecteur des écoles de son canton... Chaque desservant est inspecteur né de l'école établie dans sa paroisse ...
... Aucun individu, quand même il sera muni d'un brevet de capacité, ne pourra exercer dans notre diocèse les fonctions de maître d'école qu'après avoir reçu de Nous l'autorisation spéciale.

... Aucune révocation ne sera proposée par le Conseil avant que l'instituteur présumé coupable ne soit informé des griefs qui lui sont imputés, afin qu'il puisse se défendre ".
Suivent les causes de révocation :
" L'omission habituelle de ses devoirs religieux;
... L habitude des jurements;

... L'ivrognerie;
... La fréquentation suspecte des personnes du sexe;
L'habitude de boire et de manger dans les cabarets, de fréquenter les danses, les billards et autres lieux publics;
Une insubordination grave envers le curé de la paroisse;
L'introduction des livres autres que ceux dont le catalogue est annexe à notre règlement ".


Le 19 Décembre 1825.

Feutrier, Évêque de Beauvais

La situation des instituteurs est modifiée par les législations plus libérales de 1828 de 1830 et surtout par la loi Guizot, après laquelle " le clergé cesse d'exercer sur les destinées des maîtres une influence prépondérante " (Rambaud). Mais ces modifications ne se produisent que peu à peu, d'une manière presque insensible, tant est grande la force de l'habitude, - et aussi parce que les ressources des instituteurs demeurent tellement modestes qu'ils sont obligés de faire d'autres métiers pour les augmenter quelque peu.

Les Écoles Mutuelles

Une méthode d'enseignement dont on a beaucoup parlé pendant la première moitié du XIXe siècle et qui a môme donné son nom à un grand nombre d'écoles primaires, fut la méthode mutuelle.

Les maîtres qui l'appliquaient formaient, avec l'élite de leur classe, "des moniteurs" qui Instruisaient à leur tour les autres élèves divisés en petits groupes. Le maître d'école est seul responsable des élèves. Pour que le système fonctionne convenablement il faut: un grand local qui puisse accueillir de 70 élèves à Saint Félix jusqu'à 150 à Mouy. L'organisation est quasi militaire pour que les petits groupes puissent travailler dans un calme relatif. Dans une liste de matériel conseillé par un Inspecteur primaire lors d'une visite à l'école d'Hondainville on note :
• 10 baguettes de moniteurs (utilisées pour montrer et sans doute pour punir les élèves indisciplinés,
• 7 tableaux noirs avec éponge,
• 65 ardoises et porte-crayons,
• 1 manuel pour le maître qui bénéficie également d'une sonnette et d'un sifflet, etc.

Cette méthode apparaît dans l'Oise vers 1815. Un premier essai est fait à Liancourt dans les bâtiments de l'Hospice aménagés, à cet effet par le Duc de la Roche Foucault, à l'initiation de celles qu'il a découvertes lors de son émigration en Angleterre. L'Instituteur Capron, qui vient de Paris, plein d'enthousiasme, fait de sa classe, une sorte d'école modèle où les maîtres du département peuvent venir apprendre la nouvelle méthode.

Le Préfet reçoit des lettres pressantes de la Société pour l'Instruction élémentaire. En 1817, il visite l'École de Liancourt et lance une circulaire à tous les maires du département pour les engager à préconiser l'enseignement mutuel. " Cette méthode, dit-il, facilite aux enfants doués de la plus simple Intelligence, la lecture et l'écriture en beaucoup moins de temps que les autres méthodes ".

Une grande salle et un maître, c'est moins coûteux que trois classes chacune avec son maître !.. Ajoutons qu'un enseignement où garçons et filles se côtoyaient ne pouvait avoir l'aval des autorités catholiques.

Capron, attaché à la préfecture comme instructeur, se rend dans nombre de communes pour aider à l'installation des écoles nouvelles, tandis que le Conseil Général vote 1000 francs de subvention à l'enseignement mutuel en 1818 et 4000 francs en 1819. Cet enseignement introduit en 1820 dans les écoles et de Cambronne ne s'est pas maintenu. Dès 1823 beaucoup d'instituteurs reviennent aux anciennes habitudes.

Les façons autoritaires de Capron ne peuvent être étrangères à ce fait. Il se proclame Inspecteur des écoles mutuelles; il fait ses visites à cheval, en gendarme de la méthode mutuelle, il bouscule les intérêts des instituteurs qui ont des garderies-écoles maternelles. L'enseignement de la religion qui semble tenir peu de place a éveillé la méfiance du parti ultra, alors au pouvoir.

Pour les Petits : Les Salles d'Asile

Mouy, chef lieu de canton a eu les moyens financiers suffisants pour ouvrir très tôt dans le siècle une école de garçons et une école de filles.

Depuis 1830 les communes sont invitées à ouvrir des salles d'asile pour accueillir les petits âgés de 2 à 5 ans. A Mouy dès 1840 la Vicomtesse de Noailles offre un local. En 1846 la ville consacre 600 F pour la surveillante et 300 F pour la femme de service pour la salle d'asile. A cette époque seules Beauvais, Senlis, Clermont, Pont Sainte Maxence, Creil, Compiègne et Mouy ont ouvert ce genre de classe dans le département.

En 1854/56 il est question à Mouy d'ouvrir une deuxième salle d'asile pour 40 fillettes, en même temps qu'un ouvroir accueillant 20 pensionnaires dans un immeuble occupé par des religieuses.

Le maire donne son appui pour la création de cette deuxième salle d'asile en soulignant les importants services rendus à la population pauvre de cette localité. Il affirme qu'il n'est pas question de supprimer l'école actuelle tenue par une institutrice laïque ce qui d'après le courrier de la sous préfecture est mis en doute par beaucoup. Quoiqu'il en soit une subvention de 1000 F est accordé en 1854. Ensuite on met en doute l'ouvroir qui ressemble plutôt à un atelier de confection de robes, lingerie, articles de mode. La subvention n'est pas renouvelée.

1859 à ANGY, transformation de l'ancienne école en salle d'asile pour les enfants de 2 à 6 ans (40 a 50 enfants maximum).

1866 à BURY, le maire Kiggen transforme le logement de l'institutrice du premier étage de l'école des filles en salle d'asile.

1867 à MOUY, directrice et surveillante se jugent mal payées, il faut s'y reprendre à trois fois pour faire passer les indemnités de 600 à 750 F pour la directrice et de 300 à 375 F pour la surveillante.

1877 à MOUY, l'inspecteur d'académie proteste : la salle d'asile reçoit 100 enfants au lieu de 60.

1878 à BURY, le Conseil municipal se propose d'ouvrir une salle d'asile de garçons affectée à la classe-asile dirigée par la femme Leroux (épouse de l'instituteur ) L'inspecteur d'académie repousse la proposition : une salle d'asile doit accueillir les garçons et les filles.

1879 à BURY, le Conseil municipal vote un supplément de 150 F à Madame Leroux directrice de la classe-asile rattachée aux garçons.

1880 à MOUY, un poste de sous directrice est nécessaire à la salle d'asile pour faire des économies le poste de femme de service est supprimé.


1884 à MOUY, Projet de salle d'asile à Coincourt (ce projet deviendra ultérieurement celui d'une école avec classe enfantine).

Les Cours d'Adultes

Beaucoup d'adultes sont encore illettrés, quand en 1866, Saint-Félix et Mouy ouvrent les premières un cours d'adultes. On remarquera la façon de voter à Mouy avec des boules de couleurs différentes.

1866 à SAINT-FELIX,

"création d'un cours d'adultes. " Il est important dans l'intérêt des habitants laborieux de la commune, de créer une école du soir, en conséquence il est voté à l'unanimité la somme de 80 F pour faire face aux frais d'éclairage et de chauffage, des fournitures nécessaires à l'instruction, ainsi qu'aux appointements supplémentaires à l'Instituteur".


1866 à MOUY,

"création d'un cours d'adultes par l'Instituteur Tasseur. Une somme de 100 F est votée par 10 boules noires contre 8 boules blanches. La même somme est votée pour un cours d'adultes féminins".

 

1867 à NEUILLY SOUS CLERMONT,

 Monsieur le Président a exposé que la classe du soir ouverte depuis le premier décembre dernier est fréquentée par 12 élèves dont 5 appartenant à des familles peu aisées qui ne pourraient, sans de grandes difficultés, rémunérer l'instituteur des services qu'il rend à leurs enfants. Que cette rémunération, ainsi que les déboursés occasionnés par le chauffage et l'éclairage de la classe, devra être supportée par la commune"...

 1870 à BURY,

"vote de 100 F pour l'instituteur qui assurera le cours d'adultes en Novembre. " Il s'agit d'apprendre à lire et à écrire aux ouvriers, il n'y a plus aucune veillée dans les ateliers". (Sans doute faut-il comprendre qu'il n'y a plus d'heures de travail le soir)".


1875 à NEUILLY SOUS CLERMONT,

"à l'ouverture de la séance Monsieur le Maire Président a exposé au Conseil que dans sa séance du 30 Mai 1873 il a été voté une somme de 75 F pour le traitement du directeur au cours d'adultes (hiver 74/75); que cette somme n'a pas été admise par Monsieur le Préfet et que dans la colonne observations, il a été indiqué: " qu'il sera accordé en fin d'année une subvention qui sera mandatée au nom de l'instituteur".

Monsieur le Président ajoute que M. Guignet alors instituteur n'a reçu personnellement aucune subvention pour le cours qu'il a tenu pendant l'hiver 74/75 et que par conséquent il est juste que la commune paye l'indemnité, etc...


1897 à THURY SOUS CLERMONT,

"le Conseil décide de prendre en charge le chauffage du cours d'adultes".


1898 à THURY SOUS CLERMONT,

"une somme de 80 F est allouée pour rétribuer l'instituteur qui a assuré le cours d'adultes durant l'hiver 97/98 ".

A la découverte d'une partie de l'histoire de chaque école communale du Canton

Angy

1826 Achat d'une maison située rue de Moineau, dite le Plaidoyer pour 2220 F, afin d'y installer une école. Pour payer la dépense deux portions de terrains contenant 93 ares 72 centiares seront vendues. Mise à prix 1835 F.

De 1853 à 1861 Construction de la maison d'École pour les deux sexes avec salle de Mairie au dessus, préaux fermés distincts et séparés, cabinet d'aisances etc...
Montant de la dépense 9.470 F. Il est prévu de vendre 4 ha 98c 60 centiares de marais pour 6.000 F. 91 peupliers propriétés de la commune seront vendus pour 941 F, et le département participera pour 2500 F.


1901 Peinture de toutes les classes.

1909 Achat de 6 tables, bancs à 2 places pour 160 F.

1920 Pour 650 F pose d'une pompe à eau à l'Ecole des filles.

1930 Les établissements Prévost, libraire à Beauvais fournissent 27 tables bancs à deux places à 152,50 F pour une somme totale de 4.117,50 F.

1939 Assainissement de la cour d'école des garçons sur 490 m2 Application d'un matelas bitumineux à la place d'un terrain glaiseux sur lequel on étend de temps à autre une couche de sable de carrière.

1873 Le prétoire de l'ancienne prévoté, bâtiment très ancien qui a été entièrement augmenté d'une très belle construction. L'ensemble sert d'école primaire et de Mairie.(d'après A. J. Warmé).

Ansacq

1882 Acquisition d'un terrain et d'une maison devant servir de logement pour l'instituteur. Le vendeur est Michel FAUTRASDESMET, employé au chemin de fer du Nord habitant 172, Faubourg Saint-Denis à Paris, Il recevra 970 F.

1883 La population est de 241 habitants. 36 enfants de 5 à 13 ans sont scolarisés.

1887 L'édification d'une salle de classe, aux préaux couverts, d'une salle de mairie avec ses dépendances, et l'aménagement de 5 pièces habitables dans le logement de l'instituteur coûtera 27.035 F.. Le Ministère de l'Instruction publique, des beaux arts, et des cultes s'engage à participer pour 77 % en versant pendant 30 ans 693,45 F par an, la commune aura à sa charge 23 % et paiera 207,74 F par an pendant la même durée.

1889 Les travaux qui ont été réalisés par l'entreprise Jules Ledoux de Mouy sont réceptionnés le 23 mai.

Bury

1826 L'instituteur FERET dispose de deux pièces, l'une pour la classe et l'autre pour se loger; il demande à installer une pièce au grenier pour pouvoir y coucher ses enfants désormais trop grands pour dormir à la cuisine. Le Conseil Municipal est d'accord car l'instituteur fait faire les travaux à ses frais; le Conseil municipal remboursera quand il aura loué le marais Monceau (130 F).


1830 On loue, rue des prêtres, près de la place une maison (150 F) pour y installer école et logement. En 1832 un rapport de l'inspecteur constate l'insuffisance de la classe: 90 enfants alors qu'il y a à peine de la place pour 70 ! Il faudrait un autre local, les élus ne marquent aucun intérêt pour ce problème.


1835 Vote de 42 F pour acheter deux tables et deux bancs, un poêle en fonte, un crucifix et trois étagères.

1842 Renouvellement du bail de l'école malgré les remontrances régulières de l'administration académique.

1845 L'Instituteur constate que sur les 130 enfants, seule une petite centaine vont à l'école, les autres travaillent dans les fabriques de Mouy.

1849 L'instituteur privé démissionne; un concours aura lieu pour en avoir un nouveau, il sera en même temps secrétaire de mairie. Il est prévu 400 F de traitement, à charge pour le maître de payer un sous-maître s'il en veut un.

1851 Alors que l'instituteur libre de Bury ne peut plus réunir les deux sexes dans la même école : pétition des habitants de Saint-Claude : leurs enfants devaient faire 5 km (aller et retour) pour se rendre à l'école; il en faut une au hameau. Deux conseillers appuient la pétition , la majorité refuse: la distance n'est pas assez grande.


1852 Après vote (8 pour, 4 contre) le maire achète à l'ancien meunier Jérôme une maison place du Jorlin (6000 F) pour en faire une école de garçons avec mairie; Il y a urgence :140 enfants fréquentent l'école. L'ancienne servira aux filles. Notons que l'ancienne école est installée au rez-de-chaussée du presbytère.

1865 Construction d'une école à Mérard (8900 F) architecte Ricard (Creil), dans le même temps on rehausse l'école des garçons de Bury pour installer une grande classe à l'étage.

1868 Le Conseil Municipal refuse une augmentation de la rétribution scolaire (élèves gratuits) au profit "des Chefs des quatre écoles" : on à fait assez de sacrifices pour l'école sans en ajouter. D'ailleurs ils reçoivent 400 F par an; rejet par l'administration, le Conseil municipal doit appliquer la décision gouvernementale.

1870 Le maire offre un immeuble "fort convenable" pour Installer une école à Saint-Claude distant de 4 km du chef-lieu.


1876 L'ancien maire Kiggen, vend à la commune le mobilier de l'école de Saint-Claude qui était sa propriété personnelle puis abandonne le produit de la vente (350 F) au Bureau de bienfaisance; toutefois il cesse de prêter sa maison pour accueillir l'école, la commune cherche une autre maison. On apprend que l'école accueille 77 enfants de Saint-Claude, mais aussi de Saint-Epin (439 habitants).

1877 Achat d'une maison ( 5700 F) puis appropriation en école et logement (8300 F), architecte Sauvel (Clermont).

1878 Pour établir une école mixte à Bury-Saint-Claude, Grande Rue, achat (2545 F) d'une maison ainsi décrite ; " composée d'une cuisine, d'une chambre et d'une boutique, grenier au-dessus avec lucarne, le tout construit en pierre et moellons et couvert en tuiles "; elle appartient à Marcel Languillon " ancien tisserand en mérinos ".Il s'agit donc de la maison d'un tisserand à domicile;

1879 Vote de 150 F de supplément à Mme Leroux, directrice de la " classe-asile " actuellement rattachée à la classe des garçons.

1880 L'instituteur est débordé; dans les deux classes, dont celle tenue par sa femme sans diplôme, il y a 132 garçons de 4 a 12 ans. Un adjoint devient nécessaire; il arrivera en 1881, A cette date Bury compte 232 enfants scolarisés, Saint-Claude 58 et Mérard 43.

1880 On prélève 327 F de la " rente de Mérard " pour créer une bibliothèque populaire à Mérard et Saint-Claude. On crée un poste d'institutrice adjointe à Bury (101 filles).


1882 Pour les 147 garçons deux postes d'adjoints sont nécessaires; on en supprimera un quand l'école maternelle en projet sera réalisée (à l'angle de la route et du chemin du cimetière).

1883 Nouvelle municipalité, le nouveau maire s'oppose à la dépense de 10.000 F indispensable pour l'école maternelle : vote, on arrête le projet par 8 voix contre 5 et 3 bulletins blancs.
Souscription pour un bataillon scolaire, achat de fusils, on y consacre 450 F à Bury, 100 F a Bury-Saint-Claude et 97 F à Mérard.


1886 Agrandissement des deux écoles de Bury : 5100 F, Laillet architecte (Amiens).
 

1891 Une Indemnité de résidence de 50 F aux enseignants. En 1898 il y a deux adjoints aux garçons.

1898 Il faut une chambre pour chacun des deux adjoints; on les fera dans le grenier. Comment y accéder, il n'y a qu'une trappe ?  le CM doit se résoudre a construire chambres plus cabinet et salle commune sur le côté du bâtiment.

1899 On accorde 50 F à l'instituteur pour un cours d'adultes durant deux mois d'hiver.
Le conseiller Dourien propose la gratuité des fournitures scolaires pour tous les élèves; formule utilisée : 5 F par élève. Les enseignants achètent et la commune rembourse. Sur la lancée, et pour faire des économies, on supprime la distribution des prix.
La décision est obtenue par 9 oui et 6 non (le maire, Pillon, est parmi les opposants à cette mesure).
 

1902 La route étant très " passante " on installe des grilles au long de la cour de l'école de Mérard.

1904-1906 Gros dossiers liés à l'école privée de filles des Filatures de Saint-Epin (école Sainte-Marguerite, prénom de la fille de Poiret); il y a aussi une école privée pour garçons. Nous avons là, un cas d'école : la conséquence d'une implantation industrielle inscrite dans un contexte externe au milieu d'accueil.
Ce dernier a, jusque là, fait l'économie de l'accueil des enfants scolarisables; l'entreprise, ignorante de l'organisation spatiale locale, avait construit les logements du personnel au plus près puis ajouté tous les équipements élémentaires (commerces et école).
Cette école, suite aux lois sur la séparation, va être fermée, elle reçoit 47 filles plus 51 enfants en classe maternelle. Le CM ne voit pas pourquoi il devrait ouvrir une Maternelle pour les petits et rappelle que " la Maison Poiret est située sur Balagny "; le Maire de Balaqny, lui, ne voit pas pourquoi il recevrait des enfants résidant à Saint-Epin, c'est-à dire sur le territoire de Bury. En 1904 les maires demandent un sursis pour résoudre le problème, l'école privée continuera à fonctionner en attendant.

En 1906 on s'attaque au problème. Il faut distinguer les enfants scolarisés aux écoles privées de Saint-Epin selon leur résidence officielle, leur sexe et âge (les petits); puis il faut constater le nombre d'enfants accueillis dans les écoles publiques de Balagny et Bury puis ce qui reste de capacité d'accueil.

 

 

 

 St-Epin

 Effectif

 Balagny

 Réside

Balagny

Accueille

Balagny 

Capacité

 Bury

 Réside

 Bury

 Accueille

Bury

 Capacité

 Garçons

 80  37

 

24 

56 

113 

35 

 Filles

73 27 

36 

37

46 

42 

30 

 Petits

82

31 

37 

31

51

37 

0

Les possibilités d'accueil de Balagny sont suffisantes; l'école de garçons est à classe unique mais la surface pour une deuxième classe existe. Il faudra nommer un adjoint. Les 3 classes (dont une enfantine) de l'école de filles offrent 162 m2 de surface et pourrait doubler leur capacité d'accueil. " La difficulté est beaucoup plus grande pour la commune de Bury " : les capacités d'accueil retenues (35 aux garçons et 30 aux filles) sont déjà excessives, surtout si on considère la médiocrité actuelle de ces classes; on peut imaginer d'envoyer, en plus, quelques filles sur Bury.
Pour les petits aucune solution; la commune veut bien établir une classe enfantine au chef-lieu mais ne trouve pas de site pour l'installer. D'ailleurs ces petits enfants de Saint-Epin auraient à parcourir 2 km pour se rendre à l'école. Alors peut-être serait-il opportun de tolérer le maintien provisoire d'une garderie tenue par une religieuse à Saint-Epin " mais encore le maintien " de une ou deux autres religieuses pour les services de l'économat de l'établissement. Si des " raisons d'ordre général " conduisent à refuser le maintien de ce groupe de religieuses , Il faut prévoir l'accueil des petits mais aussi la fermeture de l'école privée de garçons, donc leur transfert sur les écoles de garçons de Bury et Balagny.

1908 L'architecte Bordez fait remplacer le carrelage des deux classes de garçons, au premier, par un parquet de chêne (890F); en 1910 on remplace 41 tables à 2 places pour 1.000 F.

1915 Deux pétitions de parents (255 signatures) : par deux fois de jeunes enfants, échappant à la surveillance de leur grand-mère, se sont noyés dans le Thérain; une classe enfantine est indispensable. Le CM refuse et L'IM explique ce refus : Bury a déjà en charge 6 classes de 4 à 12 ans (voire 14 ans) plus les hameaux.

1922 Achat de la propriété Pillon (deux lames de parquet avec maison pour 855 m2), rue Mme Pillon-Crouzer, face à la place; ceci pour l'établissement du groupe scolaire prévu; le logement pourrait être utilisé comme bureau de poste.

Cambronne Les Clermont

le 26 Août 1942

Monsieur le Préfet,
Les membres du Conseil municipal de Cambronne qui se sont réunis le 22 du présent mois pour la réinstallation du Maire et l'installation de l'Adjoint, m'ont prié de vous écrire relativement à la construction de la maison commune de Cambronne.
 Notre désir serait de pouvoir vendre, vers les derniers jours de décembre les terrains nécessaires pour réaliser les fonds et adjuger les travaux de construction fin de Mars 1844 au plus tard.
 La maison qui a toujours servi depuis près de 40 ans de maison d'école se trouve par trop petite (vous pouvez en juger 36 m2 pour plus de 70 écoliers).
 L'éducation morale et scientifique souffre de cet état de choses les inspecteurs crient toutes les fois qu'ils nous viennent visiter. L'instituteur malgré son zèle ne peut surveiller tant d'enfants entassés pêle-mêle, ni encore moins donner l'instruction qu'exige le mouvement du siècle présent...                      

Taffier, Maire

1846 Adjucation des travaux 6.114 F pour école. 660 F pour latrines et bûcher.

1847 Lettre pour demande d'aide pour les travaux supplémentaires, à savoir : 1 étage coût 13.000 F.

Remarque du Sous-préfet :

"c'est plus du double..."

1848 Montant total de la dépense 14.054 F.

1852 Réception des travaux école et mairie. Faute du versement de 800 F de l'état, le Maire est sans le sou et ne peut payer, le curé, le garde-champêtre et le cantonnier

1853 Il reste encore 300 F à recevoir (Mai).
 Le solde est enfin versé.(Décembre).

1863 Décision d'acquérir une armoire bibliothèque pour créer une bibliothèque scolaire.
La caisse de livres venant du Ministère de l'Instruction Publique destinée à la bibliothèque est livrée à Cambronne les Ribécourt...

1869 Le Conseil municipal du 30 Octobre déclare faire choix d'une institutrice laïque pour la direction de la nouvelle école des filles. Son traitement annuel est fixé à 750 F.

1873 Ainsi, on voit à Cambronne, dans l'un des lieux les plus fréquentés, les plus variés, à l'exception du sud-est une construction moderne à double étage surélevée de quatre marches, renfermant :

1°) une école primaire pour les enfants des deux sexes de toute la commune, salle pour les garçons, salle pour les filles,
2°) salle de mairie avec dépendances suffisantes,
3°) et habitation pour l'instituteur.

On y voit en outre sur le derrière tous les accessoires de ces divers emplois, plus une porte à l'usage de l'instituteur pour faire son service particulier à l'église.

1874 Le 28 Mars le Conseil municipal regrette de ne pouvoir acquérir une maison pour y installer l'école des filles attendu que par la suite d'événements de la guerre de 1870 la commune a fait de grands sacrifices et se trouve surchargée d'impôts pour quelques années. Par ailleurs la population tend plutôt à diminuer.

1879 L'Évêché de Beauvais accepte de céder une parcelle de terrain dépendant du jardin du presbytère pour servir à l'agrandissement de la maison d'école, moyennant le prix de 1.500 F pour ares.

1883 La population est de 558 habitants. Les enfants fréquentant l'école sont environ 80. Le Conseil municipal achète un nouveau mobilier scolaire.
M. J. Rebours, menuisier à Bornel a fourni 40 tables à 2 places, en chêne et sapin à 27,50 F la table. L'aide de l'État s'est élevée à 450 F pour une dépense de 1.100 F. Les tables sont conformes aux modèles présentés par l'arrêté ministériel du 17 juin 1880.

1894 Transformation en deux classes mixtes, de l'école spéciale de garçons et de l'école spéciale de filles.
L'enseignement de l'école d'une part à l'instituteur pour la deuxième année du cours élémentaire, le cours moyen et le cours supérieur, d'autre part à l'institutrice pour le cours préparatoire et la première année du cours élémentaire.
Dans la délibération du Conseil Municipal du 18 février il est dit que cette transformation sera facile à opérer attendu que le maître et maîtresse sont mariés ensemble.

1930 Réfection de la couverture Mairie-Ecole. 16.788 F de travaux sont exécutés par M. Dambreville Paul de Clermont. La dépense sera imputée sur les titres de dommages de guerre.
Les sols sont carrelés en carreaux céramiques de 0,14 x 0,14 de couleur jaune. Ils sont non vitrifiés et sont achetés à l'usine de Pont Ste Maxence. Le montant des travaux s'élève à 7.850 F, et 6.988 F seront imputés sur dommages de guerre. C'est l'entreprise Dumast Camille de Clermont qui a exécuté le travail.

Heilles

1847 Michel Victor Millière, avocat, ancien notaire, demeurant au château de Morlnval cède à M. Watigny, maire de Heilles 25 ares de terre lieudit la Baraque pour 1.225 F. Cette pièce jouxte la maison d'école.

1872 Il y a un projet de reconstruction du logement de l'instituteur qui ferait l'objet d'une vente d'arbres pour payer la dépense.

1873 L'Instituteur vient de Lattainville, où il exerçait la même profession.

1875 On réalise la construction d'un logement pour l'instituteur, d'une salle de classe, et d'une mairie pour 13.798 F. Les travaux sont confiés à Charles Jules Ledoux maître maçon à Mouy.

1876 Le Conseil municipal reconnaît à l'unanimité l'urgence d'exécuter des travaux dans la cour de la nouvelle maison d 'école tel que : hangar, latrines à l'usage des enfants de: sexes, murs de clôture Montant ; 1.590 F. Les travaux seront réalisés par Charles Ledoux.

1880 La gratuité absolue est appliquée.

1881 Création d'une école de filles dans une maison louée à M. Masson (le bail est signé jusqu'en 1884). Il y a 30 filles en âge de fréquenter l'école dans une population qui est de 413 habitants.

1882 Achat d'un poêle pour la classe des garçons.

1883 L'achat de 616 F de mobilier pour la classe des filles bénéficie d'un secours de 200 F (subvention).

Le Conseil Municipal a l'intention de bâtir une école de fille sur l'emplacement du cimetière de l'époque. Le projet sera abandonné.

1890 M, Pommant Lesage s'engage à fournir des tables à 24,90 F l'unité pour les deux classes de Heilles.

Hondainville

1831 Plans pour la construction d'une maison école. La maison école (14 m 30 x 7,80 m) comprend au rez-de-chaussée un vestibule central de 1 m 15 de large avec un escalier de grenier en bout.

A droite la salle de classe :(6,50 x 6,80). A gauche une cuisine (3,73 x 4,55), une chambre (2,92 x 4,55).

En sous-sol une cave

(6,45 x 3,57). A l'étage le grenier.

1837 Le coût de construction s'est élevé à 4.990 F.

1842 Le 26 Décembre il a été procédé à l'adjucation dans la construction d'un mur de clôture au jardin de l'école. Il a été procédé à l'adjucation au rabais et à l'extinction des feux de 27 m de longueur sur 3 m de hauteur formant une superficie de 81 m compris fondation et chaperon en pierres plates, 50 cm d'épaisseur en bons moellons coins et chaînes à 6 m de distance en pierre de taille de Mérard, construit en bon mortier d'argile et enduit des deux faces à moellons parans en bon mortier de chaux et sable.

Estimation ; 3 F le mètre. Ensemble : 243 F. Après plusieurs feux de rabais, les feux se sont éteints sur le dernier rabais mis par le sieur Arcillon Alexandre, Auguste, maître-maçon à Angy pour la somme de 235 F.

 

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